Le clip de la semaine: Danko Jones – Just a beautiful Day

Un ptit Danko de Noël? J’en profite pour vous souhaitez d’excellentes fêtes!!!

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L’Inspecteur Harry (Don Siegel, 1971)

Personnage séminal qui aura inspiré de nombreux rôles de flics badass, Harry Callahan est la digne représentation contemporaine du cow-boy solitaire magnifié par Clint Eastwood dans ses westerns. L’Homme sans Nom de Sergio Leone a investi les bas-fonds sordides de San Francisco, adepte d’une justice expéditive rarement appréciée par sa hiérarchie. Cynique, taciturne et plus rapide que son ombre, Harry Callahan a le don de régler les problèmes de quartier à coups de . 44 Magnum, arme indissociable du héros de la saga puisqu’il l’utilisera dans les 5 films. La réplique mythique du début du film souligne d’ailleurs tout le bien qu’il pense de cette arme:

« Je sais c’que tu penses: c’est 6 fois qu’il a tiré ou c’est 5 seulement? Si tu veux savoir dans tout ce bordel j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un .44 Magnum le plus puissant soufflant qu’il y ait au monde un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois t’poser qu’une question: est-ce que j’tente ma chance? Vas-y tu la tentes ou pas? »

Clint Eastwood est parfait dans ce rôle qu’il endosse sans aucune difficulté, mélange d’anti-héros et de héros tragique. On ne connaît pas grand-chose de son passé, sinon qu’il a vécu un drame personnel qui a probablement accentué son côté cynique. Mais Dirty Harry (Harry le Charognard en VF) doit également beaucoup à l’excellente mise en scène du vétéran Don Siegel, 58 ans lors du tournage et réalisateur depuis le milieu des années 40. La manière dont il nous plonge dans le Frisco des années 70 est épatante, offrant un panorama de toute cette société cosmopolite oeuvrant dans les bas-fonds de la ville, accentuant la portée de son propos par un réalisme social accru. Sa caméra dynamique offre une vision impressionnante de cette mégapole nocturne, et l’on suit les enquêtes de Dirty Harry avec beaucoup d’intérêt. D’autant plus que le tueur surnommé le Scorpion (Drive?) est un pur psychopathe qui passe entre les mailles du filet, et qu’il faudra bien une personnalité forte comme Callahan pour tenter de le neutraliser.

Andrew Robinson est excellent dans le rôle du Scorpion, personnage complètement barré qui se la joue sniper fou avec délectation. Si sa demande de rançon n’aboutit pas, il compte bien éliminer 1 personne chaque jour… La police est sur les crans, et va essayer coûte que coûte de mettre la main sur lui. La scène d’intro est sublime en donnant le ton qui se maintiendra durant tout le film: un suspense bien troussé, une mise en scène géniale, un aspect bad ass résolument assumé, et une putain de bande-son signée par le surdoué Lalo Schifrin! Difficile de rivaliser avec les sonorités jazzy du mythique argentin, qui calent le personnage d’Harry avec classe!

Premier volet d’une saga qui perdurera jusqu’à la fin des années 80, L’Inspecteur Harry est une pure pépite du cinéma 70’s américain, nous plongeant dans cette période tourmentée qui aura donné naissance à de nombreuses oeuvres contestataires et souvent excellentes!

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Les news de la semaine: Jackie is Expendable!!!

Le titre parle de lui-même, l’impitoyable-magnifique-irrésistible-intrépide Jackie Chan intègre le casting d’Expendables 3!!! Après avoir décliné l’offre de Sylvester Stallone pour le 2 à cause du tournage de son Chinese Zodiac, Jackie sera cette fois bien présent, et le réalisateur Simon West devrait réitérer l’énorme B movie qu’il nous a concocté cette année!!!

 

Nouvelle affiche pour le prochain Die hard: belle Journée pour mourir! John et Jack McLane (Jai Courtney) vont tout faire péter le 20 février!

 

Nouveaux clichés pour Iron Man 3, qui nous présentent Andy Lau, Gwyneth Paltrow et Don Cheadle en pleine discussion, et un Tony Stark mal en point… Sortie le 1er mai!

 

 

Arnold Schwarzenegger sur le pied de guerre pour le Ten de David Ayer!

 

Resolution promet une variation bien intrigante sur le thème de la cabane dans les bois! Signé Justin Benson et Aaron Moorhead, cette histoire de désintox en pleine forêt devrait offrir de beaux moments de frayeurs…

The incredible Burt Wonderstone s’annonce comme une comédie bien barrée, avec un Jim Carrey totalement ravagé en magicien imbu de sa personne! Bon, ce n’est pas lui la tête d’affiche, puisque Steve Carrell est le héros de ce film signé Don Scardino, mais sa prestation risque d’être mythique!

La bande-annonce de Pain and Gain est tombée, et il faut avouer que Michael Bay semble s’en tirer plutôt bien sans ses robots fétiches! The Rock et Mark Wahlberg en braqueurs bodybuildés, ça va le faire à partir du 28 août!

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Marvel Universe 5: La Guerre des Identités

Ce Marvel Universe 5 s’éloigne des récits cosmiques habituels, pour nous offrir des annuals consacrés à 3 héros Marvel constituant une histoire complète. C’est ainsi que l’Amazing Spider-Man Annual 38, le Deadpool Annual 1 et l’Incredible Hulk Annual 1 forment un triptyque répondant au nom de La Guerre des Identités, écrit par un scénariste que je ne connais absolument pas, John Layman. Pour la petite histoire, un annual est un récit supplémentaire aux 12 ou 24 numéros d’une série sortant chaque année, une sorte de bonus qui n’a pas forcément lieu tous les ans, mais qui permet souvent de développer une histoire se libérant de la continuité.

Ici, on a donc affaire à 3 annuals, une sorte de team-up entre Spider-Man, Deadpool et Hulk, alors qu’ils se retrouvent projetés dans une dimension parallèle par la grâce de John Layman. On peut s’attendre à un coup marketing avec la réunion de ces 3 poids lourds, mais la crainte d’un récit inepte ou fade est balayée dès les premières pages, Layman assumant parfaitement son rôle d’outsider et libérant toute son énergie dans un récit diablement inspiré et carrément surprenant! Cet Identity Wars est une petite bombe que l’on avait pas vu venir!


Le coup des mondes parallèles est une constante dans l’univers Marvel, et si elle permet la plupart du temps de se libérer de la continuité acquise depuis 60 ans, elle est souvent aussi propice à des relectures simplistes et sans profondeur des héros classiques. Layman démontre quant à lui une dose conséquente de savoir sur les personnages, et se plaît à déconstruire cette fameuse continuité de manière ultra-savoureuse!!! C’est un pur régal de découvrir ce monde dans lequel Spidey est un héros populaire adulé par tous, même par ce vieux briscard de Jameson! S’il n’avait pas voulu se fouler, John Layman en serait resté là, mais il va aller bien plus loin que ce passage à travers le miroir, en développant un récit bien complexe, ponctués de clins d’oeil follement intelligents! Et la réunion des 3 super-héros n’a rien d’artificiel, chacun jouant un rôle très précis dans la construction narrative!

Quand le Peter Parker de l’Univers 616 (le classique) échoue dans celui où Spidey est une star, il va revêtir le costume du héros local afin de le remplacer le temps qu’il se remette de ses blessures. Parker va donc découvrir avec étonnement les joies de la popularité. Il va surtout aussi faire des rencontres qu’il ne pensait plus pouvoir faire, et c’est là que tout le génie de Layman prend son sens. Il va jouer avec la mythologie du Tisseur pour développer des éléments très personnels de la vie de Spidey de manière très touchante! Et par-dessus tout ça, il va nous offrir des rebondissements de dingue qui fonctionnent à merveille!

Le récit va également s’articuler autour d’un bad guy nommé Death Mask, et possédant des similitudes certaines avec notre bon vieux Fatalis. Mais là encore, Layman prend un plaisir tout particulier à multiplier les pistes et à sortir du carcan de la simple relecture, en nous faisant découvrir des personnages très surprenants! Le double de Deadpool est à ce titre vraiment bon, répondant au doux patronyme de Death Wish! Et que dire du Bruce Banner de cette dimension, qui a réussi à dompter son Hulk? Là encore, les trouvailles scénaristiques sont extrêmement savoureuses, John Layman s’intéressant au moindre détail tout en construisant un récit global qui se tient parfaitement! Le délire est énorme, et la qualité indéniable! Chaque chapitre est dessiné par un autre artiste, et c’est Lee Garbett, Juan Doe et Al Barrionuevo qui officient pour mettre en images cette aventure déjantée de manière très efficace!

Et pour finir ce numéro, on a droit à un épisode bonus qui est Le Leurre, où Wolverine fait équipe avec Wade afin de contrer la menace d’un robot alien. C’est Stuart Moore qui écrit, accompagné de Shawn Crystal au dessin, et c’est un délire bien sympathique! Ce récit n’a pas la complexité du précédent, mais il permet de voir une nouvelle alliance entre Logan et Wade qui fait forcément des étincelles, et Moore s’éclate vraiment à écrire ça! Les vannes de Wade fusent et sont excellentes, et le pauvre Wolvie doit supporter tout ça…

Bref, de l’excellent niveau pour ce Marvel Universe 5, avec un DP en forme olympique, accompagné de coéquipiers de choix! Et surtout, des scénaristes qui prennent plaisir dans leur travail et qui le communiquent!

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Misfits saison 4 (Howard Overman, 2012)

Il aura fallu subir une atroce saison de transition avant de pouvoir retrouver une atmosphère presque digne des débuts de la série! La saison 3 était franchement catastrophique, et Howard Overman est parvenu à redresser la barre en ne réitérant pas l’erreur de vouloir à tout prix se rapprocher de la personnalité unique des saisons 1 et 2, mais en faisant un véritable nettoyage par le vide et surtout, en laissant ses personnages évoluer à leur manière, grâce à une bande d’acteurs très talentueux.

Nettoyage par le vide donc avec l’éviction de Simon et Alisha perdus dans une boucle temporelle, tandis que Kelly s’est envolé pour un pays d’Afrique. Ne subsiste finalement que Curtis (Nathan Stewart-Jarrett), qui n’était pas franchement le plus indispensable… Le premier épisode de cette nouvelle saison s’avérait bien délirant, tout comme l’était celui de la saison 3 d’ailleurs… Et exactement comme l’était le second épisode de la saison 3, le 2ème de cette année s’avérait très poussif, et prometteur d’une saison sans intérêt… Hésitant à poursuivre, j’ai quand même laissé une chance au 3ème épisode, sans grande conviction… Et c’est là que cette saison 4 a commencé à prendre tout son sens!

Difficile de lâcher des personnages de la trempe de Nathan (Robert Sheehan a définitivement marqué de son empreinte l’histoire des séries avec sa composition de dingue!!!), et c’est très probablement cet attachement aux 2 premières saisons qui aura causé la perte de la saison 3. Aujourd’hui, Overman a bien compris que Rudy (Joseph Gilgun) ne serait jamais le nouveau Nathan, et c’est tant mieux! Du coup, Gilgun a pu se lâcher et s’ouvrir à ce personnage bien déjanté dont il assume l’identité. L’aspect carrément glauque et pervers du personnage a été abandonné, et il ne fait plus dans la surenchère afin de dépasser la folie de Nathan. En fait, il devient beaucoup plus intéressant depuis qu’il se détache de sa volonté de singer Nathan, gagnant en profondeur à un point que je n’aurais pas soupçonné!

A ses côtés, Curtis persiste, mais le reste du casting est entièrement composé de nouveaux venus aux personnalités bien variées; on a la jolie et fonceuse Jess (Karla Crome), le timide Finn (Nathan McMullen), et le playboy Alex (Matt Stokoe). 3 nouveaux personnages qui après 2 épisodes de rodage parviennent à instaurer une cohésion que l’on n’attendait plus, et surtout à offrir une nouvelle dynamique au show! Les imbrications des différents pouvoirs et secrets en présence sont traités avec un sens de l’écriture qui nous ramène quelques saisons en arrière, et c’est paradoxalement dû au fait que l’on ne cherche plus à tout prix à s’en rapprocher! Si l’équipe originelle était tout simplement géniale, il fallait prendre la difficile décision de totalement s’en détacher, ce qui a permis de repartir sur de nouvelles bases. Le concept reste le même, l’environnement également, et les auteurs ne peuvent pas écrire autre chose que du Misfits. Mais du coup, ils reviennent à du bon Misfits, et pas cette pâle copie qu’était la saison 3! La saveur se répand à nouveau, et l’on se surprend à rire à certaines répliques qui claquent, ou a des situations totalement barges! La magie se remet à opérer, et ça fait un bien fou de se rendre compte qu’une résurrection est possible!

Les 2 premières saisons resteront à jamais mythiques, et cette 4ème n’atteint pas le niveau hors norme des origines; mais elle possède une personnalité très forte qui donne envie épisode après épisode d’y retourner, et de poursuivre ces aventures totalement barges! C’est un renouveau total pour la série, et c’est un vrai plaisir de retrouver une fraîcheur que l’on croyait perdue! Avec une mention spéciale pour le nouvel agent de probation, sacrément ravagé lui aussi! Shaun Dooley en fait un être vraiment particulier, et il se place dans la lignée des précédents avec classe!

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