Le clip de la semaine: Living Colour – Cult of Personality

En mêlant rock et rap au milieu des années 80, le groupe Living Colour s’est assuré un immense succès dont l’emblématique Cult of Personality est très représentatif. La voix particulière de Corey Glover claque avec perfection aux côtés du guitariste Vernon Reid et du batteur Will Calhoun, musiciens aguerris sacrément talentueux. Le clip bien old school vaut lui aussi d’être vu, bien ancré dans son époque et son style vestimentaire extrêmement coloré! Cult of Personality a été remis au goût du jour par le catcheur CM Punk, qui l’utilise comme musique d’entrée dans les shows de la WWE! Un choix très judicieux pour l’auto-proclamé « Best in the world » 😉 Et un pur morceau bien réjouissant provenant de l’excellent album Vivid! Enjoy! 😉

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Chronicle (Josh Trank, 2012)

Josh Trank a fait ses premières armes sur la série The kill Point: dans la Ligne de Mire, avant d’écrire (avec Max Landis) et de réaliser son premier long, Chronicle. Centré sur 3 jeunes se découvrant des pouvoirs après avoir été en contact avec un organisme inconnu, Chronicle réussit son pari de tourner un film de super-héros à la 1ère personne. Ce style visuel très en vogue depuis [REC] et Cloverfield aurait pu n’être qu’un simple habillage pour masquer la banalité d’un nouveau film avec des super-pouvoirs; mais Josh Trank va plus loin dans son procédé en l’intégrant pleinement dans le processus dramatique du récit, à l’image de cette scène dans le garage où la caméra contrôlée mentalement par Andrew se rapproche de lui pour accentuer la force de ce qui vient de se produire. Là où la mise en scène d’un réalisateur se fait généralement ressentir, elle est ici laissée à la discrétion des personnage filmant eux-même l’action, et les choix visuels proposés par Trank n’ont rien de fantaisistes. Il utilise principalement la caméra d’Andrew, mais se permet quelques échappées avec celle d’une autre élève et de caméras de surveillance, comme pour mieux tenter d’englober ce sujet qui va dépasser Andrew lui-même.

La grande qualité de Chronicle est l’appréciation laissée à la découverte des pouvoirs: Andrew, Matt et Steve vont s’exercer de manière ludique et de plus en plus importante afin de contrôler ces nouveaux talents, et certains moments sont particulièrement drôles! La bifurcation radicale est d’autant plus violente, et le fameux « A grands pouvoirs, grandes responsabilités » de ce cher bon vieux Spider-Man prend alors tout son sens: les 3 étudiants ont de nouvelles capacités qui peuvent s’avérer extrêmement dangereuses, et il faut donc les utiliser avec prudence. Mais l’un d’eux ne va pas vouloir être aussi raisonnable…

On assiste à la fabrication pure et simple d’un bad guy de comics, et le parallèle avec Magneto des X-Men est évident. Andrew est un jeune homme torturé tentant tant bien que mal d’avoir une vie normale, mais il est constamment rattrapé par son environnement difficile. Il va peu à peu glisser vers une satisfaction égoïste de ses nouveaux pouvoirs, qui vont le contaminer… Dane DeHaan joue avec beaucoup d’aisance ce garçon perdu, qui va devenir ivre de pouvoir… A ses côtés, Alex Russell et Michael B. Jordan donnent aussi à leurs personnages une densité appréciable dans ce genre de film.

Et visuellement, Chronicle est vraiment réussi! La caméra portée permet de bluffer sur certains passages, mais les scènes sont vraiment réalistes et offrent une dimension dramatique forte. Le combat en plein Seattle est impressionnant, et les scènes d’action précédentes également. Josh Trank utilise l’effet caméra portée pour insuffler un degré d’urgence à son film qui permet de réaliser quelques moments chocs, et qui désacralise le film de super-héros pour le confronter à la banalité du réel. Le seul regret de ce film est qu’il se termine de manière abrupte, alors que la mise en place avait bien pris son temps! (Les qualités de Chronicle lui permettent d’intégrer le Palmarès Interblogs de Vance!)

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Les news de la semaine: pour le meilleur et pour le pire

Renny Harlin reprend le chemin de la montagne, avec un mystérieux projet pour l’instant sans nom, basé sur une histoire vraie datant de 1959: 9 skieurs professionnels s’étant rendu dans l’Oural auraient fui leur tente par -30 et auraient été sauvagement tués. Des traces de radiation auraient été retrouvés sur leurs vêtements. 50 ans après les faits, un groupe d’étudiants se rendra sur les lieux afin de comprendre ce qui s’est réellement passé… Un pitch bien intriguant, parfait pour relancer la carrière du réalisateur de Cliffhanger!

 

Nouvelle bande-annonce pour REC 3, qui va charcler sévère en lorgnant vers la comédie horrifique! Je kiffe la mariée à la tronçonneuse!!!

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X-Men Select 1: Fear itself

L’univers Marvel étant en plein dans la tourmente Fear itself, les séries actuelles baignent toutes dans ce combat contre la peur qui voit des grandes villes du monde entier en proie au chaos. Ce nouveau trimestriel consacré aux mutants regroupe les 2 mini-séries Fear itself: uncanny X-Force et Fear itself: Wolverine, composée chacune de 3 chapitres. Ce ne sont donc pas les équipes habituelles qui réalisent ces épisodes, et nous avons Rob Williams et Simone Bianchi respectivement au scénario et au dessin sur X-Force, tandis que Seth Peck et la paire Roland BoschiRobbi Rodriguez s’occupent de Wolverine.

Le style si particulier opéré par Jerome Opena sur le graphisme de la série principale X-Force est conservé par les autres dessinateurs, et la mini Fear itself n’échappe pas à la règle. Simone Bianchi réalise un dessin aux détails très riches avec une profondeur plus importante que ce que l’on voit habituellement, conférant à l’ensemble un réalisme très précis. Cette qualité visuelle lors du prologue nous plonge directement dans les évènements dramatiques que devra affronter X-Force, et Rob Williams va écrire un scénario qui respecte lui aussi le travail de Rick Remender sur la série principale.

X-Force se retrouve face aux Purificateurs, groupuscule extrémiste anti-mutants qui décide de voir plus large, et de s’en prendre à tous les surhumains qui ont selon eux causé le chaos actuel. Wolverine, Psylocke, Deadpool, Fantomex et Archangel vont oeuvrer discrètement afin de démanteler cette organisation criminelle, en conservant leur modus operandi très radical. Le récit bien captivant de Williams n’oublie pas de développer la psychologie des personnages, et rend son récit très réaliste en expliquant le point de vue poussé du bad guy. Encore une fois, X-Force apparaît comme une série relativement adulte dans ses thématiques et dans son traitement.

La différence de style dans la mini sur Wolverine est radicale, le travail de Boschi et Rodriguez étant plus conventionnel. Mais leur découpage très dynamique donne un rythme élevé au récit de Seth Peck, qui voit Logan affronter les membres du S.T.R.I.K.E., des super-agents secrets dissidents qui s’étaient volatilisés depuis plusieurs années. Ils menacent aujourd’hui de faire exploser un engin nucléaire sur New York, alors qu’ils sont parvenus à prendre les commandes d’un héliporteur du H.A.M.M.E.R.

On croise la nouvelle copine de Logan, la journaliste Melita, et on sent quelques relents 90’s dans ce récit là encore plus conventionnel, avec des bad guys finalement très stéréotypés. Mais la mission de Wolverine afin de sauver New York reste intéressante, même si l’on se demande toujours comment il gère son don d’ubiquité pour apparaître à la fois chez les X-Men, chez les Vengeurs, chez X-Force ainsi que dans sa propre série! Wolverine ne semble décidément pas avoir besoin de beaucoup de sommeil…

Le personnage de Melita nous permet de suivre les évènements de Fear itself de l’intérieur, puisqu’elle se rend directement sur les lieux où ça chauffe. Ce qui permet d’éclaircir un peu les ravages causés par cette fameuse peur, c’est toujours intéressant si on ne lit pas la série principale Fear itself justement.

Ce 1er numéro d’X-Men Select s’avère donc de bonne facture, avec une préférence pour X-Force comme souvent, et permet une approche intéressante des répercussions du chaos se déversant actuellement dans le monde Marvel!

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Le clip de la semaine: Tenacious D – Master Exploder

Un petit Tenacious D, ça fait toujours plaisir! Voici le fameux Master Exploder tiré de l’album et du film Tenacious D in the Pick of Destiny! Enjoy!

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