Le clip de la semaine : Aim – The Force feat. QNC

Excellente découverte que ce Aim, AKA Andrew Turner, musicien anglais qui est à la fois DJ et producteur, et qui nous livre des morceaux hip-hop en mode funky de très belle qualité! Et quand c’est agrémenté d’un clip en stop-motion qui rend hommage au graff, ça fait franchement rêver!

 

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Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux (Destin Daniel Cretton, 2021)

 

C’est en décembre 1973, sous la plume de Steve Englehart et les crayons d’Al Milgrom et Jim Starlin, que naît le personnage de Shang-Chi, dans le comics Special Marvel Edition 15. La mode des films de kung-fu bat son plein, avec notamment la découverte de Bruce Lee et des nombreuses déclinaisons qui ont suivi. Shang-Chi apparaît clairement comme une extension de l’impressionnant athlète d’Opération Dragon, et il ne sera pas le seul héros à emprunter la voie des arts mystiques, puisque Iron Fist ou les Filles du Dragon se lanceront également sur ce chemin.

L’annonce d’une adaptation cinématographique de Shang-Chi allait forcément appeler à un comparatif avec la série Netflix Iron Fist, qui s’est bien faite bâcher à sa sortie. Il faut dire que l’acteur Finn Jones n’était pas un adepte des arts martiaux, ce qui complique un peu la tâche au niveau du réalisme des combats… Mais la série se regardait néanmoins. Par contre, pour Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, on a le Canadien Simu Liu qui s’avère bien plus à l’aise dans les scènes d’action, avec un véritable potentiel au niveau des arts martiaux!

Bon, on va commencer à parler du film, mais par contre, je vais être obligé de spoiler, donc si vous ne l’avez pas vu, passez votre chemin et revenez plus tard! ^^

Je n’avais vu aucune bande-annonce, j’avais juste aperçu quelques images par-ci par-là, et je ne savais donc pas vraiment à quoi m’attendre. J’ai réellement apprécié le début du film avec cet humour bien fun et l’alliance vraiment drôle entre Simu Liu et Awkwafina. Leur duo était savamment dosé et il y avait une belle énergie qui se dégageait de leurs échanges. Et quelle classe lorsque on voyait enfin Shang-Chi laisser libre cours à ses capacités martiales, le temps d’une séquence en bus réellement impressionnante! Destin Daniel Cretton (La Voie de la Justice) nous livrait une scène enthousiasmante où les impacts des coups portaient vraiment bien! Et là encore, les quelques apports humoristiques fonctionnaient également. On se retrouvait donc dans un film d’action en mode urbain qui claquait vraiment, et on espérait que la suite allait être du même acabit!

On a effectivement encore droit à une séquence vertigineuse impressionnante, et les allers-retour temporels avec des séquences plus oniriques s’avèrent très efficace. Moi qui ne suis pas fan du style aérien à la Tigre et Dragon, j’avoue que les chorégraphies offertes sont belles et captivantes. Il y a une poésie mystique se dégageant de ces quelques scènes, et on est pris par cette histoire familiale tragique que Cretton prend le temps de développer. Le processus est intéressant, et le mélange de traditions asiatiques et de modernité américaine fonctionne très bien, et la genèse du bad guy Xu Wenwu (qui ne se fera jamais appeler le Mandarin, mais qui offre une pirouette scénaristique intéressante sur ce nom ^^) est elle aussi très bien résumée. D’ailleurs, Tony Chiu-Wai Leung possède une certaine prestance dans le rôle, même si on aurait bien apprécié avoir un vrai Mandarin (une fois de plus…).

Si l’aspect film de baston urbain était excellent, le film va soudainement bifurquer dans un mode composite très différent, et c’est là que ça va vraiment commencer à spoiler, parce que je ne peux pas vous raconter la suite sans divulguer des éléments importants de l’intrigue. A un certain moment, le film va partir dans du Harry Potter. Puis va emprunter au Monde de Narnia. Puis à Mulan, puis au Seigneur des Anneaux, puis à L’Histoire sans Fin… Et à certainement bien d’autres oeuvres de Fantasy… C’est à partir de là que je me suis dit qu’on allait définitivement faire une croix sur le côté réaliste urbain du début, et ma foi, c’est quand même dommage… Alors après ça reste visuellement beau et soigné, mais ça baisse tout de même en intensité…

On retrouve Shang-Chi et sa frangine qui doivent lutter dans un village situé dans une autre dimension, afin que des créatures démoniaques ne soient pas libérées. Parce que sinon elles envahiraient le monde, bien évidemment! Alors oui, ça reste sympathique à regarder avec tout ces modes différents activés (MulanSeigneur des Anneaux etc…), mais on sent juste que Marvel a décidé de faire un patchwork histoire de plaire à beaucoup de monde. La présence d’une bestiole-peluche est un incontournable pour Disney, donc on a forcément droit à une créature que les gamins vont aimer, et les adultes aussi! Mais on sent là tout l’art du département marketing… Par contre pour revenir sur le comparatif avec Iron Fist, on a ici un dragon qui a quand même plus de gueule que celui de K’un-Lun!

J’aurais largement préféré un film en mode arts martiaux réalistes jusqu’au bout, plutôt que cette envolée fantasy… Mais je dois avouer que ce n’est pas inintéressant et que ça se suit quand même, même si là encore, on a des rôles bien sacrifiés aussi. La première apparition de Razor Fist est bien cool, et il est ensuite relégué en arrière-plan tout au long du film. Un traitement similaire au personnage de Batroc, que ce soit dans Captain America : le Soldat de l’Hiver ou dans la série Falcon et le Soldat de l’Hiver. C’est l’acteur germano-roumain Florian Munteanu, connu pour son rôle du fils d’Ivan Drago dans Creed II, qui joue le combattant manchot, dont la main manquante est prolongée par une lame bien tranchante.

 

On va évidemment évoquer le cas Trevor Slattery, puisque Ben Kingsley est en toute logique de la partie! Celui qui incarnait le faux Mandarin dans le décrié Iron Man 3 revient cabotiner dans ce nouveau film, puisqu’il a été fait prisonnier par le personnage dont il endossait l’identité dans l’excellent court métrage All hail the King. Mais franchement, sa présence n’était pas réellement indispensable… Ou alors une apparition plus brève et moins ridicule peut-être? Simu Liu quant à lui s’avère bien convainquant dans le rôle de Shang-Chi, et va composer avec ce récit très fantastique pour permettre à ce tout nouveau personnage de s’intégrer au MCU. Il devrait donc bien évidemment revenir par la suite, et on attend sagement de voir où il apparaîtra.

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Les news de la semaine : Sortie : Impossible

C’est en juin 2020 que devait initialement sortir Top Gun: Maverick, et on se disait qu’enfin on y arriverait, puisqu’il était daté depuis au 19 novembre 2021. Mais c’était sans compter sur une situation épidémique à nouveau compliquée aux Etats-Unis, qui vient encore une fois bousculer le planning de Tom Cruise. En effet, Top Gun: Maverick est à nouveau décalé, cette fois-ci au 27 mai 2022! A ce rythme, on commence à se demander si on verra un jour cette suite du film de Tony Scott

Et comme la date du 27 mai 2022 était pressentie pour être celle d’un autre film avec Tom, un certain Mission: Impossible 7, ce dernier se retrouve donc logiquement lui aussi décalé… Ce sera donc le 30 septembre 2022, soit dans un peu plus d’un an, qu’on peut espérer esquisser l’ombre d’une possibilité d’entrapercevoir ce 7ème opus des aventures de l’agent Ethan Hunt… Autant dire que depuis 2018 et Mission: Impossible – Fallout, Tom Cruise se fait très discret sur grand écran…

 

Des news de NXT? Ben oui, puisque c’est l’ascenseur émotionnel du côté de l’ex-brand noir et or, avec une annonce signifiant le contrôle total de Vince McMahon et Bruce Prichard sur le produit, assouplie quelques jours plus tard en expliquant que Triple H et sa bande étaient toujours dans le navire. En gros, on a la DX toujours présente pour gérer les storylines, tandis que Vince et ses bad boys sont là pour mettre le tampon « approuvé »… Mais on se doute bien que l’ingérence de Vince devrait se faire sentir… Triple H est vraiment dans une sale position en ce moment, et on lui souhaite de parvenir à s’en sortir, car il le mérite amplement au vu de tout ce qu’il a accompli avec NXT!!!

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Le clip de la semaine : Fleddy Melculy – Pinker

Du metal flamand, ça existe? Mais bien sûr, et quand ça répond au doux nom de Fleddy Melculy, on s’attend à quelque chose de bien cintré! On n’est pas déçu avec ce Pinker issu de l’album Helgie! Le groupe est parti d’une private joke, et comme ça a finalement très vite fonctionné, ben ils ont continué à créer des morceaux, donc on est bien làààà!

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BAC Nord (Cédric Jimenez, 2020)

Après avoir été repoussé de plus de 6 mois, BAC Nord a enfin atteint les salles françaises le 18 août dernier, et nous offre une nouvelle radiographie de la vie en cité, en mettant l’accent sur les tensions entre flics et voyous. En s’intéressant à une unité de la BAC Nord de Marseille, Cédric Jimenez (La French, HHhH) va se baser sur une histoire vraie pour mettre en lumière les fortes tensions émanant des banlieues. Le problème, c’est que le film sort après Les Misérables, et qu’au jeu des comparaisons, il n’a pas l’avantage…

Tout comme dans l’excellent films signé Ladj Ly, on va suivre le quotidien tendu d’un trio de flics de la BAC, interprété ici par Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou. On saluera la performance de Lellouche, qui gagne vraiment en intensité, et qui est certainement la plus prenante. François Civil et Karim Leklou gèrent bien leur partition également, mais avec un degré d’intensité moindre, et au final, le trio ne sera pas aussi captivant que celui des Misérables. On reste un peu trop en surface au niveau de la vie personnelle de ces flics, même si la tentative avec la vie de famille de Yass est intéressante.

Parler de la corruption dans la police, des zones de non-droit dans lesquelles les autorités sont tout simplement interdites d’accès, ou du trafic de drogue en banlieue, ça devient finalement classique et il aurait fallu une approche plus punchy pour que l’on s’y intéresse davantage. Cédric Jimenez nous livre toutefois un bon polar, qui semble mixer une approche à la Olivier Marchal avec des éléments plus modernes, et l’ensemble se tient assez pour que l’on ne décroche pas. Mais on pense forcément à intervalles réguliers aux Misérables, et en comparant les niveaux d’intensité, on se dit que Ladj Ly a quand même réussi un tour de force bien supérieur.

La mise en scène de Jimenez permet de coller au plus près du quotidien de ces 3 flics, mais ne parvient pas à sublimer le récit comme le faisait Ladj Ly. Jimenez montre des faits de manière brute, ce qui permet déjà une immersion intéressante, mais une vision plus globale aurait été la bienvenue pour intensifier les propos. Le reste du casting est intéressant, avec notamment Adèle Exarchopoulos qui joue la compagne flic de Yass, même si on l’a connue dans des rôles plus intenses. Par contre la jeune Kenza Fortas s’en sort vraiment bien avec son rôle d’indic, et est capable de tenir tête à François Civil dans leurs dialogues. L’actrice n’en est qu’à son 3ème rôle après Shéhérazade en 2018 et Voir le Jour en 2020, mais pourrait bien avoir une belle carrière.

Il y a une très belle utilisation de la musique dans ce film, avec notamment Brainbox, The Animals ou le Tears de Giorgio Moroder, et cela permet de rajouter une dimension supplémentaire à certains passages. BAC Nord est donc un film intéressant, qui se permet d’apporter un certain regard sur ce faits divers datant de 2011, mais il n’est certainement pas aussi intense que Les Misérables ou que l’excellente mini-série Netflix Caïd!

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