Les news de la semaine : Messiah Supa Crew

Messiah avait été une excellente surprise l’an passé sur Netflix, posant des questions très pertinentes sur les croyances contemporaines et les enjeux géopolitiques qui en découlent. L’acteur belge Mehdi Dehbi incarnait à la perfection ce mystérieux jeune homme sorti de nulle part, qui laissait planer le doute quant à la vraie nature de son personnage. Le show de Michael Petroni restera finalement un one-shot, puisque l’acteur Will Traval a annoncé qu’il n’y aurait pas de saison 2. En même temps, cette unique saison se suffisait déjà à elle-même, bien que Petroni affirmait avoir des idées très intéressantes pour la suite. En tout cas, pour ceux qui ne l’ont pas vu, je vous conseille d’y jeter un oeil!

 

Il est évidemment trop tôt pour savoir si Morbius conservera sa date de sortie du 5 août, mais Sony continue sa promo, en nous balançant une affiche terriblement laide… Je vous laisse juger.

 

 

 

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Le Cri (Nicolas Beuglet, 2016)

Après avoir travaillé sur M6 durant une quinzaine d’années, où il a gravi les échelons en passant de présentateur à producteur, Nicolas Beuglet a obliqué vers le statut de romancier en 2011, année où il a publié son tout premier bouquin, intitulé Le premier Crâne. La particularité de ce livre est qu’il a été publié sous un pseudonyme, celui de Nicolas Sker. Il entame ensuite en 2016 sa « trilogie norvégienne« , mettant en avant les enquêtes de l’inspectrice Sarah Geringën, avec Le Cri, qui sera suivi en 2018 par Complot, et l’année suivante par L’Ile du Diable.

Il faudra donc que je me procure son tout premier roman, car la découverte de ce Cri m’a amené à côtoyer un auteur à la plume aisée et aux intrigues passionnantes! Le point de départ de cette première aventure de Sarah Geringën nous mène dans un lugubre hôpital psychiatrique perdu dans les alentours d’Oslo, la capitale norvégienne. Dans cet établissement habité par des âmes perdues, a lieu un drame des plus mystérieux : un patient est retrouvé mort avec sur le visage l’expression figée d’un cri de terreur pure, alors qu’il se serrait lui-même la gorge dans un élan suicidaire. Comment un individu peut-il vouloir mettre un terme à sa vie de cette manière? Quel élément si abominable a-t-il pu le mettre dans un état de peur si intense? L’inspectrice Geringën va rapidement se rendre compte que l’enquête sera bien plus complexe qu’il n’y paraît…

Nicolas Beuglet nous embarque dans un roman qui s’intéresse réellement à ses personnages, avec une Sarah Geringën bien malmenée dès le début du récit. En proie à des tourments personnels bien violents, elle va devoir compter sur toute sa force intérieure afin de poursuivre une enquête aux ramifications très profondes. On est d’emblée pris par la tourmente dans laquelle elle se trouve, et on la suit à deux doigts de se noyer, le meurtre de l’hôpital psychiatrique représentant finalement la seule motivation valable pour ne pas sombrer. Sarah va se lancer à corps perdu dans son investigation, afin de surmonter ses échecs privés. Et elle va être plutôt servie en terme de changements d’idées pour le coup…

Impossible de vous raconter les tenants et aboutissants de cet incroyable roman sans vous en dévoiler la teneur et finalement vous spoiler, donc je vais rester très évasif car ce serait dommage de vous gâcher les nombreux éléments de surprise amenés par Beuglet. L’auteur parvient à gérer une narration au rythme effréné, qui se permet quelques facilités qui sont utiles pour la progression du récit. Mais l’ensemble est d’une cohérence et d’une complexité qui forcent le respect, la capacité de Beuglet à croquer des personnages forts et auxquels on s’attache immédiatement permettant d’immerger rapidement le lecteur. Sarah va croiser sur sa route plusieurs protagonistes, qu’il s’agisse de collègues policiers ou de civils, et elle va remonter le fil ténu de cet étrange suicide afin de déterrer un secret inavouable qui semble très protégé.

Impossible de se rendre compte au départ de la dimension vers laquelle va aller le récit, et c’est un vrai plaisir de plonger totalement dans l’inconnu de cette façon! La richesse thématique sera d’autant plus frappante, et on découvre un auteur qui n’est pas simplement un amoureux des polars, mais un passionné de bien d’autres domaines, qui va puiser dans des faits bien réels afin d’appuyer ses propos! Son enquête fait véritablement froid dans le dos, en mentionnant des faits réels perpétrés dans le passé à l’hôpital de Gaustad, et en extrapolant certains faits à partir de faits toujours réels, notamment avec ce patient « 488 »… Il va totalement nous surprendre dans la construction de son récit et dans l’élaboration de ses sous-intrigues, donnant une dimension unique à ce premier roman de sa trilogie norvégienne. L’intensité de cette enquête, couplée à la densité du propos, donne immédiatement envie de se procurer la suite!!!

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La Plateforme (Galder Gaztelu-Urrutia, 2019)

Vers la fin des années 90 et jusqu’au terme des années 2000, un nouveau courant cinématographique espagnol nous avait livré des films de genre qui voulaient dépoussiérer les terres de Franco. On a eu Amenabar, Plaza, Balagueró, De la Iglesia, Bayona, Cerdà et d’autres encore, et il en est sorti des oeuvres comme La Secte sans Nom, Darkness, [Rec], Abandonnée, Le Jour de la Bête… Des auteurs et des films qui entendaient secouer le paysage cinématographique ibérique et proposer une alternative à Almodovar ^^

Cette nouvelle vague s’est peu à peu essoufflée, certains auteurs sont passés de manière permanente aux Etats-Unis (comme Bayona avec son sublime The Impossible et qui a depuis livré Jurassic Park : Fallen Kingdom et est actuellement à l’oeuvre sur la série The Lord of the Rings), et on repense de manière nostalgique à ces séances de découvertes au Festival de Gérardmer avec par exemple une salle bondée qui sursautait et criait à l’unisson à la première de [Rec] ! La donne a également évolué au niveau de la proposition des oeuvres, avec différentes plateformes proposant du contenu vidéo directement chez vous, comme celle qui nous intéresse aujourd’hui, Netflix. C’est en effet là-dessus qu’est disponible ce film, permettant à Galder Gaztelu-Urrutia de nous livrer son premier long métrage. Netflix piochant à travers les pays et les continents pour proposer des nouveautés attrayantes, elle pourrait permettre une émergence de nouveaux talents espagnols. Les succès de séries comme La Casa de Papel ou Elite ont peut-être ouvert la voie à de jeunes cinéastes surmotivés…

La Plateforme apparaît en tout cas comme une proposition bien intéressante, qui s’inscrit dans un système de narration de genre certes classique, mais est-ce pour mieux faire passer le wagon? On le saura d’ici quelques temps… La Plateforme est une variation sur un film que vous avez probablement déjà vu, le Cube de Vincenzo Natali. Il a un peu vieilli, notamment au niveau de la psychologie des personnages qui est tout de même relativement simpliste, et ça fait du bien de dépoussiérer ce genre très particulier et d’en tirer de nouvelles analyses! Un homme se réveille donc dans une pièce de béton, avec un autre homme situé en face de lui. Les seules ouvertures de cette pièce carrée sont situées au plafond et au sol, avec un passage permettant l’accès à une table amovible chargée de nourriture. Cette table provient d’étages supérieurs, s’arrête un moment à chaque étage, puis descend vers les niveaux inférieurs. Chaque personnage est ici pour une durée déterminée, et ils changent d’étage à chaque début de mois.

Voilà, vous savez tout ce que qu’il y a à savoir sur les éléments de départ du film! ^^ Tout le reste va donc être une variation à partir de cette base très mystérieuse, et le film va développer un récit de plus en tendu. Ivan Massagué (Le Labyrinthe de Pan, Les derniers Jours) joue Goreng, le personnage principal qui se réveille donc dans ce lieu qui a tout d’une prison, et qui va chercher à en comprendre les mécanismes. Cet homme calme et plutôt intellectuel va devoir remettre en question pas mal de certitudes au gré de son avancée et de ses rencontres… Car il va croiser d’autres personnages eux aussi enfermés, chacun ayant sa propre vision du lieu et de la manière d’en sortir.

J’avais vu Vivarium la semaine dernière, juste avant que les cinémas ne ferment ^^, et je trouvais l’argument sociologique et de critique sociale exagéré par les critiques. En comparaison, La Plateforme m’apparaît bien plus pertinent sur ces thématiques, en développant une vraie hiérarchisation sociale avec les différents niveaux existants. Les strates sociales sont très bien représentées, et renvoient aux nantis, à la classe moyenne et à la classe défavorisée, avec le seul élément de la nourriture. Car la nourriture est ici centrale, tant géographiquement que socialement. Le rythme des journées est donné par cette plateforme de victuailles qui descend afin de nourrir les personnes présentes à chaque niveau. Evidemment, la table se vide au fur et à mesure que la plateforme descend… Une allégorie très simple et d’autant plus efficace sur le pouvoir de ceux qui sont au-dessus, et qui ont accès à une table énorme remplie de dizaines de plats…

La démonstration va même flirter avec l’absurde vers la fin du film, mais le message est bien là, et en ces temps de confinement, on ressent d’autant mieux cette portée sociale étonnante et intéressante. Et encore une fois, contrairement à Vivarium qui reste assez en surface, La Plateforme n’hésite pas à user de violence et de situations glauques pour étayer son propos. Avec ce rythme assez rôdé, ça n’est pas aussi dérangeant que ça pourrait l’être, mais le récit à le mérite de poser un contexte immersif et de le traiter avec soin. La descente aux enfers de Goreng donne lieu à un film très bien écrit et d’une belle maîtrise, qui sans être un chef-d’oeuvre, s’inscrit dans une veine nerveuse qui fait plaisir sur le thème de l’homme est un loup pour l’homme!

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Le clip de la semaine : Pierre-Emmanuel Barré

J’avais déjà vu une ou deux vidéos de l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré, mais son journal de bord du confinement est ultime !!! Chaque jour, il nous livre ses expériences et c’est à la fois très drôle et très corrosif! Un incontournable en cette période très étrange ^^ Je vous mets la toute première vidéo, et je vous invite à le suivre sur sa chaîne YouTube!

 

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Les news de la semaine : Didier Raoult

 

Cette semaine, on va laisser de côté les rares news ciné ou séries qui tombent parcimonieusement sur les sites spécialisés, puisque l’actualité est monopolisée par la crise sanitaire due au coronavirus Covid-19. En surfant sur Facebook, je suis tombé sur un partage de publication (merci Sébastien!) qui m’a particulièrement intéressé, et qui concernait le professeur Didier Raoult. J’ai passé une partie de la soirée d’hier à recouper les informations sur ce scientifique, qui a effectué une étude sur la maladie infectieuse touchant de nombreux pays actuellement. Loin d’être un spécialiste dans le domaine de la virologie, je me garderai d’apporter des conclusions sur lesquelles je n’ai pas la prétention de pouvoir trancher. Mais je tenais à partager ces différentes recherches avec vous, afin que chacun puisse se faire sa propre opinion. Pour ma part, et encore une fois en toute prudence, je me dis que la piste de la chloroquine semble être pertinente, et qu’il serait très intéressant de la tester davantage.

Je vous mets différents liens, vidéos et écrits. J’ai mis la dernière vidéo même si son titre est complètement naze avec sa seule volonté de choquer, car ce n’est pas le discours que le professeur fait dans cette vidéo justement. S’il y a un souci de lecture des vidéos, appuyez sur « play » puis sur « YouTube » juste en bas à droite de la vidéo, ça fonctionnera directement sur YT.

 

https://blogs.mediapart.fr/lenous/blog/200320/fin-de-partie-pour-le-covid-le-pr-raoult-et-la-chloroquine?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66&fbclid=IwAR1MbhFjgMy9_fSK075M4Di4mIQ4okd0zhu3XXKsVtFMWYz2ec7nE-y-Z60

 

https://www.marianne.net/societe/la-chloroquine-guerit-le-covid-19-didier-raoult-l-infectiologue-qui-aurait-le-remede-au

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Raoult

 

http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-et-chloroquine-les-essais-vont-etre-reproduits-a-grande-echelle-21-03-2020-8285217.php

 

https://www.franceinter.fr/societe/coronavirus-non-la-chloroquine-n-a-jamais-ete-interdite-par-agnes-buzyn

https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489467-chloroquine-et-plaquenil-un-espoir-de-guerison-face-au-coronavirus/

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