Le clip de la semaine: Massive Attack – Angel

Le groupe de Bristol est indéniablement une référence dans le domaine du trip-hop, et son 4ème album Mezzanine est ce qui se rapproche le plus de la perfection en matière de musique! L’atmosphère unique qui habite l’ensemble des titres est véritablement impressionnante, avec ses sonorités éthérées et ses voix sublimes! Je vous laisse avec Angel, le morceau qui ouvre Mezzanine! Enjoy! 😉

 

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Mister Babadook (Jennifer Kent, 2014)

Avec son faux air de classique horrifique, qui voit une mère de famille élever seule son fils tandis qu’une mystérieuse présence se fait de plus en plus oppressante dans leur maison, on se dit qu’on tient une énième variation de ghost story. Mais la sensibilité de la réalisatrice australienne Jennifer Kent apporte toute la fraîcheur nécessaire pour se démarquer dans un genre très codifié et surchargé. Son Mister Babadook est davantage angoissant qu’horrifique, et va instiller une peur insidieuse et tenace.

 

L’originalité de l’approche de Jennifer Kent réside dans la vision très sociale de ses personnages. Essie Davis joue une mère de famille littéralement épuisée par son gamin, lequel croit solidement à l’existence des monstres. Le jeune Samuel est un môme perturbé que les autres enfants n’ont plus envie d’approcher, et qui devient une source de conflit avec les parents et le personnel de l’école. On suit la lutte perpétuelle de cette mère pour aider son enfant, et les sentiments contradictoires d’amour et de haine refoulée se mélangent dans ses différentes tentatives. Essie Davis joue de manière très touchante cette femme au bout du rouleau prénommée Amelia, enfermée dans un engrenage douloureux fait de deuil, de culpabilité et de désespoir. Noah Wiseman interprète d’une manière impressionnante ce fils déphasé, qui de crises d’angoisse en périodes de calme, joue constamment avec les nerfs de sa mère.

 

Les deux acteurs principaux forment une cellule familiale tronquée, dans laquelle la figure paternelle fait cruellement défaut. La douleur rentrée de la mère fait face à l’hystérie de son gamin, et chacun extériorise à sa manière toute la peine et tous les remords qu’ils ressentent. Essie Davis et Noah Wiseman sont vraiment très convaincants, et nous embarquent dans un drame intimiste prenant. Mais comme si cela ne suffisait pas, un élément surnaturel va apparaître, et parachever l’entreprise d’auto-destruction déjà en place. C’est comme si le Mal se nourrissait de la détresse et de la solitude, et qu’il parvenait à prendre physiquement forme grâce à tous ces éléments négatifs. C’est ainsi qu’Amelia va découvrir par hasard un bien étrange livre dans la bibliothèque de son fils, Mister Babadook. Lorsqu’elle commence à le lui lire un soir au coucher, elle va sans le vouloir inviter un esprit maléfique dans sa maison.

 

Ce livre conte le récit d’une créature malfaisante qui veut entrer dans la chambre d’un petit garçon, et Amelia va se rendre compte que l’histoire racontée est bien trop proche de ce qu’elle vit. Les dessins effrayants et le texte malsain en font un objet très macabre, aux antipodes des bouquins pour enfants. Mais le Bababdook présent dans ces pages sombres a très envie de sortir pour devenir bien réel… Après avoir brossé un portrait très convaincant d’une mère et de son fils à la dérive socialement parlant, Jennifer Kent place une présence surnaturelle qui va se manifester tout d’abord par des sons, et qui va peu à peu s’étendre. La réalisatrice manie sa mise en scène avec la même précision qu’elle a pour l’écriture (c’est elle qui a rédigé le scénario) et nous offre une approche très sensitive où l’on ressent le climat angoissant à travers le regard de la mère. Des bruits soudains aux apparitions fantomatiques, Mister Babadook dégage une atmosphère pesante et baigne dans une mise en scène très aboutie. On est dans une épouvante esthétique, comme l’était La Dame en Noir par exemple, avec une réelle envie de proposer quelque chose de différent et de solide.

Mister Babadook est une très bonne surprise dans le genre, qui parvient à faire évoluer le concept de la maison hantée de manière salvatrice!

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Les news de la semaine: Mon Oncle Charlie

Les Australiens ont aussi leurs rednecks, c’est ce que le réalisateur Chris Sun nous prouvera avec son Charlie’s Farm qui déroulera une ambiance bien sanguinolente dans l’outback! Après 2 opus de Sharknado, on commence à croire que Tara Reid aime bien les histoires horrifiques! Elle croisera Kane « Jason Voohrees » Hodder et Bill Moseley (Massacre à la Tronçonneuse 2, La Nuit des Morts-Vivants version Savini, L’Armée des Ténèbres, The Devil’s Rejects) dans cette histoire qui suivra l’habituelle bande de djeun’s partis passer quelques jours au calme. Mais c’est sans compter sur le vilain Charlie, un brin psychopathe et adepte de la charcuterie artisanale. La BA laisse augurer d’une atmosphère plutôt engageante, et le boogeyman australien pourrait se hisser à un bon niveau!

 

Better call Saul se précise de plus en plus, et on obtient aujourd’hui la date de lancement du show de Vince Gilligan! L’avocat véreux Saul Goodman fera son retour (rappelons qu’il est issu de la série Breaking bad) le 9 février sur la chaîne AMC, dans moins de 3 petits mois donc! C’est tout pour cette semaine!

 

 

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22 Jump Street (Phil Lord, Christopher Miller, 2014)

Phil Lord et Christopher Miller travaillent ensemble depuis Clone High, une série d’animation qu’ils ont créée en 2002. On leur doit par la suite 4 longs métrages aux qualités variables, allant du passable Tempête de Boulettes géantes au très réussi La grande Aventure Lego en ce qui concerne l’animation, et passant du sympathique 21 Jump Street à l’excellent 22 Jump Street concernant les films live!

Vous l’aurez compris, 21 Jump Street constituait une ébauche imparfaite mais sympathique, et toutes les approximations et erreurs du 1er film ont été largement corrigées dans cette séquelle, qui s’avère être une excellente comédie d’action! Largement supérieur à son aîné, 22 Jump Street pose un humour bien plus ravageur et se permet d’aller bien plus loin dans le délire de ces 2 flics pas très compétents! L’humour bas du front (ou en-dessous de la ceinture si vous préférez) est une marque de fabrique de la saga, et est totalement assumé dans cet opus, qui atteint un niveau d’absurdité bien plus puissant que dans le film précédent. Il y a des instants où le temps est comme suspendu, permettant de prolonger une scène de foutage de gueule bien sévère, comme c’est le cas lorsque… Ah mais nan je peux pas spoiler! Mais quoi qu’il en soit, quand vous verrez Channing Tatum se moquer d’un personnage durant 2 minutes, vous comprendrez toute la subtilité de ce film!

Si la paire Phil Lord et Christopher Miller est rodée depuis toutes ces années à travailler ensemble, c’est le duo Channing Tatum-Jonah Hill qui prend de l’ampleur dans cette séquelle. L’humour oscillait un peu trop dans l’opus précédent, passant de moments parfois lourds à des scènes hilarantes. On ne savait pas trop sur quel pied danser, et au final le film parvenait à tirer son épingle du jeu, mais toutefois sans parvenir à avoir une âme solide. 22 Jump Street assume davantage son délire, et son duo de choc a appris à bosser ensemble pour que l’humour soit bien plus détonnant!

L’aspect gay friendly est franchement drôle, avec les nombreuses allusions à la vie de couple qui pèse sur les deux flics. Schmidt et Jenko (Hill et Tatum) sont comme 2 ados attardés qui joueraient aux flics, et ils maîtrisent davantage leur partition que dans 21 Jump Street. Schmidt est toujours aussi gauche avec les filles, et Jenko ne pense qu’à faire la fête. On va découvrir le monde de la fac avec ses confréries, ses beuveries, son foot américain et tout le côté bien ricain de manière décalée, et chacun des 2 flics va plus ou moins s’adapter à cette vie à l’université. Mais leurs différences vont encore une fois leur permettre de résoudre l’affaire sur laquelle ils bossent.

Affaire qui d’ailleurs est exactement pareille que dans le premier film, ce que leur répètent bien leurs supérieurs. Les allusions à peine voilées sur les suites qui prennent le même point de départ, qui ont plus d’argent et dans laquelle les acteurs vont commencer à faire des caprices de stars sont elles aussi savoureuses! Le 22 Jump Street est d’ailleurs bien plus grand que le 21, et son Jésus coréen a trouvé un remplaçant… Rien que le début du film avec la justification de son nouveau titre est excellent! D’ailleurs le générique de fin est juste génial, en proposant des dizaines de futures suites, avec chaque fois un visuel approprié!

Ice Cube est bien plus drôle dans cette suite, et son personnage du capitaine Dickson est excellent lors de ses pétages de plomb! L’incontournable Peter Stormare joue le bad guy avec classe (même quand il porte un sac à dos rose), et toute la galerie de personnages donne lieu à des moments bien drôles. Le combat final entre Schmidt et son ennemi est bien absurde et drôle, et en fait 22 Jump Street est une petite tuerie bien barge!

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Le clip de la semaine: Morcheeba – Blindfold

Avec ce morceau issu de l’excellent album Big Calm sorti en 1998, on replonge avec nostalgie dans le trip-hop des années 90, dont le groupe anglais Morcheeba est l’un des plus illustres représentants. Blindfold bénéficie encore de la sublime voix de Skye Edwards, avant que le line-up change constamment… Un très beau morceau qui devrait vous motiver pour (ré)écouter Big Calm! Enjoy! 😉

 

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