Les news de la semaine : Rendre à César…

Il y avait une short list qui circulait autour du projet depuis quelques semaines, Sony vient d’officialiser : ce sera Andy Serkis qui siégera en tant que metteur en scène de Venom 2! L’acteur connu pour ses prestations en motion capture avait incarné Gollum dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, King Kong dans King Kong, logique, César dans la trilogie de La Planète des Singes, il a également interprété Snoke dans la saga Star Wars, et on a pu le voir en live dans le rôle d’Ulysses Klaue dans le MCU! Il n’en est pas à sa première réal, puisqu’il avait dirigé Andrew Garfield et Claire Foy dans Breathe, et s’est attaqué à une réinterprétation de Disney avec Mowgli : la Légende de la Jungle.

Après l’immense succès du premier Venom, on verra comment Serkis va gérer la confrontation avec Carnage!!! Pour rappel, c’est le génial Woody Harrelson qui incarnera ce symbiote encore plus dévastateur!!! Sortie le 2 octobre 2020!

 

Une superbe affiche pour Rambo : Last Blood, l’ultime (ouiiii c’est ça ^^) volet des aventures violentes de Johnny!!! On espère que ce 5ème volet sera aussi dévastateur que John Rambo!!! Sortie le 25 septembre!

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Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D. saison 6 (2019)

Les saisons se suivent et se ressemblent pour Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D. … On pensait que le fait de proposer uniquement 13 épisodes cette année allait permettre d’insuffler un meilleur rythme au show des Whedon et Tancharoen, et comme d’habitude, on est agréablement surpris par l’entame de cette saison. Un Coulson bien étrange surgi de nulle part en mode Mad Max avec sa bande d’énervés, c’est assez déconcertant et on se demande bien où ça va aller… Ca fonctionne pas mal le temps d’une poignée d’épisodes, avant que les scories habituelles ne rattrapent ces quelques moments d’originalité…

En premier lieu, le duo Fitz-Simmons m’exaspère de plus en plus, et ne fonctionne plus que comme un gimmick sans âme. Elizabeth Henstridge et Iain De Caestecker font ce qu’ils peuvent avec des persos usés jusqu’à la moelle, qui ne possèdent plus grand-chose comme ressorts et qui ne font plus que tourner en boucle. C’est là qu’on se rend compte que parfois il est nécessaire de tuer quelques personnages pour apporter un peu de sang neuf… Un sang qui se veut neuf avec la réutilisation de Deke Shaw, transfuge de Channel Zero qui est probablement l’un des personnages les plus irritants et inutiles du show!!! Son aspect comique est totalement à côté de la plaque, et son utilisation est assez déconcertante… Le voir jouer un sous-Tony Stark au rabais sous acide, ça ne sert strictement à rien dans cette saison, et la caution humoristique tombe carrément à plat…

Sinon May fait du May comme d’habitude, sans l’once d’un sourire, mais vu les événements de la fin de saison précédente, ça peut se comprendre… Mais encore une fois, c’est tellement dommage de ne pas prendre davantage de risque avec les personnages, de les bousculer un peu pour créer d’autres interactions et une dynamique nouvelle… Le coup du Cadre dans la saison 4 permettait au moins d’apporter un vent de fraîcheur et d’insécurité qui faisait du bien! Le seul qui s’en sort impeccablement comme toujours, c’est Henry Simmons, qui malgré un personnage de Mack assez monolithique, parvient à faire passer des émotions, et c’est bien le seul qui réussit ça…

La bad girl de cette saison est tellement anecdotique et archaïque, qu’on se demande si les Whedon/Tancharoen n’ont pas voulu remonter dans le temps jusqu’aux années 90… Elle a un côté rétro/ringard assez impressionnant, et on n’y croit pas vraiment… Mis à part dans l’épisode où elle montre un pouvoir intéressant… Mais ensuite elle revient à cette imagerie de la méchante avec son sourire machiavélique pour bien souligner à quel point elle est maléfique… Que dire des combats filmés sans aucune inventivité, alors que Kevin Tancharoen est quand même le mec qui nous avait offert la résurrection de Mortal Kombat! Les combats ont toujours été l’un des points faibles de cette série, avec un réel manque d’impact et d’implication. Et quand on voit constamment des affrontements dans des couloirs de vaisseaux spatiaux qui se suivent et se ressemblent, on a envie de bailler sévère…

La bonne nouvelle, c’est que la saison 7 sera bien la dernière de ce show, et ce ne sera pas trop tôt! Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D. n’a jamais brillé, et n’aura eu que quelques poignées d’épisodes inventifs disséminés sur 136 au total… Et j’ai envie de dire qu’il y a un moment où il faudrait peut-être laisser Coulson tranquille? En tous les cas, ce que l’on retiendra de cette série, ce sera surtout le Ghost Rider version Robbie Reyes, et mine de rien, il y aura eu quelques beaux ajouts casting au fil du temps, avec Kyle MacLachlan, Powers Boothe, Mark Dacascos, Bill Paxton, Edward James Olmos, William Sadler, Derek Mears ou encore Brad Dourif! Mais outre ces apparitions, la série a pêché par un vrai manque d’ambition quant au développement de son bestiaire de personnages, puisque très peu ont été exploités! On a eu droit à Bobby Morse alias Oiseau Moqueur, à Glenn Talbot qui s’est inexplicablement transformé en Graviton mdrrrr, à Calvin Zabo alias Mister Hyde, à Mike Peterson/Deathlok du pauvre, ou à Carl Creel alias l’Homme Absorbant… Mais sur 7 saisons, l’exploitation des milliers de personnages Marvel à disposition n’a franchement rien donné, et c’est tellement dommageable, alors que les menaces auraient été très nombreuses pour le S.H.I.E.L.D.

Bref, rien de dingue dans cette saison qui exploite finalement mal son Coulson chelou, alors qu’il en imposait au début. Des incohérences, des platitudes, et un manque d’enjeux impressionnant pour une série qui n’a jamais volé très haut mais qui parvient encore à s’essouffler… Allez, plus que 13 épisodes et ce sera terminé!!!

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Le clip de la semaine : Marissa – No Diggity

C’est complètement par hasard que j’ai découvert cette jeune chanteuse, et ça a été une découverte impressionnante!!! Marissa a un talent dingue et nous balance des morceaux blues denses et où l’émotion affleure, grâce à son timbre unique et à une vraie maîtrise vocale! Ca semble tellement facile que ça en est déconcertant ^^ Je vous invite vivement à découvrir cette reprise du No Diggity de Blackstreet, en mode tranquille et intimiste, qui est un bel exemple de l’univers de Marissa! (photo du dessous Nicolas Keshvary 🙂

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Fast & furious : Hobbs & Shaw (David Leitch, 2019)

1er spin-off pour la saga,  ce Fast & furious : Hobbs & Shaw se concentre sur les personnages de Luke Hobbs et Deckard Shaw, venus tardivement dans les films mais qui sont devenus très populaires. Il faut dire qu’avec des acteurs comme Dwayne « The Rock » Johnson et Jason Statham, il y avait de quoi envoyer niveau testostérone et charisme!!! Les 2 se sont rapidement imposés au fil des épisodes, et ont donc logiquement eu droit à leur propre film! Avec David Leitch aux commandes, on pouvait s’attendre à un spectacle bien bourrin et fun pour ce Fast & furious 8,5!

David Leitch, c’est quand même l’un des mecs qui a réalisé le sublime John Wick (avec Chad Stahelski), ainsi que l’excellent Atomic Blonde et le génial Deadpool 2!!! Un CV de malade pour un réal qui sait manier sa caméra dans les scènes d’action et qui gère à mort niveau rythme et esthétique! Bon, on sent assez rapidement qu’il a dû être bridé par la production, parce que sa maestria n’est pas aussi imposante, et le film semble obéir à la loi d’un marketing très ciblé… Il y a bien quelques séquences où on ressent sa technique, notamment lors d’une poursuite dans les rues de Londres, mais le tout manque d’une patine visuelle forte et de l’empreinte du réalisateur… Ca se ressent également dans les scènes de combat qui sont moins travaillées et plus cut que ce qu’il nous a déjà donné, comme ce plan-séquence de ouf dans Atomic Blonde par exemple!!!

Après, quand on va voir Fast & furious : Hobbs & Shaw, c’est d’abord pour Dwayne et Jason, ça c’est certain!!! Le duo qui ne peut pas s’encadrer la joue vraiment bien avec dialogues tordants et engueulades qui claquent, et ils font le job dans leur genre! On sent une certaine répétition, mais c’est assez fun pour que ça passe. Dwayne Johnson s’est rapidement imposé à Hollywood, et l’ancien catcheur est toujours aussi populaire, maniant d’une main de maître son personnage de grand dur au coeur tendre, concept qu’il utilise dans chacun de ses films au final! Face à lui, Jason Statham joue le British irascible et finalement gentil, personnage qu’il traîne lui aussi dans tous ses films! On rejoint l’époque des Bud Spencer et Terence Hill, avec 2 figures déjà connues du public et que l’on s’empresse d’aller voir parce qu’on sait justement ce que l’on va trouver à l’écran! En ce sens, les 2 assurent le contrat sans problème.

Le souci du film tient en fait dans sa durée, 2h17, parce qu’il aurait été préférable de couper une bonne demi-heure pour ne pas plomber le récit. Le tout avance plutôt pas trop mal, mais le film se prend les pieds dans le tapis avec sa dernière phase, qui semble avoir été rajoutée au mépris de toute cohérence. Alors, évidemment la cohérence n’est pas le maître mot de ce genre de film, mais la fin est clairement abusée et a l’effet inverse du reste du film, en mettant une sacrée distance avec le spectateur selon moi. On est dans un film à la Expendables 2 : Unité spéciale, mais il y a un moment où le n’importe quoi devient vraiment du n’importe quoi… Et c’est dommage car ce dernier acte semble avoir été écrit et tourné à la va-vite, sans la moindre considération pour une quelconque vraisemblance, contrairement au reste du film qui maintenait encore un certain cap… A force de vouloir trop en faire, ça part clairement en cacahuète…

On se consolera avec quelques trouvailles intéressantes, comme un casting plutôt étonnant, notamment concernant un personnage secondaire qui s’avère tellement génial!!! Rien que pour lui ça vaudrait le coup d’aller voir le film… Après le coup du virus qui va décimer le monde est un gimmick classique, mais ça aurait pu être un peu mieux emballé quand même… Quand on voit comment la machine à extraction est réparée, on se dit là encore que la vraisemblance n’est pas la qualité principale de ce long métrage… Mais quand je vais voir un film de ce type, évidemment que j’accepte de laisser une certaine logique de côté, mais ça n’empêche pas de soigner un minimum la crédibilité du truc je trouve… Là ça m’a laissé sur le carreau sur certains points j’avoue! Sinon Idris Elba au casting, ça le fait aussi dans le rôle du bad guy, mais là encore, jusqu’à un certain point seulement!

J’adore Dwayne Johnson et Jason Statham, mais je dois avouer que cette aventure en duo ne m’a pas convaincu autant que je pensais, et m’a déçu sur plusieurs points. Après on sent qu’il s’agit davantage d’un film de producteur que de metteur en scène, et David Leitch a dû avoir les mains davantage liées que sur ses projets précédents, en tout cas c’est l’impression qui se dégage de l’ensemble… Et c’est bien dommage au vu du potentiel du bonhomme!!! Ce Fast & furious : Hobbs & Shaw est une récréation pour Dwayne et Jason, un véhicule taillé à la démesure des égos de leurs personnages, mais le tout manque finalement d’une certaine subtilité que l’on trouve pourtant dans d’autres films du même genre, comme l’excellent Jumanji : Bienvenue dans la Jungle par exemple! Un peu plus de créativité aurait été la bienvenue, et il manque vraiment quelque chose pour que cette aventure parallèle soit réellement efficace! Et c’est bien dommage, car il y a tout de même pas mal de moments intéressants dans le film!

 

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Midsommar (Ari Aster, 2019)

Ari Aster fait partie de cette nouvelle vague d’auteurs dits « horrifiques » apportant un vernis auteurisant à leurs oeuvres, à la manière d’un Jordan Peele notamment. Après un Hérédité qui avait laissé pas mal de spectateurs sur le bord de la route tandis que les critiques s’extasiaient, voici que son nouvel opus sort en salle. Cette fois-ci, l’action se déroule dans une communauté reculée de Suède durant des festivités païennes où tous les hôtes sont toujours souriants et heureux…

On se rend rapidement compte qu’Ari Aster use de thématiques similaires à Hérédité, comme le deuil par exemple, et il le traite encore une fois avec une belle approche. L’entame du film est plutôt prenante, et on découvre une Florence Pugh qui confirme tout le bien que l’on pense d’elle. Je l’ai découverte dans l’excellent et surprenant Une Famille sur le Ring où elle jouait la catcheuse Paige, et elle va encore une fois s’investir totalement dans son rôle, qui est cette fois psychologiquement difficile. Son personnage, Dani, va partir pour un voyage en Suède avec son petit ami et des amis à lui, et ils vont découvrir un village reculé où vont démarrer des festivités qui n’ont lieu qu’une fois tous les 90 ans. On entre avec eux dans un univers idyllique où tout est lumineux, où tous les gens sont d’une gentillesse absolue et où tout semble parfait. Dans ce milieu hippie/secte, les festivités vont durer 9 jours, et les Américains vont découvrir que ces rites cachent quelque chose…

Ari Aster s’inscrit dans la veine du film de secte avec une approche sensitive particulière, comme il nous l’avait déjà prouvé avec son film précédent. Le soin apporté à la mise en scène est tout aussi intéressant, et il nous offre quelques plans assez dingues, comme ce basculement de caméra sur la route lors de l’arrivée des Américains. Il sait utiliser ses cadrages pour magnifier les lieux où les rendre étouffants, et sa technique fonctionne bien. On va entrer dans cette communauté tels des novices, et on va la découvrir en même temps que les protagonistes, qui vont passer de la liesse à l’incompréhension, jusqu’à aller vers des ressentis plus dramatiques. Encore une fois, c’est Florence Pugh qui donne le ton émotionnel du film, grâce à son jeu très immersif et à son personnage torturé. Autour d’elle, Jack Reynor campe le petit copain paumé, et William Jackson Harper et Will Poulter jouent ses potes. On sent un décalage entre les Américains un peu lourdauds et la sensibilité exacerbée des Suédois, et les différences culturelles vont se creuser davantage.

Malheureusement le film ne prend pas aux tripes comme on aurait pu penser qu’il allait le faire au vu de la bande-annonce, et s’il y a quelques moments intenses, l’ensemble est davantage pictural que viscéral. On reste un peu en retrait par rapport aux événements, tout en appréciant la belle tenue du film. Ari Aster et son équipe ont créé une fête païenne qui tient la route et qui renvoie forcément au Wicker Man de Robin Hardy. La précision des rites, l’aspect graphique des danses, le sérieux du cérémoniel, la qualité des costumes… Il a pris soin de composer un ensemble réaliste et intéressant, mais on aurait vraiment apprécié avoir une tension moins contemplative et plus percutante. Midsommar reste un cauchemar éthéré qui fonctionne, mais qui ne bouscule pas assez, et il offre quelques redondances avec Hérédité, notamment dans le traitement de la nudité. Mais il parvient tout de même à maintenir l’intérêt durant les presque 2h30 de film, ce qui est déjà pas si mal!

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