Les news de la semaine : Warner Woman 1984

Une fois encore, c’est le studio Warner qui va essuyer les plâtres et faire preuve de courage, après un excellent Tenet qui n’aura malheureusement pas conquis tout le monde. Alors que Disney allait planquer son Mulan sur Disney +, la Warner a conservé son intention de sortir le film de Christopher Nolan en salles, et elle compte bien faire de même avec celui de Patty Jenkins. Avec une particularité inédite et qui sera très intéressante à analyser : Wonder Woman 1984 sortira le 25 décembre aux Etats-Unis, en salles… Mais également en streaming! En effet, le second long métrage consacré à Diana Prince sera également disponible sur HBO Max, la plateforme du studio, dans un mouvement inédit afin de compter à la fois sur les amoureux du grand écran et de capitaliser sur la frilosité de certains spectateurs en ces temps troublés. La sortie sur plateforme risque-t-elle de saboter le passage au cinéma, ou les 2 vont-ils se compléter? Avec évidemment le piratage qui ne manquera pas de pointer le bout de son nez dans les 48h… Des données à suivre de très près donc, qui démontrent encore une fois la capacité d’adaptation des studios face à cette pandémie, et qui place surtout pour la seconde fois la Warner comme celui qui prend les risques, et ça, c’est à prendre en considération!!!

Warner Bros. France a très rapidement calé la date de sortie française, qui était dernièrement au 30 décembre, et qui est maintenant au … 16 décembre! Une avancée qui tend fortement vers une réouverture des cinémas, ce qui serait une excellente nouvelle!!! Une table ronde entre professionnels du secteur a eu lieu dans la semaine, et des discussions sont en cours afin d’acter une réouverture le 9 ou le 16 décembre. Tout dépendra bien évidemment des choix du gouvernement, et également d’un maintien d’un couvre-feu ou non… Affaire à suivre de très près donc, mais ce serait une bonne bouffée d’air frais, avant un 3ème confinement???

 

Ca fait longtemps qu’on n’avait pas parlé de Ryan Reynolds, ça vous avait manqué hein? 😉 Eh bien on va revenir sur 2 projets en cours, le premier s’intitulant The Adam Project, film de SF Netflix qui verra Ryan remonter dans le temps afin d’obtenir l’aide d’une version ado de lui-même pour contrer une mystérieuse menace! Un film qui alliera action et humour, et là où ça devient (encore plus) intéressant, c’est que le script sera rédigé par Jonathan Tropper, l’un des co-créateurs de la sublime série Banshee!!! Tout de suite ça calme hein! ^^ La mise en scène sera assurée par le spécialiste de la comédie Shawn Levy (qui a tourné Free Guy avec Reynolds), et le casting s’avère bien lourd, avec également Jennifer Garner et Zoe Saldana.

Sinon, le second projet porté par Reynolds, c’est bien sûr Deadpool 3 !!! On apprend enfin qu’il avance, avec le choix de 2 scénaristes, car Rhett Reese et Paul Wernick ne seront plus de la partie après les 2 premiers opus. C’est bien dommage, ils avaient insufflé une sacrée loufoquerie à l’ensemble… Mais on attend de voir ce que vont faire les frangines Molyneux (Wendy Molyneux et Lizzie Molyneux-Loeglin), qui ont notamment bossé sur la série comique d’animation Bob’s Burger. A voir si ce sera suffisant pour maintenir le niveau de Wade! Il faudra également trouver un metteur en scène, puisque David Leitch n’assurera pas cette suite. Bon, en tout cas ça bouge, et la plus grande crainte maintenant, c’est de tomber dans du PG-13…

 

 

 

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Le clip de la semaine : Scottdropandroll

Scottdropandroll est un spécialiste des trucages télé ou ciné, et il nous dévoile quelques astuces très utilisées dans le domaine de la fiction! Qu’il s’agisse de limiter le bruit des objets, ou de s’enfoncer une seringue dans le bras, ou encore de gérer une baston de bar… Y a toujours un truc! 😉

 

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Volte/Face (John Woo, 1997)

C’est avec Le Syndicat du Crime et Le Syndicat du Crime 2 que John Woo commence à être révélé à l’international, et The Killer, Une Balle dans la Tête et A toute Epreuve solidifient la portée de son cinéma d’action survitaminé. En 1993, le metteur en scène chinois va donc faire le grand saut vers les Etats-Unis, où il va tourner Chasse à l’Homme avec Jean-Claude Van Damme. Le résultat n’est pas des plus heureux… Et Broken Arrow avec John Travolta et Christian Slater en 1996 non plus… Mais cette rencontre avec Travolta va permettre la mise en chantier d’un film nettement plus ambitieux l’année suivante, Volte/Face, qui devient un actioner classique de la fin des années 90, grâce notamment à des prestations bien allumées de la part de Travolta et Nicolas Cage!

Le récit est totalement barré, avec cette histoire d’échange de visages entre le flic Sean Archer et le bad guy Castor Troy! Grâce à une technologie révolutionnaire, Archer (Travolta) va en effet se faire greffer le visage de Troy (Cage) actuellement dans le coma, afin de se faire passer pour lui et récupérer des infos capitales sur une bombe sur le point d’être déclenchée à Los Angeles. Et bien évidemment, qu’est-ce que va faire Troy lorsqu’il va sortir du coma et voir que son visage a été dérobé? Il va faire exactement la même chose, et se faire poser le visage d’Archer afin de se faire passer pour lui! Le flic est devenu le méchant, et le méchant est devenu le flic!

Un point de départ totalement tiré par les cheveux, mais qui s’avère pourtant très ludique! On va passer sur le réalisme de la chose, pour apprécier les performances bien fun des 2 acteurs, qui s’en donnent à coeur joie! Nicolas Cage est totalement allumé dans le rôle de Troy, et Travolta va donc devoir rivaliser avec sa prestation lorsqu’il va lui-même incarner Troy! Ces jeux de faux-semblants s’avèrent bien dosés et apportent à la fois de la tension et de l’humour, faisant de ce Volte/Face un film d’action plus fun que la moyenne. Niveau action, il faut dire que John Woo est efficace et nous livre une succession de séquences bien rythmées dans laquelle les effets pyrotechniques sont des passages obligés, mais fonctionnent de manière efficace.

C’est ce dosage entre récit et action qui permet d’équilibrer Volte/Face, qui se veut un actioner un brin décérébré tout en apportant des touches émotives inattendues. Alors que la relation entre Archer et sa fille rebelle Jamie est difficile, lorsque Troy prend les traits d’Archer, il va réagir bien différement à la détresse de Jamie. De son côté, Archer, en adoptant les traits de Troy, va se retrouver dans une position très difficile mentalement, car il va naviguer entre 2 personnalités. La séquence de son arrivée en prison est éloquente face au jeu qu’il doit jouer en tant qu’infiltré, tout en démontrant les limites qu’il risque de franchir. Volte/Face va donc au-delà de la simple opposition entre flic et bad guy, chacun se retrouvant avec le visage de l’autre mais se retrouvant également confronté à lui-même. La scène où les 2 se retrouvent de chaque côté d’un miroir est très bien pensée, chacun visant l’autre à travers le reflet du miroir…

Il y a de nombreuses allusions à cette dualité, qui rejoint en quelque sorte la dualité même du métier d’acteur, et c’est pour cela que Travolta et Cage ont dû bien s’éclater à interpréter ces doubles personnages! Nicolas Cage est en totale roue libre comme d’hab, et insuffle une réelle tension à Castor Troy, créant un personnage de psychopathe bien barré! John Travolta incarne le flic obsédé par la capture du méchant, faisant passer sa mission avant sa famille. Le voir changer de registre en milieu de parcours est très intéressant, et il rivalise bien avec la folie de Cage dans l’interprétation de Castor Troy!

Il faut dire que le film démarre de manière assez choquante, et John Woo n’est pas là pour faire dans la violence gentillette. Passée cette intro, on sait qu’on va assister à un spectacle de qualité qui ne va pas lésiner sur la violence, et quand on connaît les oeuvres hong-kongaises de Woo, il n’y a rien d’étonnant à cela. On va retrouver les ralentis qu’il affectionne tant, avec le jeu sur les drapés et les colombes dans les églises… Et ça fonctionne bien! On retrouve quelques seconds couteaux classiques du cinéma 90’s, avec notamment Gina Gershon, Nick Cassavetes, John Carroll Lynch ou encore Robert Wisdom, vu tout récemment dans Helstrom. Volte/Face fait partie de ces pellicules old school qu’il fait bon déterrer de temps en temps, et qui laissent un très bon souvenir!

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The Mission (Johnnie To, 1999)

The Mission est sans conteste le film ayant révélé le metteur en scène hong-kongais Johnnie To, qui comme la plupart de ses compatriotes, a pour habitude de livrer plusieurs oeuvres chaque année. 3 films en 1999, 2 en 2000, 4 en 2001, etc… Un rythme endiablé caractéristique des travailleurs de l’ancienne péninsule britannique, ce qui nous vaut parfois quelques pépites, comme ce The Mission de très haute volée!

Le scénariste Nai-Hoi Yau est indissociable de To, puisqu’ils ont travaillé ensemble sur Running out of Time, The Mission, PTU, Judo, Election, Triangle, Drug War… Et The Mission maintient un équilibre parfaitement subtil entre une mise en scène affirmée et un récit captivant, donnant ainsi à ce film un cachet unique. On en a vu des films de gangsters et de flingages à tout va, mais le niveau créé par Johnnie To fait réellement date. Il n’y a qu’à voir cette première séquence de gunfight lors de laquelle Lung, un parrain local, manque de se faire assassiner. On sent une aisance cinématographique sacrément aiguisée, et une très belle gestion de la tension! Le fait de démarrer avec ce plan où les protagonistes sont totalement immobiles, alors qu’on est déjà en fin de fusillade, c’est couillu et sacrément réussi!

Après cette tentative de meurtre, Lung va faire appel à 5 tueurs à gages, qu’il va engager pour sa protection. Cette équipe de gardes du corps bien hétéroclite va s’avérer très soudée malgré les tempéraments différents de chacun, et on va réellement être happé par le quotidien de ces personnages atypiques! On a le leader Curtis (Anthony Chau-Sang Wong, vu dans Infernal Affairs), à la fois très calme et intraitable; Francis Ng (Infernal Affairs 2) qui joue Roy, un homme sanguin et loyal, et son employé Shin, ainsi que l’enthousiaste Mike et le silencieux mais affamé James. Chacun a ses particularités propres, et ces caractérisations apportent beaucoup à l’attrait du film. Voir James manger quasiment tout le long du film crée un effet humoristique intéressant, sans toutefois lui enlever sa stature et son professionnalisme. On va suivre ce club des 5 dans leurs longues journées parfois moroses, durant lesquelles on va assister à des scènes relativement absurdes, comme lorsqu’ils attendent leur employeur qui est en rendez-vous.

Mais on va aussi assister à des fusillades réellement impressionnantes, avec notamment celle du centre commercial. Johnnie To fait preuve d’une acuité magistrale lors de la construction de cette séquence, qui bénéficie d’une spatialisation et d’une temporalité hors norme! Il va jouer sur les effets d’attente et sur l’immobilité des protagonistes, ce qui va paradoxalement faire toute la qualité de leur travail de gardes du corps! La manière dont les 5 vont s’approprier l’espace afin d’avoir des angles de tir impeccables, le travail sur le regard qui est évidemment essentiel (Shin et l’escalator), la façon dont chacun va bouger tour à tour afin de circuler de la manière la plus safe possible, en étant chaque fois protégé par un autre… Il y a une réflexion profonde sur la nature même de leur travail, et sur la façon optimale de protéger leur client, et le résultat est tout simplement impressionnant en terme cinématographique! On a par moments l’impresion que les 5 sont des mannequins inertes dans ce centre commercial, mais la tension est pourtant maximale, cette immobilité garantissant leur survie!

Nai-Hoi Yau va élaborer une intrigue simple en apparence, mais qui réserve son lot de rebondissements savamment orchestrés. On va véritablement ressentir le code d’honneur de ces hommes, dont la loyauté va être mise à rude épreuve, et qu’ils vont tenter de respecter malgré tout. Les interactions entre chacun s’avèrent très intéressantes, et on va naviguer entre des tranches de vie parfois drôles et des gunfights très originaux! Il n’y a qu’à voir la manière dont Johnnie To filme Shin en train de préparer son arme, pour comprendre toute la portée à la fois ludique et radicale qu’il va apporter au reste du métrage!

Et que dire de cette superbe partition signée Chi Wing Chung, qui va scotcher le spectateur dès le début du film pour ne plus le lâcher, même bien longtemps après le générique de fin! The Mission est une petite pépite qui vaut sacrément le coup d’oeil, même si la VOST est bien évidemment à privilégier!

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Les news de la semaine : Ma Sorcière (Rouge) bien-aimée

On a eu cette semaine des infos complémentaires sur la série WandaVision, qui rajoutent pas mal de mystères…  On savait que le show optait pour une esthétique comparable à celles des séries des années 50, et la production est allée encore plus loin, en tournant le 1er épisode telle une sitcom (genre né dans les années 50), face à un public dont les rires ont été enregistrés en direct! L’hommage à ce genre ainsi qu’à l’époque va apparemment très loin, puisque outre l’utilisation en grande partie du noir et blanc, les techniciens ont travaillé avec des lentilles de caméra ou des systèmes d’éclairage datant des années 50, et ont également opté pour des effets spéciaux de la même décennie!

Quand on regarde les images dévoilées cette semaine, on a davantage l’impression de se retrouver dans un épisode de Ma Sorcière bien-aimée que dans une série Marvel! La showrunneuse Jac Shaeffer a en tout cas pour volonté première de bousculer le spectateur en allant explorer des territoires inconnus du MCU, et cette série en mode rétro a effectivement de quoi dérouter! On verra bien comment elle s’inscrira dans l’univers Marvel, puisqu’elle prend place après les événements d’Avengers : Endgame, avec du coup une question essentielle? Comment Vision peut-il être dans la série???

Réponse dès le 15 janvier, data de diffusion du 1er épisode!

 

On continue dans le MCU, avec l’annonce d’un protagoniste de poids pour le prochain Thor : Love and Thunder de Taika Waititi! Dans Avengers : Endgame, on voyait Thor embarquer avec les Gardiens de la Galaxie,avec une légère tension machiste entre lui et Star-Lord. Les 2 pourront donc enfin régler leurs différents, puisque Chris Pratt fait partie du casting de ce 4ème volet! Sera-t-il le seul Gardien à être présent? Il est encore trop tôt pour le dire.

 

On va passer du côté de DC cette fois, avec un ajout de poids pour The Suicide Squad de James Gunn. C’est Sylvester Stallone lui-même qui a confirmé participer au long métrage, même s’il s’agira probablement d’un caméo, puisque le tournage est déjà terminé. A moins que le secret ait vraiment été gardé pendant tout ce temps?  Après son apparition dans Les Gardiens de la Galaxie 2, ça fait bien plaisir de le retrouver en tout cas!

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