Deadpool 1: Gros Dur

C’est le mois du relaunch chez Panini, avec pas moins de 9 titres qui reprennent une nouvelle numérotation, afin de marquer le coup marketing en proposant un épisode supplémentaire par magazine. C’est le cas de Deadpool qui passe du format 48 à 64 pages, pour un prix passant de 4 à 4, 30 euros! Une très belle initiative de la part de Panini donc, et cette évolution va permettre de rattraper un peu le retard de la série par rapport aux States (plus d’un an tout de même…), et ce numéro nous propose l’épisode 32, 33.1 et un bout du one-shot Deadpool Family.

 

On commence donc par la série régulière, toujours menée par Daniel Way, avec cette fois-ci Sheldon Vella au dessin. Ca s’appelle Gros Dur (Badass en VO, ça claque nettement plus…), et l’on assiste à l’affrontement entre Wade et le très étrange Macho Gomez venu tout droit de l’espace. Wade n’apprécie pas particulièrement de se faire manipuler et d’apparaître comme responsable de la mort d’une famille, et il est bien décidé à mettre la main sur celui qui veut le piéger. L’épisode est sympa, même si je m’attendais à un résultat plus déjanté au vu de l’allure du bad guy Macho Gomez… Deadpool a toujours un plan d’avance sous ses airs de dégénéré, et il parviendra à s’en tirer, prêt à recommencer son boulot de mercenaire par la même occasion.

L’épisode 33.1 (un .1 est un point d’entrée pour les nouveaux lecteurs, avec un épisode résumant brièvement la nature et les caractéristiques du héros) voit Wade accepter du fric afin de déloger le locataire d’un immeuble. Mais il ne s’agit évidemment pas de n’importe qui, puisqu’il aura affaire à une vieille connaissance, le Démolisseur! Il faut dire qu’avec son pied-de-biche enchanté (!), Dirk Garthwaite est un mauvais garçon qui a du répondant, et Wade va en faire les frais… Mais comme souvent chez Deadpool, rien ne sera très simple, et les motivations de base vont évoluer…

Le dessin de Bong Dazo est bien plus sympa que celui dont il usera sur l’insipide Fear itself: Deadpool concocté par Christopher Hastings (déjà paru chez nous en mars), et ses planches offrent un sacré dynamisme avec une petite touche cartoon sympa. Wade et Dirk y vont à fond, et l’immeuble risque d’y passer vu la fougue du combat! Il y a évidemment des retournements de situation, et cette histoire s’avère très sympathique, avec cette gentille petite vieille spécialisée dans la soupe polonaise connue sous le nom de Flaki!

En revanche, l’épisode tiré de Deadpool Family est sacrément indigeste. Titré Le Robot de la Mort, il met en vedette Kidpool (accompagné de Dogpool) qui vole un Goldorak au gouvernement afin d’épater ses camarades. C’est complètement creux, visuellement très moche, et j’espère que les autres épisodes du one-shot sont mieux!

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Les news de la semaine: Nitro Circus!

Après les excellentes jackasseries d’MTV, voici débarquer une nouvelle bande de fêlés avec Nitro Circus the Movie 3D! Les mecs ont gravement pété les plombs, et ça s’annonce énorme!!!

Des nouvelles de Gregg Araki, qui après son très bon Kaboom, quitte l’univers déjanté et jouissif à la Nowhere pour se concentrer cette fois sur un thriller qui suivra l’enquête d’une jeune femme dont la mère a disparu. C’est encore très mystérieux pour l’instant, ça s’appelle White Bird, et ça devrait populariser la jeune Shailene Woodley!

 

 

 

 

 

 

 

 

Premier concept art pour Iron Man 3, mettant en avant la technologie Extremis qui va révolutionner la vie de Tony Stark. Le dessin de Ryan Meinerding est magnifique!

 

Après une première bande-annonce (voir les news de la semaine dernière), le The Man with the Iron Fists d’RZA nous offre quelques clichés. Sûr que cette relecture modernisée de la Chine féodale ne laissera pas indifférent! Avec en prime le catcheur Batista qui semble avoir repris de la masse!

 

Retour dans la Comté le 12 décembre, et ce ne sont pas moins de 10 photos qui sont dévoilées cette semaine! L’esprit de l’Anneau perdure, et c’est tant mieux!


 

Après une première photo de Chloë Moretz dans le rôle-titre de Carrie (voir news de la semaine dernière), voici un cliché de Gabriella Wilde, qui incarnera Sue Snell, la jeune fille qui se plaît à humilier Carrie… Si seulement elle savait ce qui l’attendait! Ce remake devient en tout cas de plus en plus intéressant!

 

Item 47, c’est le prochain court métrage Marvel qui accompagnera la sortie DVD d’Avengers. Après les 2 histoires courtes consacrées à l’agent Coulson dans les bonus de Thor et Captain America, on s’intéressera cette fois à un couple qui trouve une arme Chitauri suite à l’attaque alien que combattent les Avengers, et qui va être traqué par 2 agents du S.H.I.E.L.D. Lizzy Caplan (Cloverfield, 127 Heures)  fait partie de la distribution de ce court qui devrait durer 12 minutes.

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Toxic Avenger (Michael Herz, Lloyd Kaufman, 1984)

Exit Iron Man, Captain America ou Thor, Tromaville possède son propre super-héros en la personne de Melvin, alias Toxic Avenger! 2 ans avant les événements liés à la centrale nucléaire d’Atomic College, les producteurs Lloyd Kaufman et Michael Herz nous offraient le premier épisode de la lutte contre le crime de Melvin! Ce jeune homme très simplet travaille à la piscine municipale de Tromaville et est le souffre-douleur d’à peu près tout le monde. Alors quand à la suite d’une mauvaise blague, il se retrouve défenestré et plongé direct dans un tonneau de déchets radioactifs, sa mutation physique et mentale va lui donner les possibilités nécessaires afin de se venger!

On est dans du Troma, donc dans du Z parfaitement assumé, et pour ce film, les 2 producteurs prennent en charge la mise en scène pour aboutir à un pur produit dégénéré qui fait plaisir à voir! Melvin se transforme en monstre difforme et s’attaque au crime qui gangrène sa ville, et se permet en parallèle de tuer tous ceux qui lui ont mené la vie dure! La recette d’Herz et Kaufman est bien rodée, avec des nichons, du gore et un humour scato très prononcé. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le délire fonctionne vraiment bien, avec un esprit 80’s extrêmement marqué en plus!

On retrouve une flopée d’acteurs qui seront présents dans Atomic College, dont le volumineux Pat Ryan qui se plaît à jouer les ordures ultimes. Ici, il est le maire de la ville qui tient à tirer un maximum de profit sans se soucier des répercussions écologiques, alors que dans Atomic College il joue le patron de la centrale qui minimise complètement les répercussions de l’accident. Des rôles excessifs baignant parfaitement dans l’ambiance de folie décalée proposée par Herz et Kaufman, et qui font de leurs oeuvres des délires compètement barges, avec en substance un message écolo!

Si Melvin était un sacré demeuré au départ, sa plongée acide va le doter d’une force surhumaine, d’une intelligence un poil plus élevé, et d’un physique disgracieux à souhait! Mais il est bien déterminé à utiliser ses nouvelles facultés pour ramener le calme dans une Tromaville gangrenée par le mal, et n’hésite pas à démembrer à tour de bras pour arriver à ses fins! La galerie de bad guys vaut son pesant de cacahuètes, notamment avec la bande qui attaque le petit resto! On est dans une violence gratuite et drôle qui n’hésite pas à franchir les limites, et l’on voit par exemple un pauvre chien d’aveugle se faire truffer de plomb! Mais Melvin va voler au secours de la pauvre jeune femme aveugle, et va même entamer une relation avec elle! On pense forcément à la Chose et son histoire d’amour avec Alicia, sculptrice aveugle dans les comics Marvel. Sauf qu’ici on les voit passer à l’action et que le romantisme de Melvin lui permet d’obtenir quelques corps-à-corps savoureux avec sa belle, qui a le mérite d’être aussi un peu déjantée!

Il se passe toujours des événements étranges à Tromaville, qui soit-dit en passant est la capitale mondiale des déchets toxiques. Michael Herz et Lloyd Kaufman vous convient à des aventures dégénérées dans les rues de cette ville, alors si vous êtes adepte d’un mauvais goût qui fonctionne, plongez dans cet univers radioactif sans hésiter!

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The amazing Spider-Man (Marc Webb, 2012)

C’est dans les pages d’Amazing Fantasy 15 d’août 1962 (sorti étrangement le printemps d’après), que Stan Lee et Steve Ditko ont décidé d’introduire un nouveau héros. L’enthousiasme n’était pas de mise chez Marvel, qui ne voyait en ce personnage pas de réel potentiel, c’est pourquoi Lee et Ditko l’ont lancé à la sauvette dans ce qui était le dernier numéro de cette revue. Et le succès fracassant du personnage a immédiatement permis de lancer sa propre série en mars 1963, qui ne s’est jamais arrêtée! (on en est au numéro 689 en ce moment aux Etats-Unis!)

 

Après les versions douteuses de l’année 78 (voir ce dossier), il aura fallu attendre le nouveau millénaire pour voir une adaptation du héros arachnéen, et Sam Raimi nous a concoté une trilogie qui le remettait au goût du jour. Evidemment, lorsque la nouvelle d’un reboot tombe plutôt qu’un quatrième épisode, on se dit que c’est dommage de tout recommencer, même si avec le recul, la trilogie accumule de nombreuses faiblesses… Quand on annonce le réalisateur Marc Webb, on pense à une tentative détournée de laisser Sam Raimi poursuivre en secret un 4ème épisode… Mais Webb sera bien l’homme en charge de la toile, et petit à petit, les annonces de casting rendent le projet plus ambitieux. A commencer par l’excellent Andrew Garfield, dont je ne me suis toujours pas remis de la prestation dans le sublime Boy A de John Crowley; mais aussi la magnifique Emma Stone découverte dans le sympathique Bienvenue à Zombieland, ou encore Martin Sheen en Oncle Ben, Sally Field en Tante May, et Rhys Ifans en Dr Curt Connors… Autant d’ajouts qui promettaient de tirer cette nouvelle adaptation vers le haut, et de se démarquer de la trilogie originelle.

Andrew Garfield est encore une fois excellent, et son Peter Parker offre une vision différente de celle de Tobey Maguire. Je trouve personnellement que les deux acteurs l’incarnent vraiment bien, ils le font simplement de manière différente, et je ne trouve pas que l’un surpasse l’autre. Idem pour Mary-Jane Watson qui laisse ici sa place à Gwen Stacy, et la sublime Kirsten Dunst qui laisse sa place à la sublime Emma Stone… Là encore, chacune donne à son rôle une fraîcheur et une fragilité très personnelles, ce qui en fait deux facettes tout aussi réussies dans chaque adaptation. L’alchimie entre les couples fonctionne à chaque fois! Et celle entre Peter et Gwen est magnifique, avec la dose d’humour et de tendresse qu’il faut!

Là où le film de Marc Webb va marquer des points par rapport au premier film de Raimi, c’est que ce dernier souffrait d’un défaut crucial, celui de la caractérisation du bad guy. Le côté Jekyll et Hyde de Norman Osborn était franchement exagéré, et dénaturait l’impact d’un méchant pourtant emblématique dans les comics. Aujourd’hui, le Lézard incarné par Rhys Ifans a certes pris ses distances visuellement avec le matériau d’origine, mais il possède une force bestiale et un aspect monstrueux qui en fait un ennemi bien plus convaincant.

The amazing Spider-Man n’est certainement pas parfait, et il cumule étonnamment quelques défauts héritées de l’époque Raimi, à savoir les scènes où Peter montre sa force au vu de tous mais que personne ne se dit que ce petit gars pourrait bien être le mystérieux justicier masqué tiens… Des scènes qui tiennent du cahier des charges sans se soucier de leur crédibilité… Mais bon, l’impact immédiat fonctionne bien, alors voilà… Sinon, le film se veut plus sombre (merci Christopher Nolan) et offre des moments intimistes vraiment intéressants, même si toutes les réponses à la fameuse Untold Story ne sont pas apportées (les scénaristes ont décidé de montrer l’importance des parents de Peter dans ce film). Ce qui fonctionne vraiment bien, ce sont les interactions entre ces différents personnages, offrant de bonnes doses d’émotion sans tomber dans la facilité. Après, on pourra toujours reprocher à Marc Webb de se distancier du comic, avec une Tante May qui ne ressemble plus du tout aux origines, ou d’un Lézard reconfiguré, et plusieurs autres éléments finalement différents, mais The amazing Spider-Man s’avère être un point de départ au final réussi. On sent que l’on n’est pas encore dans la mythologie du personnage, mais qu’elle commence à se dessiner de manière discrète et tenace. Et si les producteurs poursuivent dans ce sens, la suite devrait ouvrir sur des possibilités très intéressantes!

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Le clip de la semaine: MC Hammer – U can’t touch this

MC Hammer a révolutionné le rap US dans les années 90 avec ce tube mythique, coloré et épileptique! Wade loves him! Hammer time!

 

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