X-Men Hors Série 2: Deadpool le Canard

Depuis sa création, Deadpool a été un personnage privilégié pour les expérimentations comiques. Alors quand quelqu’un décide de créer un mashup entre lui et Howard le Canard, il ne faut même pas s’étonner! Stuart Moore a donc la tâche de rédiger une aventure loufoque qui voit Wade et Howard fusionner suite à la destruction d’un téléporteur, ce qui mélange malencontreusement les 2 héros! Ils vont devoir coexister dans le corps d’Howard, qui est revêtu du costume rouge et noir de Deadpool. Ce point de départ, même s’il est plutôt fun, semblait au final n’être rien de plus qu’un nouveau délire scénaristique.

Et ce récit en 5 parties ne révolutionnera donc finalement pas l’industrie des comics, même s’il se lit agréablement. La partie la plus intéressante est la composition graphique de Jacopo Camagni, l’artiste italien nous offrant des planches très dynamiques et relativement riches (on avait déjà pu le voir à l’oeuvre sur le sympathique Hawkeye vs Deadpool: Balles masquées). Il rehausse sans conteste un récit qui lui reste relativement classique et qui ne prend pas de risques. Deadpool et Howard vont devoir affronter Rocket, qui revient de l’espace avec une forme très prononcée de rage! La trame principale du scénario sera donc de sauver le Gardien de la Galaxie de cette maladie, avec intervention du S.H.I.E.L.D., destruction de labos Roxxon, et visite d’une station spatiale.

Rien de bien fou finalement, jusqu’à une dernière partie qui convoque un ennemi commun de Wade et Howard, le (pas si) terrible Docteur Bong! Ca rappelle les belles heures du run de Joe Kelly et Ed McGuiness, et ça fait bien plaisir de retrouver ce bon vieux frappadingue de Lester, bad guy de 8ème zone par excellence, avec son casque en forme de cloche! A réserver donc aux fans de Wade, en attendant le prochain Deadpool Hors Série, qui le verra affronter le Punisher!!!

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Les news de la semaine: X-23!!!

Vous vous rappelez de la jeune Laura dans Logan? Mais oui, impossible d’oublier la superbe prestation de la jeune Dafne Keen, qui volait presque la vedette à Hugh Jackman dans cette version futuriste des aventures de Wolverine! Le personnage avait conquis les spectateurs et la critique, et un spin-off centré sur elle semblait tout à fait envisageable! Les choses se précisent aujourd’hui, puisque James Mangold confirme plancher sur ce projet! On apprend en plus que Craig Kyle, le scénariste de comics et co-créateur du personnage d’X-23 (Laura Kinney donc), travaille avec Mangold sur une ébauche de scénario. Pour rappel, X-23 a été créée dans le dessin animé X-Men Evolution par Kyle et Christopher Yost, qui ont tous 2 participé au scénario de Thor: Ragnarok, tiens! ^^

 

On en rigolait bien à l’époque (voir cet excellent court), mais la célèbre Dora l’Exploratrice aura bel et bien droit à son film en live-action! Et c’est Michael Bay qui assurera la prod, rien que ça!!! Autant dire que l’on attend une variation très orientée Tomb Raider finalement, ce qui est relativement opportuniste au vu de l’arrivée du film de Roar Uthaug centré sur la belle Lara Croft!

 

Ruben Fleischer (Bienvenue à Zombieland, 30 Minutes maximum, Gangster Squad) a entamé le tournage de son prochain film, Venom! Une photo prise sur le vif montre une ambiance plutôt détendue, pour un film qui devrait être violent. On parle quand même du Symbiote, le fameux costume noir de Spider-Man, et Tom Hardy en Eddie Brock, ça devrait vraiment le faire! Les rumeurs parlent d’une adaptation de l’arc Lethal Protector, ce qui justifierait l’absence de Spidey, puisque Venom serait alors dans le camp des gentils. Niveau casting, on a aussi Jenny Slate (Mary), Michelle Williams (Dawson) et Riz Ahmed (Rogue One: a Star Wars Story).

 

L’attente touche à sa fin, avec un débarquement prévu le 17 novembre pour The Punisher (enfin!). Le temps d’admirer quelques photos nous présentant Frank Castle, Karen Page ou encore Micro.

 

Et on termine par une excellente nouvelle, celle d’un retour de choix dans la saison 3 de Daredevil! Wilson Fisk sera bel et bien présent, toujours sous les traits du génial Vincent d’Onofrio! Il est clairement le bad guy le plus emblématique du MCU, et avec son retour, on se dirige de plus en plus vers l’arc Born again!

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Mindhunter saison 1 (2017)

Si Joe Penhall n’est pas spécialement connu (il a notamment rédigé le script de La Route), cela devrait logiquement évoluer suite à la diffusion de sa série Mindhunter, qui est à la fois un succès critique et public. Prenant place à la fin des années 70, elle raconte le quotidien de 2 agents du FBI travaillant au sein du département des sciences comportementales, et qui vont être à l’origine d’une étude innovante sur le comportement des auteurs de crimes violents. Basé sur le livre Mindhunter: dans la Tête d’un Profileur de Mark Olshaker et John E. Douglas, ce show en 10 épisodes va raconter la naissance du profilage et de la classification des tueurs, avec notamment l’apparition du terme de tueur en série.

Mindhunter nous présente Holden Ford et Bill Tench, le premier étant inspiré de l’agent John E. Douglas (qui a rédigé le bouquin cité plus haut), le second étant une transposition de l’agent Robert Ressler. Bill Tench gère les sciences comportementales, et va demander à Holden Ford de l’aider avec ses formations à travers le pays. C’est en travaillant ensemble que l’idée d’une sorte de cartographie des meurtriers commence à poindre… Si la série parle de tueurs psychopathes, elle reste relativement sobre visuellement, et on n’assistera pas aux crimes commis. L’intérêt de Mindhunter réside dans le fait de capturer ce qui se passe dans la tête de ces tueurs, en cherchant un sens, des raisons à leurs actes barbares. C’est pour cela que Ford et Tench vont entamer des interviews avec ces auteurs de crimes violents.

Un des personnages qui ressort vraiment de la série, c’est sans conteste Ed Kemper. Ce géant (2,06 m et 160 kilos) semble paradoxalement très doux, et l’acteur qui l’incarne possède à la fois le physique et le talent qui en font un double parfait. Cameron Britton (Stitchers) est à la fois flippant et intéressant, et on a envie de continuer à écouter ce personnage raconter sa vie. La vie d’Ed Kemper a été difficile, et entendre la version d’un tueur en série est très particulier. Cela n’excuse en rien les actes commis, mais donne une vision plus précise des raisons qui l’ont poussé à agir de cette manière. La performance de Cameron Britton est franchement impressionnante, surtout quand on la compare avec des extraits des vraies interviews de Kemper!

Jonathan Groff (Glee) campe l’agent Holden Ford avec un mélange de détermination et de fascination pour ces figures du mal, qui en fait un personnage complexe. Holt McCallany (Fight ClubDu Plomb dans la Tête, Jack Reacher: never go back) joue un Bill Tench plus âgé et plus posé, qui ne comprend pas toujours l’entrain de Ford. Il garde une certaine distance avec les sujets qu’il étudie, tandis que Ford semble vouloir s’immiscer dans leur cerveau afin de mieux les comprendre. Les deux personnages offrent deux points de vue différents, ce qui va forcément générer des conflits entre eux. Une 3ème personne va arriver pour coordonner leurs recherches, il s’agit de Wendy Carr, une consultante externe. L’Australienne Anna Torv (The secret Life of us, Fringe) va elle aussi la jouer de manière bien complexe, et va être un élément très important dans le développement de ces recherches comportementales.

Mindhunter bénéficie d’une exposition importante grâce à l’implication de David Fincher, qui est producteur exécutif, et qui met en scène les 2 premiers et les 2 derniers épisodes. L’auteur de Seven est à l’aise dans le monde des tueurs en série, et ce show possède des similarités avec son Zodiac. On sent le très grand travail de recherche qui a permis de le créer, et à chaque épisode, on ressent le poids de tous ces dossiers qui ont été consultés. Si Mindhunter ne fait pas dans le glauque en visualisant les crimes, son atmosphère n’en est pas moins forte, car entendre des tueurs raconter leurs exploits met finalement aussi mal à l’aise. C’est dans cette confrontation constante entre deux figures de la justice et ces criminels que réside une grande partie de l’intérêt de cette série, car ce sont des passages obligés pour pouvoir constituer une ébauche d’étude sur la criminalité. Là encore, on voit un Holden Ford bien plus enthousiaste que son partenaire Bill Tench, toujours soucieux de conserver une distance de sécurité mentale avec ces tueurs.

Mindhunter apparaît déjà comme un classique du genre, ses 10 épisodes bénéficiant d’un solide traitement visuel (Fincher n’y est pas pour rien évidemment!), et offrant des axes de développement très intéressants pour sa seconde saison. La reconstitution des années 70 est excellente, et précise jusque dans les moindres détails! Cette plongée dans les prémices de la psychologie criminelle est intense et d’une très grande intelligence, et Joe Penhall joue avec cette fascination pour le mal, qu’il tente de capturer grâce à Holden et Ford.

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Le(s) clip(s) de la semaine: Bite Size Horror

Vous pensez qu’on ne peut pas vous faire flipper en 2 petites minutes? Fox TV s’est associé au groupe Mars pour produire de très courts métrages horrifiques, qui s’avèrent très réussis! En voici 4 parmi les 12 qui sont diffusés jusqu’à Halloween dans le cadre de ce Bite Size Horror!

 

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Thor: Ragnarok (Taika Waititi, 2017)

Marvel Studios a décidément le sens de la formule. A presque 10 ans de bons (et parfois moins bons) et loyaux services, la branche de Kevin Feige peut s’enorgueillir de faire partie des incontournables à Hollywood, avec un mélange d’action et d’humour qui est devenu instantanément sa marque de fabrique dès leur 1er film, Iron Man en 2008. Les Gardiens de la Galaxie ont poussé le concept bien plus loin encore, grâce au génie de James Gunn, et l’aspect absurde est lui aussi devenu partie intégrante de ce concept. Du coup, pour cette 3ème aventure du Dieu du Tonnerre, Marvel est allé chercher le Néo-Zélandais Taika Waititi, réalisateur de Vampires en toute Intimité. Son approche délirante a déjà été aperçue dans le Marvel Cinematic Universe avec 2 one-shot, les excellents Team Thor et Team Thor: Part 2. Du coup, on savait où on allait!

La franchise Thor n’est pas la plus solide du MCU, le 1er Thor étant un divertissement shaekspearien sympathique, Thor: le Monde des Ténèbres une séquelle se voulant plus dark mais ratant sa cible. Il fallait donc harmoniser tout ça et proposer un produit plus calibré, à savoir davantage à la sauce Gardiens de la Galaxie! C’est ce que le public apprécie, et ça marche même quand la recette sent le réchauffé (Les Gardiens de la Galaxie 2 par exemple). Du coup, l’humour est omniprésent dans ce Thor: Ragnarok, ce qui est sacrément paradoxal au vu du sujet, le Ragnarok donc, qui est la prophétie de la destruction d’Asgard! Qu’à cela ne tienne, les scénaristes Eric Pearson (scénariste sur 4 Marvel One-Shot et sur la mésestimée Agent Carter), Craig Kyle (scénariste sur de nombreux dessins animés Marvel)  et Christopher Yost (des dessins animés Marvel et Thor: le Monde des Ténèbres) vont parvenir à mélanger tout ça pour que ça soit digeste!

Le début m’a quand même fait flipper un peu, avec un trop-plein d’humour qui risquait d’atteindre rapidement le seuil critique. Il fallait un temps d’adaptation avant d’accepter ce ton railleur constant, et d’accepter également de revoir à la baisse l’installation d’une certaine dramaturgie. On est très loin du ton shakespearien de Kenneth Branagh, et on lorgne sans conteste du côté de James Gunn. Du coup, si l’on passe ce cap, on va commencer à apprécier le film pour ce qu’il est, une pochade rythmée, colorée et fun, qui s’avérera au final plus réussi que Les Gardiens de la Galaxie 2 dans le même genre. En fait, tout va aller de mieux en mieux à partir du moment où Thor se retrouve sur Sakaar, la planète du Grand Maître, et qu’il va se retrouver en mode Planète Hulk!

J’avais lu à plusieurs reprises que Waititi avait laissé beaucoup de champ libre à l’improvisation, et on sent que les acteurs se sont réellement pris au jeu. Chris Hemsworth est à la limite de la parodie avec son personnage, et nous gratifie de séquences franchement drôles. Tom Hiddleston est toujours aussi génial dans le rôle de ce fourbe de Loki, et ça fait bien plaisir de le revoir, depuis tout ce temps! Cate Blanchett campe une Hela convaincante, et le personnage s’avère très proche de celui des comics, en conservant en plus sa légendaire coiffe! Mark Ruffalo semble lui aussi en roue libre, et s’avère vraiment bon dans le rôle de Bruce Banner, et les interactions de son alter-ego avec Thor sont bien fun! Et que dire de Jeff Golblum, qui fait du très grand Jeff Golblum, en caractérisant le Grand Maître avec un mélange de classe et de fourberie savamment dosé! Il faut dire qu’il est le frère du Collectionneur, joué de manière bien perchée également par Benicio Del Toro dans Les Gardiens de la Galaxie!

On a un sacré casting, avec Tessa Thompson qui joue une Valkyrie étonnante, Karl Urban (la loi, c’est lui!) en Skurge, Anthony Hopkins en Odin, Idriss Elba en Heimdall, et d’autres encore. Ca n’était pas forcément évident de relier tout ce beau petit monde, mais les 3 scénaristes ont réussi à créer un récit qui se tient, et qui s’articule de manière fluide autour de ces personnages. On a évidemment un bémol concernant l’élan dramatique du film, puisqu’il est clairement orienté sur l’humour. Les Gardiens de la Galaxie parvenait lui à lier les 2 de manière bien plus subtile, mais en l’état, Thor: Ragnarok est une très bonne comédie cosmique! Son aspect 80’s assumé (c’est aussi un classique depuis Les Gardiens de la Galaxie), avec son univers coloré et sa musique électronique old school (merci Mark Mothersbaugh pour cette BO!), accentue encore la tonalité parodique et déjantée de l’ensemble, qui est un trip spatial lorgnant parfois également du côté de Star Wars. Il faut dire que la caractérisation des différents extraterrestres croisés sur Sakaar est elle aussi plutôt colorée!

On pourra toutefois reprocher à Taika Waititi un certain manque d’emphase lors de certaines scènes, notamment lors du combat d’Hela sur Asgard, qui est franchement pauvre visuellement. Mais comme la suite se veut bien plus fun, Waititi semble plus à l’aise, et il nous gratifie même d’un combat avec Thor qui dépote plutôt pas mal! Certaines idées sont mêmes étonnantes, et pour un film inoffensif, il y a quelques éléments de surprise bienvenus! Tout ça pour dire que Thor: Ragnarok n’est pas un film de guerriers sanguinaires, mais une oeuvre dans la lignée de ce que Marvel nous balance depuis ces dernières années, et on prend finalement pas mal de plaisir avec ces aventures de Thor et Hulk!

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