Le clip de la semaine: Steven Seagal aime le Mountain Dew!

Dans les années 80, les stars de l’action comme Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone étaient souvent courtisées par des agences publicitaires pour vanter les mérites de produits souvent très éloignés de ce qu’ils représentent. Les pires spots sont ceux tournés au Japon et qui vantent des nouilles ou des soupes, et dans lesquels on se dit que n’importe qui aurait pu tourner dedans! Mais l’agence américaine BBDO préfère utiliser les talents de ces personnages d’action afin de les détourner dans une de leur pub… Et c’est Steven Seagal qui s’y colle efficacement, prêt à tout pour boire son soda préféré!

 

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Un Justicier dans la Ville (Michael Winner, 1974)

C’est en 1974 que Michael Winner va imposer les bases du vigilante movie avec cette adaptation d’un roman de Brian Garfield mettant en scène un homme décidant de prendre les armes après l’agression de sa femme et de sa fille. Rôle emblématique dans la carrière de Charles Bronson, qui incarnera Paul Kersey dans pas moins de 5 films!

Un Justicier dans la Ville s’inscrit parfaitement dans la veine paranoïaque des années 70 avec sa flambée de violence, n’hésitant pas à aller à contre-courant d’une politique libérale pour pointer du doigt les lacunes du système judiciaire et l’augmentation de la délinquance. Le portrait dressé par Winner (et Garfield) est celui d’une société gangrenée par la drogue et la criminalité, allant jusqu’à atteindre des individus censés être à l’abri de ce genre de problèmes. Mais Paul Kersey va découvrir à ses dépens que la misère des bas-fonds peut avoir des répercussions sur sa propre existence, et celle de ses proches…


L’architecte soucieux de trouver des logements décents pour chaque catégorie de la population va se retrouver marqué à vie, et va voir ses penchants utopistes changer radicalement. Confronté à la mort de sa femme et au viol de sa fille, il va entamer une vendetta et se transformer peu à peu en l’opposé de ce qu’il était et représentait jusque-là. Il va découvrir que si la police ne peut découvrir les coupables, il peut très bien essayer de faire justice lui-même. La descente de Paul Kersey est entamée…

L’intelligence du film est de suivre la progression de Kersey avec beaucoup de réalisme, celui-ci ne décidant pas du jour au lendemain de mener une action radicale, mais étant amené presque malgré lui à devenir un justicier. Le premier meurtre le laisse dans un état lamentable, tant il est choqué par l’acte qu’il vient de commettre. Mais le premier sang a été versé, et Paul Kersey a franchi la limite, le retour en arrière est impossible. Il va passer petit à petit du bureaucrate consciencieux au vengeur solitaire, aidé par une mise en scène très sobre de Michael Winner qui ne tient pas à juger ses actes. On suit la métamorphose d’un homme meurtri, qui va trouver dans cette mission de justicier une raison de continuer à vivre. Il est intéressant de faire le parallèle avec le personnage du Punisher créé la même année par Gerry Conway, Ross Andru et John Romita, Sr., qui est inspiré directement de Paul Kersey!

Charles Bronson incarne cet anti-héros avec sobriété et force; Kersey n’est pas un surhomme, et apparaît plutôt comme un individu lambda. C’est ce caractère anonyme qui va lui permettre de ne pas attirer l’attention, les criminels ne se méfiant pas de ce petit homme à l’allure anodine. Parallèlement aux bandits, la police va tenter de percer l’identité de ce justicier qui leur échappe sans cesse. A ce titre, il faut noter la savoureuse composition de Vincent Gardenia dans le rôle du détective Frank Ochoa, qui cache sous sa rudesse une vision nettement moins tranchée que celle des autres flics. Il est un personnage presque entre deux eaux, et gagne justement en intensité par cet aspect ambivalent.

On notera la présence de l’excellent Jeff Goldblum dans son tout premier rôle! Il joue un des agresseurs de la femme et de la fille de Kersey, et parvient à faire ressortir tout le dégoût que l’on peut avoir pour un tel personnage! Denzel Washington commence lui aussi sa carrière dans ce film, avec un rôle figuratif!

Sévèrement critiqué à sa sortie pour son côté réactionnaire (tout comme L’Inspecteur Harry en 1971), Un Justicier dans la Ville a acquis au fil du temps une réputation non usurpée, le film n’étant pas un pamphlet gratuit mais une vision désabusée du déclin de la société, et de la lutte d’un homme pour tenter d’endiguer cette décadence. Le film prône l’autodéfense, ce qui est très compréhensible au vu de l’épreuve traversée par Paul Kersey, qui va appliquer la loi du Talion dans une époque marquée par la violence. Un Justicier dans la Ville va donc marquer durablement son époque, et va lancer un genre à lui tout seul. Le vigilante movie est né, et il aura toujours une dette envers Kersey/ Bronson…

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Les news de la semaine: numéro 2!

Après un G.I. Joe de très bonne facture, la suite s’annonce carrément démentielle, et The Rock a décidé de commencer la promo en balançant une photo où il est prêt à shooter! G.I. Joe 2: Retaliation, ça va envoyer sévère! Ah oui, Bruce Willis est en négociation pour jouer Joe Colton, le tout premier Joe! Avec Ray Stevenson, Ray Park, Arnold Vosloo, RZA, Ca devient vraiment du Expendables!

 

Le succès de La Planète des Singes: les Origines ne va évidemment pas laisser la Fox indifférente, et le couple Rick Jaffa et Amanda Silver planche sur les deux prochains scénarios! Bon, la séquelle de la préquelle devrait aboutir au film de Burton, mais je sens que l’on parlera bientôt de reboot pour développer ce qui pourrait être une saga sacrément ambitieuse! Monkey powa!

D’ailleurs, voici de bien belles affiches qui colleraient pour la suite!

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème adaptation des romans de Stieg Larsson, par Fincher cette fois-ci! Et première photo du remake des Visiteurs… Euh non c’est bien un cliché de Lisbeth Salander! Ca fait un peu peur quand même pour le coup…

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X-Men Universe 6: La Malédiction des Mutants (3/5)

Le X-Men Universe de ce mois va faire date, puisqu’il présente la toute nouvelle mouture de l’équipe X-Force! Et autant dire que l’on est très loin de la première composée des Nouveaux Mutants! Ici, on fait dans le violent et le sanglant, avec une équipe menée par Wolverine (il est omniscient oui) et constituée d’Archangel, Psylocke, Fantomex et … Deadpool!!! A défaut de réussir à intégrer les X-Men (voir ici), Wade est donc finalement parvenu à faire partie d’une équipe! Bon, il y avait bien les Défenseurs ou les Héros à louer, il y a trèèès longtemps, mais c’était un travail d’intérim…

 

 

Cette fois-ci, il va mettre tous ses talents de tueur au service d’une équipe destinée à faire le sale boulot dans l’ombre des X-Men… Le premier épisode présenté ici est une très bonne intro, qui met tout de suite la barre très haut, puisque X-Force apprend la résurrection d’Apocalypse! On va avoir affaire à du lourd donc, et au vu des interactions entre les personnages, ça devrait faire des étincelles! La caractérisation de Fantomex est particulièrement intéressante, lui qui est un super-héros français (et oui, ça existe!) adepte des femmes! Les réparties sont plutôt sympa, comme lorsque Wolverine explique à Fantomex: « Arme Plus t’as laissé t’échapper, t’as programmé pour lire Fantomas, piller des musées, regarder Danger Diabolik et tuer »! De bonnes petites références qui pimentent le récit, et une mise en bouche qui donne plutôt envie de lire la suite!

Sinon on retrouve les X-Men dans le 4ème épisode consacré à leur lutte contre les vampires qui ont envahi San Francisco. Cyclope est bien déterminé à mettre un terme aux agissements de Xarus, le fils de Dracula! Ca fait bien plaisir de revoir Blade d’ailleurs, qui a été relooké et qui est toujours motivé pour exterminer du suceur de sang!

Par contre j’ai vraiment du mal avec Facteur-X, que je trouve très vain. Le pseudo-humour tombe à plat, et les liens entre les personnages semblent tout droit sortis d’une série branchée, et n’apportent rien à cette équipe super-héroïque. Les problèmes de grossesse de Rahne, ses problèmes sentimentaux avec Rictor… Pas grand-chose à tirer de cet épisode, et je ne pense pas que j’accrocherai plus au prochain!

Le petit épisode supplémentaire consacré aux X-Men sur la reconstruction d’Utopia est accessoire mais sympa, et l’épisode sur Rocket est probablement la pire chose sur laquelle j’ai posé les yeux. Quitte à mettre des épisodes bonus, il faudrait quand même choisir de la qualité…

Bref, vivement la suite d’Uncanny X-Force!

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La Planète des Singes: les Origines (Rupert Wyatt, 2011)

Avec à son actif un seul film, Ultime Evasion, sorti en 2008, autant dire que Rupert Wyatt est un inconnu. Lui confier la préquelle de La Planète des Singes est un pari osé pour la 20th Century Fox. Mais l’homme fait preuve de qualités artistiques certaines, et son film dépoussière la saga avec une force insoupçonnée! (le film entre directement à la 19ème place du Palmarès Interblogs d’août!)

Nous sommes en période contemporaine, et le scientifique Will Rodman (James Franco, excellent comme d’habitude) travaille sur un remède contre la maladie d’Alzheimer, qu’il teste sur des chimpanzés. Lorsqu’il se rend compte de l’évolution de l’intelligence des primates générée par son produit, il sait qu’il a trouvé le remède qu’il cherche depuis 5 ans. Mais lors de la présentation aux actionnaires, un incident va mettre un terme aux expériences. Will va recueillir un singe chez lui, et va assister à sa rapide évolution…

La qualité première de La Planète des Singes: les Origines est de prendre son temps. La mise en place des enjeux se fait grâce au suivi de l’évolution de César, personnage principal du film que l’excellent Andy Serkis rend totalement crédible grâce à l’utilisation de la motion capture. C’est Serkis qui jouait Gollum et King Kong de la même manière, et son humanisation du personnage passe par une gestuelle et des expressions de visage d’une grande subtilité. César se rapproche peu à peu d’un comportement humain, et Serkis parvient à saisir les imperceptibles modifications soulignant cette évolution incroyable. Rupert Wyatt se concentre sur son personnage et nous laisse voir sa transformation, délaissant l’action pendant un moment afin de se concentrer sur le cercle intime composé de César, Will et du père de Will.

La Planète des Singes: les Origines va raconter la mise en place et l’éclatement de cette cellule familiale, et les répercussions irrémédiables qu’elle va avoir sur César. Là encore, Wyatt prend le temps de développer la frustration et le sentiment d’abandon de César, confronté à des individus de son espèce violents et qui ne semblent pas vouloir l’accepter. César va devoir évoluer encore afin de s’en sortir, et il va devoir tirer un trait sur sa vie précédente.

Ce n’était vraiment pas évident de s’attaquer à cette préquelle, et Rupert Wyatt réussit à créer un film qui parvient à être encore plus captivant que celui de Franklin J. Schaffner! L’univers qu’il met en place est excellent, et sa vision progressive est parfaite pour montrer cette transformation d’un individu, et celle du monde qui va en découler. La mise en scène de Wyatt est d’une efficacité remarquable, il n’y a qu’à prendre l’exemple du plan de la rue où les feuilles  se mettent à tomber sur la route alors que les primates progressent d’arbre en arbre. La beauté de cette image est inextricablement liée au sens dramatique qu’elle comporte, et Wyatt va composer tout son film avec cette même intelligence.

Il parvient à faire ressortir l’émotion de la situation de César et de Will dans des scènes intimistes très réussies, et est encore capable de nous offrir des scènes d’action visuellement étonnantes! La scène où les singes traversent le pont est d’une force peu commune, et là encore, Wyatt la développe en n’oubliant jamais l’impact émotionnel sur les protagonistes. La caractérisation des singes est à ce titre exemplaire, César étant accompagné de quelques primates aux personnalités fortes. La lutte entre les humains et les singes en devient d’autant plus captivantes!

La Planète des Singes: les Origines est un blockbuster parvenant à équilibrer l’action et l’émotion avec une aisance rare, et Rupert Wyatt est très certainement un nom que l’on devrait entendre dans les prochaines années…

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