Le clip de la semaine : Brass Against – The Pot

Brass Against est un collectif de musiciens new-yorkais qui s’est réuni pour reprendre des protest songs de pas mal d’artistes engagés, tels Public Ennemy, Jane’s Addiction, A Tribe called Quest, Rage Against the Machine… Et ils se sont aussi frotté aux excellents Tool, avec cette cover de The Pot, à laquelle ils apportent une dimension étonnante en mode fanfare et avec la superbe voix soul de Sophia Urista! Je vous invite à découvrir cette réappropriation qui n’a pas dû déplaire à Maynard!

 

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Deadpool 9 : Major X

Enfin un sursaut de créativité dans les différentes séries de ce magazine! Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas apprécié ce mensuel, donc autant en profiter, on se sait pas si ça va durer! ^^

On commence par la série principale Deadpool toujours orchestrée par Skottie Young et Nic Klein, qui a la bonne idée de se parer d’atours très film noir, et ça rend plutôt bien! Bon, on a toujours la même problématique, à savoir le côté one-shot qui fait que le récit avance souvent gratuitement sans que l’on bosse sur les répercussions vis-à-vis des personnages, mais la fin offre tout de même une ouverture intéressante. Wade s’est réveillé un matin, et s’est aperçu qu’on lui avait volé son coeur. Littéralement. Il a donc un grand trou dans la poitrine, et c’est un peu gênant. Du coup, il va engager Jessica Jones pour retrouver celui qui lui a fait ça. Ca commence vraiment comme dans un polar des années 50, et Nic Klein nous régale visuellement avec cette esthétique jouant sur les variations de lumière. Young s’accapare les codes du genre pour les monologues de Deadpool, et le voir siroter de l’alcool dans le bureau de Jessica en mode dépressif polardeux, ça le fait ^^

Nic Klein s’est vraiment révélé un dessinateur très talentueux au fil des épisodes, et il a une très belle capacité d’adaptation aux personnages, comme le prouve la manière dont il dépeint Daredevil, en visualisant son fameux sens radar. L’histoire va nous permettre de croiser l’Homme sans Peur, mais aussi Tombstone, Senor Magico ou encore Frère Vaudou. On se retrouve dans une configuration en mode quête, qui passe par différentes étapes, et c’est dans ce sens que ça semblait artificiel, mais au final ça a quand même de la gueule malgré cet aspect. Et on se dit surtout que Nic Klein sur une série Daredevil, ça le ferait à mort!!!

Depuis quand des épisodes de Spider-Man/Deadpool n’avaient pas été bons comme ça? Ca fait trèèès longtemps oui! Donc le délire de Robbie Thompson sur ces 2 épisodes s’avère salvateur pour la série, et même si les dessins de Matt Horak ne sont pas des plus aboutis, ça passe! Après leur road-trip en Zone Négative, Wade et Peter reviennent sur Terre, et ils ont été absents 1 an! Il y a eu un sacré bordel depuis, puisqu’ils débarquent dans un monde apocalyptique… Sont-ils bien revenus dans leur monde?? En tout cas, Thompson se fait plaisir et va jouer avec ses personnages, en créant des hybrides comme Puck qui se transforme en Hulk, Silk qui a fusionné avec Warlock, etc… Et ce qui est bien joué aussi, c’est Deadpool en mode panique car il n’arrive plus à voir les lecteurs! J’étais juste là pourtant… Il ne parvient plus à briser le 4ème Mur, et pense du coup que c’est la fin de tout… Evidemment, Spider-Man ne comprend pas pourquoi Wade se rend malade à cause de ces histoires de comics! « Oh! Je peux voir ton majeur! Il n’est pas pixelisé, alors que ce n’est pas une série de la ligne Max. Ca signifie que je peux dire p*&@%#? » « Il y a quelque chose qui cloche! Le Quatrième Mur a été reconstruit, je ne peux plus parler à nos lecteurs ou les entendre. Et il n’y a pas de notes éditoriales. Des inconnus prennent une part active à ce qui est clairement un gros événement. » Bref, c’est vraiment fun et ça donne une bonne bouffée d’air frais à cette série qui en avait bien besoin!

Domino est sans conteste la série la plus faible du magazine, alors quelle surprise de voir un bon épisode ce mois-ci! Gail Simone nous livre un très bon flash-back sur la manière dont Domino et Diamondback ont fait la connaissance d’Outlaw, et c’est plutôt rythmé et un poil violent! C’est un récit très court, mais comme quoi, des fois pas besoin d’en faire des tonnes pour le faire bien ^^

On termine par le 1er épisode de Major X, un individu mystérieux qui se rend dans le passé afin de prévenir son futur apocalyptique. Un thème déjà vu tellement de fois, mais la particularité sympa de cet épisode, c’est que Major X débarque lors de la toute première rencontre entre Deadpool et Cable (souvenez-vous, Titans 155 ^^! C’est Rob Liefeld lui-même qui réécrit son histoire, et qui met en scène Dreadpool attaquant Cable comme à la belle époque, en respectant les dialogues et les dessins originaux! Bon, techniquement, comme Major X débarque dans le passé, il crée une nouvelle ligne temporelle, donc les Cable, Deadpool et Nouveaux Mutants de cet épisode sont des versions parallèles des héros connus. Mais il faut reconnaître à Liefeld, qui a souvent été décrié, qu’il gère plutôt bien ses parties narrative et graphique, et son Major X a de la gueule! Alors oui, il y a certaines lignes de dialogues qui sont dépassées, mais son évocation de l’Ex-Istence, ce monde dans lequel évolue Major X, a un côté Tron qui claque je trouve. Et puis il y a un vrai plaisir nostalgique à retrouver ce côté 90’s! 🙂

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Les news de la semaine : Midnight Runaways

Après une saison 2 calamiteuse, se pourrait-il que la 3 permette un renouveau salvateur pour Runaways? Le fait de s’affranchir enfin des interminables combats familiaux devrait en toute logique donner un bon coup de fouet au show teenage de Marvel, et la délocalisation (adieu Los Angeles, enfin!) dans le domaine de Morgane la Fée pourrait ouvrir vers un univers de magie et de sorcellerie très intéressant! On attend cette 3ème salve pour le 13 décembre!

 

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Alice et le Maire (Nicolas Pariser, 2019)

Le maire de Lyon est en proie à une sorte de crise existentielle, ne parvenant plus à trouver de nouvelles idées, ce qui est plutôt problématique à son poste… On lui adjoint une jeune philosophe qui va tenter de lui donner des conseils et des pistes de réflexion afin de sortir de cette impasse. Sur le papier, on s’attend à des confrontations d’idées et de points de vues riches et originaux, et à des joutes verbales animées et captivantes. C’est vrai que Le Brio n’est pa si vieux, et est directement devenu un classique du genre dans ces duels linguistiques!

Mais Alice et le Maire n’est pas Le Brio, et ne va pas marcher sur ses plate-bandes… Les confrontations d’idées vont rester très courtoises, et même si elles sont parfois intéressantes, elles ne vont pas faire de vagues. Le registre n’est pas le même, et Nicolas Pariser a plutôt comme ambition de dévoiler la vacuité inhérente à la vie politique, qui adore les colloques, les discours et les réunions. Alice va débarquer dans cet univers codifié et très millimétré, et va apprendre à capter dans ce mouvement permanent les quelques bribes intéressantes pouvant déboucher sur un résultat concret. Le groupe de travail sur Lyon 2500 est symptomatique de cette vacuité dans les idées et de cette dépense énergétique inutile…

Le propos de l’inutilité de la multitude des assemblées et autres réunions n’est pas neuf, et est même intéressant au début. Mais l’ensemble va malheureusement se mettre à tourner en boucle, et la fronde attendue va s’étioler pour rester trop sage au final. L’apport d’Alice dans la vie du maire est palpable, et on sent un regain d’intérêt pour son poste, et le duo Fabrice LuchiniAnaïs Demoustier fonctionne pendant un temps. Mais le propos ne décolle pas autant qu’on aurait pu l’espérer, et il devient répétitif au bout d’un temps… Fabrice Luchini est à l’aise dans le rôle de cet homme politique en proie au doute, et qui manifeste le besoin de se poser de vraies questions. Face à lui, Anaïs Demoustier s’avère lumineuse et apporte beaucoup au film, grâce à sa composition franche et naturelle, apportant un regard neuf sur un monde politique usé.

Après tout, c’est à une vision simple et un peu rebelle que tend Nicolas Pariser, lorsqu’il met le personnage de cette jeune universitaire face à un cador rompu à l’art de la politique depuis des décennies. Il y avait une envie de faire bouger les institutions et de démontrer à travers un film que ce mouvement est possible et crédible, mais c’est comme si en cours de chemin, il avait quelque peu perdu la foi en son discours. C’est finalement assez frustrant car il y avait de vraies potentialités, mais le tout est bien trop sage et bien trop lisse pour marquer. Le film va peu à peu se fermer pour sembler vouloir contenter surtout les quelques socialistes qui ont encore envie de faire bouger les choses, et le discours politique devient trop pointu pour pouvoir être remis en cause… Et c’est bien dommage, car Anaïs Demoustier vole littéralement la vedette à Luchini, et que son personnage aurait mérité davantage d’emphase et d’envolées lyriques! En tout cas, ça donne bien envie de revoir Le Brio du coup!

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Le clip de la semaine : Les Frères Champion

Venez assister à un combat spectaculaire, dans la lignée de Rocky ou Over the Top – le Bras de Fer! Mais dans un domaine un peu différent quand même… Le metteur en scène Henri Gander réalisait son 1er court métrage en 2015, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il manie plutôt bien l’humour et les références aux films de combat ^^ On sent qu’il a été bercé par Rocky et consorts, et il appose une mise en scène bien immersive, permettant de tirer vers le haut son sujet bien absurde! ^^

Il bénéficie d’acteurs talentueux, avec les présences de Sylvain Urban, Philippe Ohrel et Joseph Braconnier, qui permettent de rendre leurs personnages bien crédibles! Je vous invite vivement à découvrir cette finale du championnat de la WBF, qui est surtout très WTF! Le suspense est à son comble, et les Frère Champion se doivent de pulvériser leur adversaire, l’intraitable Russe Popov

 

Les Frères Champion – Short Film from Henri Gander on Vimeo.

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