X-men Universe 1: Machines de Guerre

Le relaunch Marvel se poursuit chez Panini, et touche cette fois-ci la revue X-Men Universe qui redémarre elle aussi au numéro 1! Avec un format passant de 96 à 112 pages pour une augmentation de 0.10 cents, on se retrouve avec un mensuel à 4.80 euros, ce qui fait – d’1 euro l’épisode! On n’est pas au marché, mais ça fait du bien de se dire que certaines initiatives vont dans le sens du porte-monnaie! On aura donc droit à 5 épisodes par mois dans ce mensuel, et pour l’inauguration, place à 2 numéros d’X-Men et 3 d’X-Force!

Qui dit numéro 1 dit début de saga, c’est pourquoi Panini a choisi de publier les 2 premiers volets de l’arc Machines de Guerre consacrés aux X-Men, qui sont sur les traces de trafiquants d’armes ayant récupéré de vieilles Sentinelles. C’est au Puternicstan, minuscule région enclavée entre la Hongrie, la Croatie, la Serbie, la Latvérie et la Symkarie, qu’un gouverneur déterminé à protéger son pays tente de reprogrammer les Sentinelles afin d’avoir une force de frappe suffisante pour combattre les nations voisines. L’aspect politique du récit est très bien rendu, et l’on baigne dans une ambiance de paranoïa d’Europe de l’Est originale, dans laquelle les X-Men s’intègrent de manière réaliste.

Les Machines de Guerre évoquées dans le titre sont bien évidemment les Sentinelles, mais elles font également référence à War Machine, envoyé en mission par le gouvernement américain et l’OTAN afin de surveiller la situation et d’ouvrir le feu en cas de nécessité. La situation va devenir très tendue lorsque Domino, qui s’était infiltrée afin de suivre les transactions concernant les Sentinelles, se fait capturer. Les X-Men vont alors tenter de venir à son secours, quitte à violer les directives de l’OTAN, et à en venir à affronter War Machine.

Ces 2 épisodes sont menés avec beaucoup d’intelligence par un Victor Gischler en très grande forme, qui mêle politique et super-héroïsme dans une atmosphère sombre, soulignée par le très bon dessin de Will Conrad. L’équipe menée par Tornade comprend Psylocke, Jubilé, Colossus et Warpath, et Gischler intègre chaque personnage avec soin dans le récit. On évoque les difficultés de Colossus à gérer la gemme de Cyttorak qui appartenait au Fléau, le rendant encore plus fort mais aussi plus instable. Jubilé doit toujours lutter contre son statut de vampire depuis les événements de La malédiction des Mutants. Un début d’arc de très bon niveau donc!

3 épisodes d’X-Force, rien que ça! On arrive bientôt à la conclusion de La Saga de l’Ange noir, et si le premier épisode présenté s’avère un brin abscons, les 2 autres se relâchent vraiment bien, offrant un mélange d’action et de stratégie digne de Rick Remender! Ce scénariste est un génie, et le voir faire évoluer cette multitude de personnages avec une facilité déconcertante, tout en apportant des innovations constantes, c’est tout simplement un régal! Magnifiée par le sublime dessin de Jerome Opena, cette saga complexe offre des scènes très intéressantes. Le combat de Deadpool contre une variante du Colosse est démentiel, avec des dialogues spécialement torchés pour Wade! « Hé, les enfants! Vous aimez les gros hommes poilus avec de l’acné? Vous adorerez le nouveau Colosse! Il peut rentrer jusqu’à trois X-Men dans son fondement! Suppositoire humain non inclus. » On se croirait presque chez Joe R. Lansdale! 😉

Archangel ayant pris le contrôle du Monde (un univers que protégeait Fantomex), il va tenter de réensemancer la Terre afin de créer une nouvelle espèce qui le vénérera comme le nouvel Apocalypse. Avec ses Cavaliers, il est en très bonne posture pour parvenir à ses fins, et la seule hésitation d’X-Force est de savoir si Warren Worthington existe encore dans le corps d’Archangel. La situation est d’autant plus difficile pour Psylocke, qui espère sauver son bien-aimé, tandis qu’Archangel souhaite faire d’elle son nouveau Cavalier Mort.

Rick Remender nous offrira la conclusion le mois prochain, mais une fois n’est pas coutume, X-Men Universe est un putain de mensuel!

Publié dans Deadpool | Laisser un commentaire

Le clip de la semaine: Depeche Mode – Barrel of a Gun

Je suis dans une petite période rétro et je redécouvre quelques morceaux de Depeche Mode, dont l’excellent tube qui introduit l’album Ultra sorti en 1997 ( déjà!). C’est assez marrant de voir Dave Gahan se la jouer Trent Reznor dans le clip… En tout cas, cette chanson déchire toujours autant!

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Deadpool 1: Gros Dur

C’est le mois du relaunch chez Panini, avec pas moins de 9 titres qui reprennent une nouvelle numérotation, afin de marquer le coup marketing en proposant un épisode supplémentaire par magazine. C’est le cas de Deadpool qui passe du format 48 à 64 pages, pour un prix passant de 4 à 4, 30 euros! Une très belle initiative de la part de Panini donc, et cette évolution va permettre de rattraper un peu le retard de la série par rapport aux States (plus d’un an tout de même…), et ce numéro nous propose l’épisode 32, 33.1 et un bout du one-shot Deadpool Family.

 

On commence donc par la série régulière, toujours menée par Daniel Way, avec cette fois-ci Sheldon Vella au dessin. Ca s’appelle Gros Dur (Badass en VO, ça claque nettement plus…), et l’on assiste à l’affrontement entre Wade et le très étrange Macho Gomez venu tout droit de l’espace. Wade n’apprécie pas particulièrement de se faire manipuler et d’apparaître comme responsable de la mort d’une famille, et il est bien décidé à mettre la main sur celui qui veut le piéger. L’épisode est sympa, même si je m’attendais à un résultat plus déjanté au vu de l’allure du bad guy Macho Gomez… Deadpool a toujours un plan d’avance sous ses airs de dégénéré, et il parviendra à s’en tirer, prêt à recommencer son boulot de mercenaire par la même occasion.

L’épisode 33.1 (un .1 est un point d’entrée pour les nouveaux lecteurs, avec un épisode résumant brièvement la nature et les caractéristiques du héros) voit Wade accepter du fric afin de déloger le locataire d’un immeuble. Mais il ne s’agit évidemment pas de n’importe qui, puisqu’il aura affaire à une vieille connaissance, le Démolisseur! Il faut dire qu’avec son pied-de-biche enchanté (!), Dirk Garthwaite est un mauvais garçon qui a du répondant, et Wade va en faire les frais… Mais comme souvent chez Deadpool, rien ne sera très simple, et les motivations de base vont évoluer…

Le dessin de Bong Dazo est bien plus sympa que celui dont il usera sur l’insipide Fear itself: Deadpool concocté par Christopher Hastings (déjà paru chez nous en mars), et ses planches offrent un sacré dynamisme avec une petite touche cartoon sympa. Wade et Dirk y vont à fond, et l’immeuble risque d’y passer vu la fougue du combat! Il y a évidemment des retournements de situation, et cette histoire s’avère très sympathique, avec cette gentille petite vieille spécialisée dans la soupe polonaise connue sous le nom de Flaki!

En revanche, l’épisode tiré de Deadpool Family est sacrément indigeste. Titré Le Robot de la Mort, il met en vedette Kidpool (accompagné de Dogpool) qui vole un Goldorak au gouvernement afin d’épater ses camarades. C’est complètement creux, visuellement très moche, et j’espère que les autres épisodes du one-shot sont mieux!

Publié dans Deadpool | Laisser un commentaire

Les news de la semaine: Nitro Circus!

Après les excellentes jackasseries d’MTV, voici débarquer une nouvelle bande de fêlés avec Nitro Circus the Movie 3D! Les mecs ont gravement pété les plombs, et ça s’annonce énorme!!!

Des nouvelles de Gregg Araki, qui après son très bon Kaboom, quitte l’univers déjanté et jouissif à la Nowhere pour se concentrer cette fois sur un thriller qui suivra l’enquête d’une jeune femme dont la mère a disparu. C’est encore très mystérieux pour l’instant, ça s’appelle White Bird, et ça devrait populariser la jeune Shailene Woodley!

 

 

 

 

 

 

 

 

Premier concept art pour Iron Man 3, mettant en avant la technologie Extremis qui va révolutionner la vie de Tony Stark. Le dessin de Ryan Meinerding est magnifique!

 

Après une première bande-annonce (voir les news de la semaine dernière), le The Man with the Iron Fists d’RZA nous offre quelques clichés. Sûr que cette relecture modernisée de la Chine féodale ne laissera pas indifférent! Avec en prime le catcheur Batista qui semble avoir repris de la masse!

 

Retour dans la Comté le 12 décembre, et ce ne sont pas moins de 10 photos qui sont dévoilées cette semaine! L’esprit de l’Anneau perdure, et c’est tant mieux!


 

Après une première photo de Chloë Moretz dans le rôle-titre de Carrie (voir news de la semaine dernière), voici un cliché de Gabriella Wilde, qui incarnera Sue Snell, la jeune fille qui se plaît à humilier Carrie… Si seulement elle savait ce qui l’attendait! Ce remake devient en tout cas de plus en plus intéressant!

 

Item 47, c’est le prochain court métrage Marvel qui accompagnera la sortie DVD d’Avengers. Après les 2 histoires courtes consacrées à l’agent Coulson dans les bonus de Thor et Captain America, on s’intéressera cette fois à un couple qui trouve une arme Chitauri suite à l’attaque alien que combattent les Avengers, et qui va être traqué par 2 agents du S.H.I.E.L.D. Lizzy Caplan (Cloverfield, 127 Heures)  fait partie de la distribution de ce court qui devrait durer 12 minutes.

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

Toxic Avenger (Michael Herz, Lloyd Kaufman, 1984)

Exit Iron Man, Captain America ou Thor, Tromaville possède son propre super-héros en la personne de Melvin, alias Toxic Avenger! 2 ans avant les événements liés à la centrale nucléaire d’Atomic College, les producteurs Lloyd Kaufman et Michael Herz nous offraient le premier épisode de la lutte contre le crime de Melvin! Ce jeune homme très simplet travaille à la piscine municipale de Tromaville et est le souffre-douleur d’à peu près tout le monde. Alors quand à la suite d’une mauvaise blague, il se retrouve défenestré et plongé direct dans un tonneau de déchets radioactifs, sa mutation physique et mentale va lui donner les possibilités nécessaires afin de se venger!

On est dans du Troma, donc dans du Z parfaitement assumé, et pour ce film, les 2 producteurs prennent en charge la mise en scène pour aboutir à un pur produit dégénéré qui fait plaisir à voir! Melvin se transforme en monstre difforme et s’attaque au crime qui gangrène sa ville, et se permet en parallèle de tuer tous ceux qui lui ont mené la vie dure! La recette d’Herz et Kaufman est bien rodée, avec des nichons, du gore et un humour scato très prononcé. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le délire fonctionne vraiment bien, avec un esprit 80’s extrêmement marqué en plus!

On retrouve une flopée d’acteurs qui seront présents dans Atomic College, dont le volumineux Pat Ryan qui se plaît à jouer les ordures ultimes. Ici, il est le maire de la ville qui tient à tirer un maximum de profit sans se soucier des répercussions écologiques, alors que dans Atomic College il joue le patron de la centrale qui minimise complètement les répercussions de l’accident. Des rôles excessifs baignant parfaitement dans l’ambiance de folie décalée proposée par Herz et Kaufman, et qui font de leurs oeuvres des délires compètement barges, avec en substance un message écolo!

Si Melvin était un sacré demeuré au départ, sa plongée acide va le doter d’une force surhumaine, d’une intelligence un poil plus élevé, et d’un physique disgracieux à souhait! Mais il est bien déterminé à utiliser ses nouvelles facultés pour ramener le calme dans une Tromaville gangrenée par le mal, et n’hésite pas à démembrer à tour de bras pour arriver à ses fins! La galerie de bad guys vaut son pesant de cacahuètes, notamment avec la bande qui attaque le petit resto! On est dans une violence gratuite et drôle qui n’hésite pas à franchir les limites, et l’on voit par exemple un pauvre chien d’aveugle se faire truffer de plomb! Mais Melvin va voler au secours de la pauvre jeune femme aveugle, et va même entamer une relation avec elle! On pense forcément à la Chose et son histoire d’amour avec Alicia, sculptrice aveugle dans les comics Marvel. Sauf qu’ici on les voit passer à l’action et que le romantisme de Melvin lui permet d’obtenir quelques corps-à-corps savoureux avec sa belle, qui a le mérite d’être aussi un peu déjantée!

Il se passe toujours des événements étranges à Tromaville, qui soit-dit en passant est la capitale mondiale des déchets toxiques. Michael Herz et Lloyd Kaufman vous convient à des aventures dégénérées dans les rues de cette ville, alors si vous êtes adepte d’un mauvais goût qui fonctionne, plongez dans cet univers radioactif sans hésiter!

Publié dans 80's, Cinéma | Laisser un commentaire