Le clip de la semaine: Julia Stone – By the Horns

Julia Stone poursuit son bonhomme de chemin depuis le magnifique Down the Way composé avec son frère Angus, et ce By the Horns tiré de l’album éponyme est une nouvelle plongée dans l’univers folk et minimaliste qu’affectionne le duo. Cette fois-ci, il s’agit d’un album solo sorti l’an passé, qui est son 2ème projet perso tandis qu’Angus a réalisé 2 albums de son côté. Ils ont également sortis 2 albums ensemble, et c’est un plaisir de replonger dans leur univers si particulier au gré de ces projets teintés de romantisme et de douceur! Enjoy! 😉

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Chroniques de Tchernobyl (Bradley Parker, 2012)

Producteur opportuniste depuis le succès de son premier film Paranormal Activity (dont il assure la réalisation), Oren Peli surfe sur toutes les vagues horrifiques avec Insidious, la série The River, The Lords of Salem de Rob Zombie, ou en poursuivant tranquillement la saga qui l’a fait connaître. Il reviendra également à la mise en scène avec le prochain Area 51 actuellement en post-production.

Pour l’heure, c’est son Chroniques de Tchernobyl qui nous intéresse, pour lequel il s’est investi davantage puisqu’il a participé au scénario avec Carey Van Dyke et Shane Van Dyke, scénaristes et acteurs dans les fameuses productions Asylum… Shane est même le réalisateur de Paranormal Entity, le pillage-hommage du premier film d’Oren Peli, ainsi que de Titanic II! Du lourd au scénario donc, et pourtant, ce Chroniques de Tchernobyl qui ne paye pas de mine se révèle finalement surprenant…

Les films se déroulant aux alentours de la ville ukrainienne sont rares, alors que le potentiel scénaristique de la catastrophe nucléaire est indéniable pour un film d’horreur. Cette pudeur par rapport à cet accident sans précédent vient-il du fait que les doutes subsistent encore de nos jours sur la contamination par-delà les frontières causant d’innombrables cancers? En France, un non-lieu vient d’être confirmé ce 20 novembre 2012, estimant qu’il est impossible d’établir un lien indiscutable entre le nuage radioactif et les cas de cancers…

Tchernobyl constitue donc un site rêvé pour l’industrie cinématographique, puisqu’on peut y puiser une atmosphère morbide préexistante à laquelle il suffit d’intégrer quelques éléments supplémentaires. John Hyams a eu la très bonne idée d’y emmener ses Unisols dans le 3ème volet de la saga Universal Soldier, et l’ambiance délétère participe au succès de cet excellent film. Oren Peli charge Bradley Parker, dont il s’agit de la première réalisation, de s’immerger dans ces lieux marqués par la tragédie et le deuil, et d’en tirer un film de genre original.

Si Chroniques de Tchernobyl commence comme la plupart des bandes horrifiques actuelles, à savoir la bande de jeunes partie s’éclater dans un lieu qu’ils ne connaissent pas mais dont ils vont découvrir les vices cachés, il faut bien avouer que Bradley Parker prend soin de son premier film, et pose une vision intéressante allant plus loin que celle d’un simple yes-man. Il immerge son groupe ainsi que les spectateurs dans cette ville de Prypiat située à 3 kilomètres de la centrale, dont la population de 50 000 personnes à été totalement évacuée après la catastrophe. Ces lieux chargés d’histoire sont utilisés avec soin par Parker et Peli dans le développement de leur récit, qui prend le temps de rappeler le drame vécu par les habitants… Mais le tournage ne s’est pas fait à Prypiat même, les producteurs ayant opté pour la reconstitution des lieux à Belgrade (Serbie) et à Budapest (Hongrie) afin d’éviter tout risque. Les taux de radioactivité dans cette ville-fantôme y sont encore très dangereux, et même supérieurs à ceux de la centrale, car la décontamination n’y a pas été aussi importante.

Si la bande de jeunes revêt des caractères communs à ce genre de production, c’est dans le traitement du récit que l’impact de Parker et Peli fonctionne. Partis pour une randonnée de tourisme extrême (la visite de lieux dangereux), ces 3 gars et 3 filles plus leur guide vont se retrouver confrontés à une menace d’une nature inconnue. Bradley Parker n’utilise pas à proprement parler le principe du found footage (les images retrouvées), mais s’en inspire fortement pour accentuer l’impact immédiat de ses images. La visite morbide en ces lieux désertés commence par avoir des allures de documentaire, puis évolue vers une tension horrifique bien maîtrisée. C’est dans la structuration même des lieux que le film prend son sens, Peli et Parker prenant soin de bien dépeindre cet environnement délétère, vestige immuable de cette catastrophe survenue le 26 avril 1986 dans la centrale Lénine. La progression de la troupe dans les immeubles désaffectés, sur la place publique avec cette grande roue à l’arrêt et les auto-tamponneuses sur l’herbe, ou dans les couloirs obscurs est faite avec une maîtrise du suspense indéniable. Les événements qui vont se dérouler alors pour le groupe vont les plonger dans une horreur indicible…

Chroniques de Tchernobyl s’appuie donc intelligemment sur l’aura de cet accident nucléaire pour dérouler un récit prenant, et l’on va arpenter les alentours avec angoisse… Du très bon pop-corn movie par un Oren Peli qui sait flairer les bons filons, et surtout, un premier film très réussi pour Bradley Parker!

Publié dans 2010's, Cinéma | 4 commentaires

Les news de la semaine: Necronomicon!

Franchement, la nouvelle bande-annonce du remake d’Evil Dead a vraiment de quoi attiser la curiosité! Je ne suis pas un fan de la trilogie, mais cette relecture semble aller vraiment loin et risque de bien foutre les jetons! C’est signé Fede Alvarez et ça sort le 8 mai!

Quelques infos sur Berandal, la suite de l’excellent The Raid, toujours signé Gareth Evans. Après le huis-clos explosif du 1er, Evans décide de quitter l’immeuble et de voir plus grand, avec une organisation de malfaiteurs plus importante. Le terrain de jeux sera donc plus vaste, et Iko Uwais, la star du 1er opus, sera bien de la partie. Il sera accompagné d’une certaine Julie Estelle dans le doux rôle de Hammer Girl, dévoilée ci-dessous par un concept art annonçant un personnage pétillant et violent à la fois!

 

Une affiche sympathique pour le nouveau Carrie, porté par l’excellente Chlöe Moretz! Par contre, le film ne sortira plus le 17 avril, mais il est repoussé au mois d’octobre…

 

Nouvelle bande-annonce pour le très attendu Zero dark thirty de Katrhyn Bigelow, qui devrait s’imposer comme l’un des grands films de 2013!

3ème BA pour Die hard: belle Journée pour mourir, qui commence à sacrément prendre de la gueule! On croise les doigts pour le 20 février…

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

Dredd (Pete Travis, 2012)

17 ans après la version qui voyait Sylvester Stallone entrer dans la peau du Juge, c’est Karl Urban qui incarne Dredd dans cette nouvelle adaptation du comics, mise en scène par Pete Travis (Angles d’Attaque). Si les photos laissaient augurer d’un direct-to-DVD sans envergure, il faut bien avouer que cette relecture s’avère plutôt surprenante! Dredd est bien plus solide que ce que l’on pouvait croire, et l’ambiance distillée dans le film fonctionne vraiment bien! (Il se classe 29ème dans le Palmarès Interblogs)

Pour la petite histoire, Dredd est chargé d’évaluer une nouvelle recrue afin de la valider ou non en tant que Juge. Pas de bol pour elle, sa première mission sera une véritable épreuve de survie en milieu urbain, puisqu’ils seront confrontés à des trafiquants de drogue bien décidés à ne pas laisser leur business partir en fumée. Alors là, il est impossible que Pete Travis et son scénariste Alex Garland n’aient pas vu The Raid! Dredd est une relecture futuriste de la bombe de Gareth Evans, avec la trame similaire de l’infiltration dans l’immeuble et la montée étage par étage afin d’atteindre le gros bonnet, avec un jeu de massacre techniquement très maîtrisé tout le long du film! Dredd et Anderson vont devoir survivre dans ce lieu hostile où tout le monde veut leur peau, et où le big boss est prêt à massacrer les habitants pour réussir à vaincre les 2 Juges.

Le big boss, c’est Ma-Ma, jouée par une Lena Headey bien flippante dans son rôle de dealeuse psychopathe! Extrémiste et sans pitié, elle mène ses hommes d’une main de fer et contrôle tout l’immeuble. Elle est prête à tuer les habitants qui aideront les 2 Juges, et elle fait une bad girl très réussie! Olivia Thirlby campe la recrue Anderson avec beaucoup de sensibilité, cette mutante souhaitant à tout prix réussir à s’imposer comme un Juge, et étant déterminée à prouver sa valeur. A ses côtés, Dredd fait malheureusement pâle figure: son côté monolithique est la grosse faille du film, puisqu’il est encore moins humain que ne l’était RoboCop chez Verhoeven! Il passe le film sans ressentir la moindre émotion, et on ne verra jamais le visage de Karl Urban! Un traitement assez particulier pour ce personnage brut, heureusement que son aspect bad ass fonctionne!


Dredd
est un pur film d’action que Pete Travis parvient à tirer vers le haut grâce à une mise en scène recherchée, et l’on retiendra les séquences captivantes au ralenti, résultat de la drogue Slo Mo qui semble arrêter le temps! L’effet de cette drogue donne une tonalité visuelle saisissante, conférant à Dredd une identité graphique certaine! De plus, l’ancrage dans une société post-apocalyptique que ne renierait pas Mad Max offre une vision futuriste brute et sans concessions, dans laquelle le travail des Juges semblerait presque vain… Et la violence sauvage avec laquelle se battent les dealers et les Juges est très maîtrisée graphiquement, faisant de ce Dredd une très bonne surprise en ce début d’année!

Publié dans 2010's, Cinéma | 5 commentaires

La Proie (Michael Crichton, 2002)

Michael Crichton fait partie de ces écrivains ayant vu un pan important de leur oeuvre adapté au cinéma, avec une quinzaine de films parmi lesquels Jurassic Park, Congo, Sphère, Le 13ème Guerrier… Parallèlement à cette série d’adaptations qui débute en 1971 avec Le Mystère Andromède, Michael Crichton s’intéresse de près au cinéma, puisqu’il passera à plusieurs reprises derrière la caméra, notamment pour Mondwest ou Looker.

Mais si son nom est associé à des films d’aventures à tendances fantastiques, Michael Crichton est avant tout un passionnant écrivain capable de rendre crédible n’importe quelle situation extraordinaire. Sa précision dans la présentation de ses intrigues et son approche ultra-documentée des thèmes scientifiques qu’il aborde permettent une plongée totale dans des univers pourtant difficile d’accès. Qu’il s’agisse de microbiologie comme dans La Variété Andromède, ou la nanotechnologie comme dans La Proie, c’est un bonheur de plonger dans ces intrigues complexes basées sur une extension d’une réalité scientifique!

Quand Jack Forman, consultant en informatique, commence à avoir des doutes sur les agissements de sa femme Julia, spécialiste des nanoparticules pour le compte de la société Xymos, il va trouver le moyen d’enquêter et de découvrir que les recherches en cours vont bien plus loin que les enjeux médicaux que la technologie peut permettre… Jack va plonger dans un monde inquiétant où quelque chose de nouveau a été créé, et pas forcément pour le bien de l’humanité…

Crichton dépeint un couple aux valeurs traditionnelles inversées, lui étant au chômage et s’occupant des enfants tandis que sa femme multiplie les heures supplémentaires pour que son projet arrive à terme. Ses descriptions ne manquent pas d’humour et accentuent l’aspect féminin de ce Jack devisant sur les meilleures couches à acheter pour son bébé, tandis que sa femme s’intéresse à peine aux enfants tant elle est épuisée. Crichton s’amuse de ce décalage de manière savoureuse, et pose en même temps les bases d’une crise de couple avec beaucoup de sensibilité. Il prend le temps de développer cette lente dégradation de leur relation, avec là encore une précision chirurgicale!

L’enquête de Jack va le conduire en plein désert du Nevada, où il va avoir accès aux installations de Xymos en tant que consultant, et c’est alors qu’il va peu à peu découvrir la nature réelle des travaux de sa femme et de son équipe. On replonge avec plaisir dans cet univers aseptisé découvert dans La Variété Andromède, avec ses salles de recherches, ses sas de sécurité et ses couloirs aux lumières artificielles. Crichton dépeint avec beaucoup d’aisance ces lieux où la science risque de faire basculer le monde, et il prend plaisir à détailler chaque élément les composant. La visite guidée de Jack est une véritable plongée dans l’univers de la nanotechnologie, et l’on va découvrir le mode de fabrication de ces particules avec une bonne dose de suspense et de tension! Michael Crichton parvient à être passionnant dans ce qu’il raconte, et il offre un vernis inquiétant qui n’est certainement pas pour déplaire!

La menace issue de ce laboratoire est unique, et sa découverte reste surprenante! Pas de monstre ou de modifications sur l’être humain, il s’agit vraiment d’autre chose… La nature même de ce danger est impressionnante et difficile à appréhender, et l’auteur parvient à nous immerger dans cette atmosphère stressante avec toujours ce sens du réalisme qui le caractérise. En s’appuyant sur des innovations technologiques de pointe touchant à plusieurs domaines (biologique, informatique…), Crichton nous fait découvrir des systèmes captivants comme l’élaboration de programmes de traitement distribué, qui permettent de créer des agents virtuels dans un ordinateur, et de les laisser agir afin de déterminer comment régler des problèmes dans la vie réelle. Basés sur des observations de processus biologiques comme le fonctionnement d’une ruche ou d’une fourmilière, ils reproduisent de manière informatique les comportements de ces insectes afin de trouver une solution pour acheminer de manière la plus efficace possible les appels dans un réseau de télécommunication par exemple. Crichton parvient avec une relative facilité à nous dévoiler les tenants et aboutissants de ces avancées technologiques, et surtout à nous faire comprendre leurs applications dans le monde réel!

Mais les innovations apportent aussi leurs dangers, et les événements se déroulant chez Xymos risquent d’avoir des conséquences désastreuses… Quand Jack va prendre conscience de l’ampleur de la menace, il va devoir tenter de la contrer, même s’il va être extrêmement difficile de s’adapter à cet ennemi d’un genre nouveau… La Proie est une véritable réussite dans le domaine du thriller scientifique, et même si la fin est un peu longue, la plongée dans cet univers nanotechnologique vaut le coup!

Publié dans Bouquin | Laisser un commentaire