Les news de la semaine : Show me the money!

Bon, Spider-Man n’aura pas été orphelin très longtemps finalement, puisque Sony et Marvel ont finalement réussi à trouver un accord! Et pour fêter ça, on nous annonce même la date de sortie de Spider-Man 3, qui est prévu le 16 juillet 2021! On apprend aussi que Tom Holland apparaîtra dans un autre film Marvel Studios, il pourra donc continuer à jouer le rôle du remplaçant de Tony Stark. Dommage, j’aimais bien l’idée de Night Monkey ^^Et Kevin Feige lâche une petite bombe qui a son importance :  « Il se trouve qu’il est le seul héros doté du super-pouvoir de traverser les univers cinématographiques, et alors que Sony continue de développer son propre Spidey-verse, vous ne savez jamais ce que l’avenir peut réserver. » (Source : Les Toiles Héroïques)

Il s’agit bien évidemment d’une histoire de pognon, puisque Sony a accepté le deal permettant à Marvel de mettre 25% de la somme pour la production du film, et de récupérer 25% des recettes. Auparavant, Marvel ne récupérait que 5%, et au vu du record obtenu par Spider-Man : Far from Home qui a dépassé le milliard (ce qui doit quand même pas mal au fait que Spidey ait joué dans la cour des Avengers), il était normal qu’ils obtiennent davantage. Bon, en tout cas, si les dires de Feige sont paroles d’évangile, on pourrait bien avoir un super-univers partagé entre Marvel et Sony, et ça ce serait énorme!!!

 

Le Ghost Rider de Marvel était sans conteste l’un des projets les plus attendus de la branche TV du MCU ! Apparu initialement dans la saison 4 de Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D., ce Ghost Rider pilotant une voiture avait fait son petit effet, grâce à un Gabriel Luna très investi dans le rôle. Il est clairement l’un des meilleurs apports de cette (trop) longue série, et voir un spin-off lui être dédié était une très belle consécration. Mais c’est sans compter sur les éternels différents créatifs, qui ont donc tué dans l’oeuf cette possibilité d’émancipation du personnage de Robbie Reyes. Le show devait fonctionner de pair avec Hellstrom, qui est quant à lui toujours maintenu. Ce qui est finalement assez curieux, vu que les 2 séries devaient interagir sous la bannière Adventure into Fear… C’est donc une bien triste nouvelle…

 

D’un autre côté, on a Sony qui dévoile un nouveau projet de film assez étonnant, puisqu’il sera centré sur… Madame Web!!! Comme quoi, à l’époque où on entendait parler d’un film consacré à Tante May, on était pas si loin du compte! Madame Web est une vénérable vieille dame, coincée dans un fauteuil et aveugle, qui a la particularité de prévoir l’avenir grâce à ses dons médiumniques. Fait intéressant, Cassandra Webb est une Mutante dans les comics… Si on peut se demander quel est l’intérêt d’un film consacré à ce personnage, il se pourrait qu’elle n’en soit que le pivot central et que cela amène quelques spider-héros supplémentaires dans la galaxie Sony! A suivre donc…

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

Rambo : Last Blood (Adrian Grunberg, 2019)

11 ans après l’impressionnant John Rambo qui devait conclure la saga, Sylvester Stallone nous offre un ultime chapitre consacré au vétéran du Vietnam. John Rambo vit dans son ranch familial en Arizona, aux côtés d’une amie de son père et de Gabrielle, la fille dont elle s’occupe. Il mène une vie tranquille et retirée, passant ses journées à dresser des chevaux et à s’occuper de la ferme. On le retrouve pourtant dès la scène d’ouverture (impressionnante) en train de sauver des gens pris dans une tempête, et on sent les relents du Vietnam qui viennent parasiter le vétéran. Comme s’il tentait encore aujourd’hui de sauver ses frères d’armes qu’il n’avait pas pu secourir à l’époque…

John Rambo est un homme rongé par la guerre et la culpabilité, qui tente d’avancer sous le poids de ses fantômes et démons. Sous la carcasse vieillissante, la colère bouillonne constamment, et il s’oblige à prendre des médicaments pour calmer ce feu. Au fil de ses missions, John a compris qu’il était une machine faite pour la guerre, et qu’il aura toujours du mal à trouver sa place dans un monde calme. Mais même dans son ranch reculé, la paix ne va pas durer… Lorsque Gabrielle décide d’aller voir son père dont elle a retrouvé la trace, elle va aller au-devant de terribles problèmes… Repérée par un membre de cartel, elle va être kidnappée afin d’être vendue comme esclave sexuelle.

John va sortir de sa retraite pour lui venir en aide, et on va dès lors assister à un vigilante movie en mode très agressif. Si les têtes qui explosaient dans John Rambo avaient de quoi choquer, Stallone garde le cap et reste dans une violence tout aussi percutante. Quand on voit un homme se faire briser les os à mains nues, ça impressionne forcément! Ce qui est très immersif, c’est la tragique situation que va vivre Gabrielle, car Adrian Grunberg va mettre en lumière le trafic sexuel existant entre le Mexique et les Etats-Unis. Une réalité atroce et sacrément glauque, et le film ne cherche en rien à l’édulcorer. Tout comme la situation en Birmanie présentée dans l’opus précédent, on assiste à des scènes choquantes dans lesquelles les victimes morflent sérieusement, et ça ne laisse clairement pas indifférent.

Avec ce thème de la prostitution, cet épisode met en lumière un problème social réel et ancré dans le pays. 37 ans après le mythique Rambo, Stallone va refaire la guerre sur le sol américain, et pour une cause très personnelle. Après un périple au Mexique où il exerce sa vengeance, il revient dans son ranch pour préparer les représailles du cartel. Si la violence est extrême et que l’on comprend aisément les raisons qui poussent John à laisser libre cours à ses pulsions meurtrières, on se dit tout de même que le film est très court! Il dure 1h29, et on se sent un peu frustré lors de certaines scènes, car il y a des passages qui sont traités par ellipses ou des instants où on se dit qu’il aurait pu prendre son temps avant de tuer des ennemis blessés. Après tout, ce sont de vraies ordures qu’il a face à lui. Rambo : Last Blood se place dans la lignée des vigilante movies tels Un Justicier dans la VilleL’Ange de la Vengeance, Vigilante – Justice sans Sommation ou encore Taken.

C’est là que se pose le problème du racisme reproché au film. Si le personnage s’en prend à un cartel mexicain, cela ne signifie pas pour autant que tous les Mexicains sont catalogués comme des criminels. C’est un peu comme si on reprochait à John Wick de maltraiter l’image des Russes ou à Taken de dire que tous les Albanais sont horribles. Dans ces films, on cible des gangs, des mafias, des cartels, et la nationalité de ces associations non caritatives ne rejaillit pas sur l’ensemble des Russes, Albanais ou autres. Ces raccourcis très faciles permettent de jeter davantage d’huile sur le feu, et comme Rambo : Last Blood a déjà été éreinté par la critique, autant encore le descendre davantage…

Mais pour ma part, ce film constitue un épisode plaisant, qui va loin dans la violence et dans son mode Punisher, et qui permet de retrouver une figure iconique certes fragilisée, mais après tout, John Rambo fonctionne en mode dépressif depuis bien longtemps… Stallone confère au personnage une aura touchante, et son attitude protectrice envers sa fille adoptive lui donne une vraie humanité. Son coeur balance toujours entre ses vieux démons et sa volonté de protéger cette innocence, et il en a les moyens. L’homme rompu à l’art de la mort est celui qui est le mieux placé pour offrir un monde de paix à la jeune femme, et il va user de ses talents sanguinaires pour la sortir des griffes du cartel. Adrian Grunberg signe un film bien bourrin, qui semble sorti d’une autre époque, et on se retrouve dans un actioner typé 80’s avec des vilains certes caricaturaux, mais qui méritent franchement de mourir! Et Rambo ne va pas se priver…

Le film ne parvient pas à retrouver la force de John Rambo, mais il navigue dans des eaux différentes, loin du film de guerre et beaucoup plus personnel. C’est à voir comme une curiosité dans la saga, et à prendre comme une ultime aventure qui paraît bien déconnectée des précédentes, mais qui creuse davantage dans la réalité du vétéran…

Publié dans 2010's, Cinéma | Laisser un commentaire

Le clip de la semaine : Coffer

Le réalisateur d’Annabelle 2 : la Création du Mal et Shazam! nous avait livré son premier long métrage avec Dans le Noir, qui était une extension de son très bon court Lights out. On doit encore à David F. Sandberg une poignée de courts métrages, dont ce Coffer, qui met à nouveau en scène Lotta Losten, qui n’est autre que sa femme. Un court très court mais qui fonctionne plutôt bien!

 

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Les news de la semaine : Monkey Tonk Man

Ceux qui ont vu Spider-Man : Far from Home ont fait connaissance avec le Night Monkey ^^ Et voici que pour la sortie en Blu-Ray du film, Sony se fend d’une amusante bande-annonce reprenant le concept comme s’il s’agissait d’un nouveau super-héros! Le principe est plutôt cool, et qui sait, avec le bordel des droits concernant l’utilisation de Spidey dans le MCU, le Night Monkey pourrait être une belle alternative! ^^

 

Watchmen, c’est pour bientôt, et HBO se fend d’une nouvelle affiche rappelant la colorisation du comics d’origine. Ca sort le 20 octobre aux USA, et ça pourrait bien secouer le petit monde télévisuel super-héroïque!

J’ai regardé le 1er épisode de American Horror Story 1984, et franchement si vous êtes fan de slasher, vous risquez bien de vous régaler avec cette saison! On retrouve le camp d’été au bord du lac à la Crystal Lake, l’hôpital psy à la Halloween, les moniteurs décérébrés de tous les slashers, et il y a un bon humour sous la ceinture et quelques clichés bien fun, comme l’accro à l’aérobic avec sa pornstache! ^^ Franchement, ce 1er épisode est vraiment bon, bien gore en plus, et j’espère que la qualité restera au rendez-vous les prochaines semaines!

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

Ad Astra (James Gray, 2019)

On connaît James Gray pour ses polars mafieux (Little Odessa, The Yards, La Nuit nous appartient), et il entreprend aujourd’hui un voyage aux confins de l’univers, lors duquel il va malmener Brad Pitt. Roy McBride est un astronaute chevronné, fils du plus grand explorateur spatial, Clifford McBride, lequel avait disparu 30 ans plus tôt au cours d’une mission qui l’envoyait vers Neptune. Mais lorsque des surcharges électriques proviennent du fin fond de l’espace, il se pourrait bien que la cause en soit la navette Lima, dans laquelle avait embarqué le père.

James Gray s’est toujours intéressé aux tourment de ses protagonistes, et il aime explorer les affres psychologiques secouant les êtres (son Two Lovers en est encore un exemple). Quand Roy McBride est appelé pour une mission destinée à comprendre ce qui est arrivé à Lima, cela va forcément éveiller en lui des sentiments enfouis et paradoxaux vis-à-vis de son père. L’exploration spatiale va aller de pair avec une exploration de sa psyché, et nous sommes conviés à un double voyage. Si cette trame est alléchante en soi, son traitement n’est pourtant pas des plus heureux… James Gray va nous balader dans l’espace en mode dépressif, en prenant ce voyage stellaire pour un simple prétexte. Il s’intéresse davantage aux répercussions psychologiques de cette recherche du père, qu’à l’immense odyssée qui attend Roy. Du coup, le voyage se fait en mode éthéré, dans une atmosphère presque désincarnée et paradoxalement froide.

Cela fait finalement aussi partie de ses plans, puisque Roy est un professionnel capable de conserver son calme et sa lucidité à chaque instant, même dans les moments les plus dangereux. A ce titre, la scène d’ouverture s’avère puissante et visuellement étourdissante. Mais passée cette intro, le film va sembler se détacher de plus en plus des événements extérieurs, pour constituer une sorte de voyage onirique détaché. Un choix qui n’est pas des plus heureux, car on se sent de moins en moins concerné par ce qui arrive à Roy… Et car cette incroyable mission va devenir de plus en plus ennuyeuse… On pourrait effectuer la comparaison avec Gravity, dont le personnage principal avait un background sacrément tragique, et qui était obligé de faire face à des événements qui allaient le transformer. Dans le film d’Alfonso Cuaron, on ressentait totalement à quel point le personnage était pris dans la tourmente des éléments, et il y avait une vraie mise en place émotionnelle face à la puissance de l’espace! Ici, Roy aurait pu effectuer le voyage sur terre en traversant l’Amérique, le constat aurait été le même…

Pour ne rien arranger, le film se permet des raccourcis et des aberrations scénaristiques assez gênantes, comme cette facilité incompréhensible avec laquelle Roy peut se faufiler dans une navette en phase de décollage… Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres qui démontre à quel point la crédibilité de l’ensemble est vacillante… Et qui démontre surtout que James Gray ne s’intéresse finalement pas au réalisme de ce voyage dans l’espace. Brad Pitt est bon dans son rôle introspectif, et on peut comprendre sa position face à ce père absent qui a pourtant pesé lourdement sur sa vie et sa carrière. Liv Tyler a un rôle très en retrait, et Tommy Lee Jones est une figure archétypale comme on en a déjà vu des centaines au cinéma… Ad Astra se présente comme une aventure aux confins de l’univers, mais n’est au final qu’un prétexte à une étude psychanalytique effectuée sur un personnage à la dérive. Et le pire, c’est que cette exploration est bien trop froide et déprimante pour convaincre. Restent une belle photographie et quelques beaux effets visuels, comme avec les reflets sur les casques… Alors OK, les 2 dernières minutes permettent enfin de ressentir de l’émotion, mais les 2h02 précédentes sont un bien trop long voyage pour arriver à cette finalité…

Publié dans 2010's, Cinéma | Laisser un commentaire