Si le pitch annonçait un slasher tranquille à la Scream, Detention va en fait détourner le concept initial pour nous offrir un pur délire azimuté. Parodique mais très éloigné d’un Scary Movie, le second film de Joseph Kahn est déjanté et complètement rock’n’roll! Et il donne très envie de voir son premier film, Torque, la Route s’enflamme!
L’intro donne le ton avec cette jeune pouf qu’on a bien envie de baffer, et que Kahn présente avec un montage très vif et des traits d’humour qui claquent! Il va adopter ce rythme effréné pour le reste du film, et il va vraiment bien maîtriser son sujet tout le long! La présentation des divers personnages à travers un générique bien enlevé va consolider la tonalité parodique et rock’n’roll d’un film dans lequel la musique va revêtir une grande importance. La musique, mais aussi les aspects vestimentaires liés, Joseph Kahn faisant figure d’historien implacable des différents esprits 90’s! C’est souvent très drôle, et ça va loin dans l’évocation d’une époque révolue qui s’est faite à coup de Hanson et de Backstreet Boys! Comme le clame haut et fort la bitch de l’intro, les années 90 sont les nouvelles années 80, et elle n’a pas tort!
On retrouve des personnages typiques comme le gros dur du lycée, la looseuse totale, la blonde écervelée, le comique de service… Jospeh Kahn parvient à rendre chaque protagoniste intéressant et surtout, à les intégrer efficacement dans un scénario très complexe qui va sacrément loin! Il y a plusieurs moments où je me sentais un peu perdu tant Kahn fait dévier son trip du slasher de base, et l’on peut dire que son film ne ressemble à rien de connu au final! On sent un arrière-goût de Gregg Araki, mais là encore, Joseph Kahn parvient à imposer sa propre touche et son propre univers barré!
Quand les personnages évoquent le Patrick Swayze de Roadhouse, parlent de Pat Morita, descendent en flamme un certain Torque, évoquent le catogan de Steven Seagal ou rappellent la brève période du laserDisc, on nage en plein revival qui offre une portée bien différente de ce qu’on pouvait attendre d’un slasher! Et il y a tellement d’autres délires dans ce film évoquant Retour vers le Futur, des mascottes de football américain, des profs tarés…
En tout cas, ce très bon trip vaut le détour et s’avère très surprenant, et il parvient même à intégrer le Palmarès Interblogs directement à la 19ème place!!
Le relaunch US intitulé Marvel now! (qui n’a rien à voir avec le relaunch de Panini opéré au mois de juillet) va toucher de très nombreuses séries, et Deadpool ne sera pas épargné! Avec le départ de Daniel Way, voici une affiche teaser indiquant les artistes qui s’occuperont du Merc with a Mouth dans les prochains mois. 2 hommes vont se partager le scénario, ce sont Brian Posehn, acteur et humoriste métaleux qui écrit pour la chaîne HBO (un homme-orchestre quoi, qui jouait le pasteur dans Les Quatre Fantastiques et le Surfer d’Argent!), et Gerry Dugan. Le dessinateur sera Tony Moore, qui a déja oeuvré sur Ghost Rider, Punisher et Venom. Que leur règne soit déjanté! Le machin baveux juste en bas c’est un chimichanga au fait.
1,4 milliards de dollars de recettes mondiales, ça donne forcément des idées. Après le succès planétaire d’Avengers, les pontes de Marvel sont actuellement en négociations afin d’incorporer leur univers 616 au sein de la petite lucarne, avec une série dérivée de leur immense succès estival. C’est avec la chaîne ABC que Marvel Studios est en pourparlers, et si le projet ne prévoit pas d’apparitions des personnages principaux du film, il se concentrerait davantage sur les à-côtés plus terre-à-terre, l’une des pistes évoquant l’organisation du S.H.I.E.L.D... Rien n’est fixé pour l’instant, mais une vision humaine de tout ce bordel super-héroïque serait un point de vue fort intéressant pour une série télé!
Série toujours, avec AMC cette fois qui s’intéresse à l’adaptation d’Area 51: an uncensored History of american’s Top secret military Base d’Annie Jacobsen. Avec Gale Anne Hurd, productrice mythique à qui l’on doit, entre autres, Terminator et sa suite, Aliens, le Retour, Abyss, Hulk…, le projet a de la gueule, et l’on replongera avec plaisir dans un trip qui rappellera forcément les aventures de Mulder et Scully… Hurd + AMC (la chaîne de Breaking bad!!!), l’équation gagnante?
1ère bande-annonce pour Silent Hill: Revelation 3D signé Michael J. Bassett (le moyen Wilderness et le moyen Solomon Kane, heu en fait j’ai pas tenu plus de 10 minutes…), avec Sean Bean et Radha Mitchell qui rempilent après le moyen moins 1er opus. Ca fait beaucoup de moyen tout ça, mais même si la BA semble un peu partir en vrille, ça semble un peu plus fidèle à l’esprit du jeu… Résultat moyen?
Il y aura bien 3 films consacré au Hobbit, et Peter Jackson suit le chemin de George Lucas avec cette seconde trilogie! Après Le Hobbit: un Voyage inattendu en décembre 2012 et Le Hobbit: Histoire d’un Aller et Retour en décembre 2013, le 3ème film, logiquement prévu pour décembre 2014, hésite entre plusieurs titres: The Hobbit: the Desolation of Smaug ou The Hobbit: Riddles in the Dark. Développement à suivre dans les prochains mois!
Homefront, c’est le prochain projet de Gary Fleder (Le Collectionneur). Dit comme ça, ça n’a rien d’excitant c’est sûr, mais c’est surtout la confrontation entre Jason Statham et James Franco qui devrait être très intéressante, surtout que le script a été rédigé par Sylvester Stallone. Statham jouera un ancien agent des stups retiré dans une petite ville tranquille, ville pas si tranquille que ça puisque sous le contrôle d’un méchant dealer en la personne de Franco… Un rôle de bad guy pour l’acteur exceptionnel de 127 Heures, y a de quoi être content!
Le prochain X-Men s’appellera bien X-Men: Days of future Past d’après Bryan Singer, et il se basera bien sur le fameux arc temporel mutant. Singer ajoute qu’il souhaiterait que la Fox se mette à créer des connexions entre ses films à la manière de ce que fait Marvel Studios, alors quoi de mieux qu’un scénario à base de voyage dans le temps pour s’y mettre?
La bad boy de Thor: the dark World sera Christopher Eccleston, qui jouera le roi-sorcier Malekith, seigneur du royaume de Svartalfheim et chef des Elfes noirs. Ce second opus devrait être bien plus dantesque et cosmique (en même temps c’est la tendance chez Marvel) en se concentrant davantage sur les royaumes gravitant autour d’Asgard.
The Lords of Salem, ça fait longtemps! Aujourd’hui, on a droit à 2 photos + 1 affiche qui promettent du Rob Zombie pur souche!
Premières images de Schwarzie dans The last Stand, mis en scène par Kim Jee-Woon, le réal de J’ai rencontré le Diable. Bon, on ne peut pas dire qu’on apprend grand-chose, mais il a l’air sévère dans son rôle de shérif à la poursuite d’un trafiquant de drogue!
L’Aube rouge de John Milius a aussi droit à son remake! Sorti en 1984, il stigmatisait les peurs de la Guerre froide en racontant l’invasion d’une petite ville du Colorado par les Russes et les Cubains. Aujourd’hui, c’est Thor qui va tenter de contrer les Nord-Coréens qui veulent asservir les Etats-Unis!
Machete kills toujours, avec l’annonce de casting de la semaine, puisque Vanessa Hudgens rejoint l’équipe de Robert Rodriguez! Bon, on récapitule: Danny Trejo, Amber Heard, Mel Gibson, Jessica Alba, Charlie Sheen, Michelle Rodriguez, William Sadler (le terroriste exhibitionniste de 58 Minutes pour vivre!) qui a droit à son affiche, Lady Gaga, et maintenant Vanessa! Y a pas à dire, ça a de la gueule…
House at the End of the Street, c’est le nouveau film de Mark Tonderai, le réal du sympathique Hush. Avec Jennifer Lawrence et Elisabeth Shue, il compose un film qui devrait être angoissant, en tout cas le trailer semble prometteur!
Après la défection de Jessica Biel pour cause de planning incompatible, c’est officiel, c’est bien Svetlana Khodchenkova qui va se glisser dans la peau de Vipère, l’ennemie de Wolverine dans le prochain film consacré au mutant griffu. Vipère qui est une terroriste aussi connue sous le nom de Madame Hydra, et qui a tout de même réussi à forcer Logan à l’épouser à un moment!
Après ses derniers déboires, Mel Gibson s’est entouré de gens qu’il connaît bien pour produire un nouveau film qui lui donne la vedette, Get the Gringo. Il s’agit du premier long d’Adrian Grunberg, qui était assistant réalisateur sur Apocalypto et Hors de Contrôle. Et pour une première oeuvre, il frappe très fort avec un film de prison très rythmé et à l’humour décalé bien senti! Gibson et Grunberg, aidés de Stacy Perskie (assistante réal elle aussi sur Apocalypto et Hors de Contrôle), ont concocté un scénario tournant autour du personnage roublard de cet homme sans nom, voleur n’ayant pu échapper à la police. Et comme il a été appréhendé sur le sol mexicain, il va avoir droit à une prison exotique, sorte de village où les occupants peuvent vivre en famille et où une économie parallèle s’est développée. Il y fera la rencontre d’un jeune garçon qui vit ici avec sa mère, avant de découvrir les sombres desseins d’un prisonnier régnant sur la communauté.
Get the Gringo permet avant tout à Mel Gibson de retrouver un personnage fort, capable de se sortir de situations délicates avec style et humour. Il pourrait être une sorte de Martin Riggs un peu fatigué mais toujours vaillant, bien décidé à ne pas crever dans cette prison mexicaine. Le problème, c’est que les 2 millions de dollars qu’il avait volé ont été intercepté par les 2 flics véreux qui l’ont arrêté. Et qu’il y a un paquet de gens qui désireraient bien mettre la main sur ce pognon. Du coup, l’atmosphère se réchauffe très vite, et Mel va se retrouver dans la ligne de mire, tout en tentant de protéger le jeune garçon qui semble pourtant bénéficier d’un traitement de faveur ici…
De multiples personnages vont croiser la route de Mel, entre des cowboys tout droit sortis du Far-West, des taulards mexicains pur jus, une sorte d’avocat véreux, des porte-flingues sans cervelle… Le séjour en prison sera tout sauf reposant pour cet homme bien décidé à remettre la main sur son fric! La mise en scène affirmée d’Adrian Grunberg pose un rythme qu’il maintiendra tout le long du film, et qui donne lieu à des scènes d’action bien senties. Les fusillades fonctionnent vraiment bien, notamment celle de la prison où ça défouraille dans tous les sens sans que l’on perde les personnages et leur position. Evidemment, c’est typiquement le genre de film où l’on sait que le héros va s’en sortir, donc il y a un côté inoffensif, mais le tout est mené avec tellement d’entrain et de sérieux par toute l’équipe que ça fonctionne sans problème, et que ce Get the Gringo devient un spectacle vraiment prenant! Et on notera la présence de Dean Norris dans un tout petit rôle de flic posté à la frontière (tiens, comme dans Breaking bad!)
Si l’on excepte sa participation au film à sketches Trapped Ashes en 2006, Joe Dante n’avait plus donné de nouvelles cinématographiques depuis 2003 et Les Looney Tunes passent à l’Action! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait un retour fracassant à la source même du cinéma qui l’a propulsé dans les années 80, à savoir le film fantastique! Honteusement ignoré chez nous (ni sortie ciné ni DVD), ce The Hole est un retour au film d’épouvante 80’s, et s’il n’y avait pas l’utilisation judicieuse d’une peluche Cartman et quelques téléphones portables, on se croirait tout droit revenu 30 ans en arrière! The Hole est ce qu’aurait dû être Super 8, à savoir une réussite totale tant au niveau du récit qu’au niveau nostalgique!
The Hole transpire l’amour de Dante pour un certain cinéma à l’ancienne, et la lumière utilisée, la précision des cadrages, la direction d’acteurs, tout renvoie à une époque révolue que certains cinéastes s’évertuent parfois à recréer. On retrouve Bruce Dern dans un petit rôle, lui qui jouait déjà pour Dante dans Les Banlieusards. Le reste du casting est inconnu, avec 3 jeunes excellents acteurs. Chris Massoglia joue Dane, le grand frère; Nathan Gamble joue Lucas, le petit frère; et Haley Bennett (qui a joué dans Kaboom tiens!) joue Julie, la jolie voisine. Et Teri Polo (la femme de Ben Stiller dans la série des Beau-Père et moi) joue la mère des 2 garçons.
Quand Dane et son petit frère débarquent avec leur mère dans une petite ville sans histoire, ils ne vont pas tarder à découvrir une trappe dans le sous-sol de leur maison, qui renferme… un trou! Un trou apparemment sans fond, que le précédent propriétaire avait pris soin de fermer et de cadenasser… Mais la curiosité des 2 frères, ainsi que de la voisine, ne va pas tarder à laisser la porte ouverte à d’étranges événements… Le principe de base du récit est d’une simplicité absolue, et pourtant tout est bon à prendre dans ce film! Le scénariste Mark L. Smith semble avoir très bien ingurgité toutes les astuces des films d’épouvantes 80’s, et en réutilise les codes avec un plaisir et une aisances évidents. On nage en terrain connu, ce qui est d’autant plus captivant, et on se retrouve parfois surpris par ce qui se passe à l’écran.
Joe Dante a réussi à créer un spectacle où la nostalgie se mêle à l’épouvante, parvenant à rendre certaines scènes bien flippantes! L’image de ce trou béant dans le sol semble être une porte vers l’Enfer, et le réalisateur la filme comme telle! Ses cadrages ne sont évidemment pas laissés au hasard, et il filme ses 3 protagonistes avec une vision qui rappelle elle aussi le passé… Et la cave dans laquelle s’aventurent les jeunes ressemblent pas mal à celle d’Explorers du même Dante!
Le final est magnifique, avec cet hommage à peine voilé au mythique Paperhouse de Bernard Rose, qui traitait lui aussi de thèmes similaires. Tout ça pour dire que The Hole est un excellent film tout droit sorti d’une autre époque!
Cette semaine, un clip totalement déjanté signé Die Antwoord, groupe de hip-hop sud-africain composé de Ninja, Yo-Landi Vi$$er et DJ Hi-Tek. Baby’s on Fire est un excellent morceau doté d’un clip complètement barge, qui n’est pas sans rappeler (en beaucoup mieux!) un certain New Kids Turbo! Merci à Freaky BabyDoll pour cette incroyable découverte! Enjoy! 😉