Deadpool 8: Deadpool contre le S.H.I.E.L.D. (1/2)

Gerry Duggan et Brian Posehn ont définitivement refait de la série mensuelle Deadpool un must, ce qui n’était pas arrivé depuis l’excellente fin de run de Daniel Way courant de juillet à décembre 2012! Ce Deadpool 8 est tout aussi captivant que les 2 numéros précédents, et le rythme trouvé par les 2 auteurs, ainsi que les thématiques mises en avant, permettent à ce personnage souvent trop caricaturé de gagner en intensité et en présence.

La fin de l’arc Le Bon, la Brute et le Truand témoigne de tout le talent des auteurs, qui atteignent une gravité extrêmement rare dans les pages de la série. Qu’il s’agisse des réminiscences du passé à l’Arme X ou du présent tragique dans lequel est plongé Wade, Duggan et Posehn ne relâchent pas la pression et déroulent un récit qui peut être déroutant de par sa nature très sombre. Il est en effet très rare de découvrir un Wade aussi implacable et torturé, et c’est une facette très intéressante que l’on explore dans cet arc.

Le trio formé avec Wolverine et Captain America permet à Wade de ne pas sombrer totalement, mais on assiste à quelques moments poignants et à une vengeance totalement méritée. Le dessin de Declan Shalvey se pose parfaitement sur ce récit radical et tortueux, et Wade apparaît comme capable de nous surprendre encore!

Après toute cette noirceur, on revient à des aventures plus légères et fun, avec les 2 premiers épisodes de Deadpool contre le S.H.I.E.L.D. Duggan et Posehn n’abandonnent pas pour autant l’exploration de la psyché de Wade, et le début du premier épisode nous plonge dans le cerveau très étrange du mercenaire, en la compagnie de l’agent Preston, qui est toujours coincée dans la tête de Wade, et du Docteur Strange, qui tente de déterminer par quel moyen il pourrait la sortir de là. Les personnages peuplant la tête de Wade sont plutôt drôles, et ses représentations mentales feraient le bonheur de Freud!

Mais dans le monde réel, la menace rôde, et elle prend la forme d’un agent du S.H.I.E.L.D. ripou, qui apprend que Preston est vivante, et qui décide de l’éliminer une bonne fois pour toute. Mais comme Preston est logée dans le corps de Deadpool, il va donc mettre la tête du mercenaire à prix! Et pour 10 millions, ça se bouscule assez rapidement pour accepter le contrat! On va donc assister à des confrontations savoureuses entre Wade et plusieurs super-vilains, Crossbones en tête! Leur affrontement est un régal de politesse et d’humour, et les 2 auteurs parviennent encore une fois à nous servir un récit très dynamique et très drôle! Les retrouvailles avec Pete Pot de Colle alias le Piégeur sont savoureuses, et le combat avec Batroc aussi court qu’hilarant!

Mais qui dit S.H.I.E.L.D. dit agents du S.H.I.E.L.D., et avec la notoriété qu’il a depuis Iron Man, Iron Man 2, Thor, Avengers et Agents of S.H.I.E.L.D., Phil Coulson est un bel exemple de transfert de média, puisqu’il est passé du cinéma au comics! Deadpool va donc rencontrer le légendaire Phil, ce qui est plutôt un bon timing, puisque la saison 2 de la série reprend demain soir! Et pour info, l’acteur Clarg Gregg a joué dans 2 épisodes de la série The Shield en 2004…

Bref, tout ça pour dire que ce Deadpool 8 est encore un excellent numéro, et que les épisodes à venir devraient permettre de conserver ce niveau!

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Les news de la semaine: Deadpool: on y arrive…

Véritable arlésienne pour la Fox depuis 5 ans et un peu glorieux X-Men Origins: Wolverine, le film Deadpool a sérieusement repris du poil de la bête avec ce test footage déjanté qui avait (délibérément?) fuité sur le net il y a 2 mois, et qui avait donné lieu à des réactions véritablement enthousiastes! Il faut dire que le réalisateur Tim Miller avait parfaitement conservé la tonalité drôle et violente qui colle au personnage, et on assistait à une scène bien fun qui donnait juste envie d’en voir plus! La Fox s’est donc réveillée, et a officialisé une date de sortie pour le long métrage, qui est le 12 février 2016! On a enfin du concret pour ce projet qui me tient forcément à coeur, et j’ai hâte de pouvoir enfin découvrir une adaptation de ce comics hors norme à l’atmosphère si particulière!!! Tim Miller est toujours attaché au projet, tandis que la participation de Ryan Reynolds n’est pas encore certaine.

 

Nouvel ajout au casting de Daredevil et pas le moindre, puisque Scott Glenn rejoint la production Netflix. Il n’y a qu’un seul rôle qui peut lui aller, et il endosse bien évidemment celui de Stick, le mentor de Matt Murdock! Steven S. DeKnight, le showrunner de la série, promet un ton résolument dark et réaliste, et je suis de plus en plus curieux de voir ce qu’il va nous concocter!

 

Si le personnage de Jarvis est un être de chair et de sang dans les comics, il a été transformé en intelligence artificielle dans les films Marvel. Mais le majordome des Avengers (moins célèbre que son homologue Alfred cher à Bruce Wayne) est en passe d’obtenir une vraie reconnaissance, puisque James D’Arcy va endosser le rôle pour les besoins de la série Agent Carter! On va donc découvrir un personnage maniant avec la plus grande habileté la pelle et la balayette, et qui devrait être proche d’Howard Stark, le père de Tête de Fer!

 

 

 

 

 

 

 

 

Keanu Reeves aime l’action, et il ne s’en lasse pas comme peut en attester le trailer survolté de ce John Wick! Sous la caméra de Chad Stahelski, faisant ici ses premiers pas en tant que metteur en scène, Keanu Reeves va entrer dans la peau d’un ex-tueur à gages qui va reprendre les armes lorsque des individus vont lui prendre le peu qui lui restait. Assoiffé de vengeance et n’ayant plus rien à perdre, il va se lancer dans la traque implacable de ceux qui lui ont fait du mal, et va pour cela user d’un arsenal énorme et d’une attitude bad-ass non moins imposante! Chad Stahelski, cascadeur qui a doublé Keanu Reeves à de nombreuses reprises depuis Point Break – extrême Limite et qui a participé aux chorégraphies de l’excellent Man of Tai Chi réalisé par Mr Reeves lui-même, démontre dans ce trailer une certaine aisance dans l’action, et on espère que le résultat final sera à l’image de ces quelques minutes décoiffantes!

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le clip de la semaine: Saïmiri Parkour – J-Dan 2014

J-Dan a mis en ligne sa vidéo 2014, et on peut dire qu’il représente efficacement le Saïmiri Parkour! De Soultzmatt à Altkirch, en passant par divers autres villages alsaciens ou encore Paris et Bâle, on suit un traceur très agile qui prend plaisir à jouer avec les obstacles! Enjoy! 😉 (Perso j’adore les barrières à Brunstatt!!! :-))

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Black Storm (Steven Quale, 2014)

Depuis son premier film co-réalisé avec James Cameron en 2005, Aliens of the Deep, Steven Quale n’aura été responsable que d’un Destination finale 5 de petite envergure en 2011, jusqu’à aujourd’hui et ce Black Storm mal-aimé dont on se plaît à souligner les faiblesses tout en négligeant ses vraies qualités. Partout, je lis des critiques négatives ou au mieux moyennes, mais le trailer m’avait suffisamment interpellé pour que je tente quand même l’aventure. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu par ce 3ème effort de Steven Quale!

L’expérience est juste excellente, et Black Storm ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est: un divertissement qui décoiffe! C’est simple, les films de tempêtes étant extrêmement rares (Twister, En pleine Tempête), le terrain est propice aux expérimentations, et Steven Quale va se faire plaisir en nous offrant une immersion totale et unique en plein dans l’oeil du cyclone! Son Black Storm est véritablement innovant et grandiose au niveau de ses effets visuels, et on est littéralement happé par ce récit certes basique mais ô combien captivant!

Le film se fait constamment démonter à cause de la simplicité de ses personnages, mais je trouve qu’il ne pâtit pas de cet état au final. On découvre des personnages classiques (le lycéen sympa mais timide, la jolie étudiante, le père veuf et à cheval sur les principes, le chasseur de tornades gueulard, etc…) qui ne sont certes pas très fouillés, ce qui ne va pas empêcher une certaine émotion d’émerger lors de plusieurs séquences. On va assister à la lutte face aux éléments d’une poignée d’individus lambdas, qui vont devoir s’entraider et rassembler leur courage pour surmonter un événement hors du commun qui les marquera à vie. Alors OK, on n’a pas les personnages les plus creusés qui soient, mais ils ont assez de réalisme pour qu’on les suive avec attachement et crainte.

Et de toute façon, que ce soit le boss des chasseurs de tornades, la climatologue ou le proviseur adjoint, aucun n’est le personnage principal, puisque c’est la tempête elle-même qui crève l’écran et qui monopolise toute l’attention! J’ai rarement vu des scènes de désastre aussi intenses, et seule la séquence d’ouverture de The Impossible est encore plus forte. Mais des scènes de tornades aussi impressionnantes, je n’en ai jamais vues! L’immersion est totale dans cet environnement chaotique qui va bénéficier d’un point de vue réellement intense de la part de Steven Quale. Il se plaît à mêler mise en scène classique et found footage, ce qui peut paraître par moments anecdotique, mais qui au final sert plutôt bien son propos. La multiplication des points de vue permet de voir l’action sous plusieurs angles, et ce qu’il filme est juste démentiel…

Les effets visuels sont parfaits, et je ne spoilerai pas les diverses étapes que vont devoir traverser les protagonistes du film. Mais l’expérience sensorielle est réellement intense, Steven Quale jouant habilement sur les images mais aussi sur le son effrayant que peut générer une tempête. Nous sommes les spectateurs privilégiés du chaos, plongés au coeur même de la catastrophe qui se pare d’un réalisme jamais atteint. La force destructrice de cette tempête est palpable, et on parvient à effleurer ce que peuvent ressentir les victimes d’un tel phénomène. Il y a des scènes jamais vues, comme cet aéroport traversé par la tempête qui dévaste tout sur son passage, et qui soulève des dizaines d’appareils qui virevoltent comme des fétus de paille!

Sarah Wayne Callies, échappée de The walking Dead, et précédemment de Prison Break, se retrouve prise dans la tourmente avec une équipe de chasseurs de tornades. Elle tente tant bien que mal de faire entendre sa voix face à un boss autoritaire et déterminé à ne pas laisser passer sa chance de filmer cette tempête. John Swetnam a rédigé un script qui apporte quelques touches d’humour dans un film plutôt tendu, et l’ajout de quelques personnages timbrés est plutôt bien amené.

Black Storm est une série B qui ne va pas être inventive dans sa narration, mais qui va proposer une visualisation démentielle de son sujet, et qui va marquer les esprits par son approche réaliste qui en scotchera plus d’un! Alors les détracteurs vous diront certainement que c’est light au niveau des personnages, mais qu’est-ce que c’est bon au niveau des effets spéciaux et de l’émotion qui se dégage grâce à cette visualisation si particulière et inventive du coeur de la tempête!!! Black Storm est une des vraies bonnes grosses surprises de cette année, et vaut certainement de nombreux autres films plus « creusés » et qui s’avèrent au final beaucoup moins palpitants! Et la petite référence à Twister est très fugitive et subtile!

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Les news de la semaine: Finger in the nose

Et de 6! La saga Détour mortel se pare d’un nouvel opus, Wrong Turn 6: last Resort, qui voit Three Finger et ses frangins revenir aux affaires sous la caméra de Valeri Milev. On s’attend encore une fois à un bain de sang teinté d’un humour très noir, en espérant que les rednecks soient en pleine forme!

Après un Room 237 consacré au Shining de Kubrick, le cinéaste Rodney Asher poursuit dans la veine documentaire en explorant toujours la peur, puisqu’il se penchera sur la paralysie du sommeil. Dit comme ça, ça a l’air de rien, mais quand on sait que les gens qui en souffrent sont physiquement incapables de bouger et de communiquer, et qu’ils sont victimes d’hallucinations, ça peut devenir très intéressant… Une première photo est tombée et démontre la nature cauchemardesque que va prendre le doc!

 

Si la nature anthologique de la série True Detective fait que les personnages de la 2ème saison seront complètement différents, la tonalité apposée par le créateur Nic Pizzolatto est tellement impressionnante qu’il serait dommage qu’elle décline. Pourtant, avec le départ du metteur en scène Cary Fukunaga qui nous a ébloui durant la totalité du show, un des éléments les plus importants risque bien d’être atténué, et c’est vraiment dommage…

 

Manhunt pourrait être une série bien captivante au vu des premières notes d’intentions, même si c’est Gavin Hood (X-Men Origins: Wolverine) qui est derrière le projet. Mais les 10 épisodes de ce show qui suivra la traque d’un fugitif dans une grande ville pourraient lui permettre de se refaire une santé. Chaque saison sera centrée sur une histoire et des personnages différents, mais le principe reste le même: un fugitif sème la panique dans une ville, et les forces de l’ordre se mobilisent tandis que la population réagit à la situation. Un concept fort qui pourrait s’avérer très efficace!

 

Petit lifting pour le logo de la série Agent Carter! Hayley Atwell profitera des pauses d’Agents of S.H.I.E.L.D. pour nous faire découvrir la création de l’organisation au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, et l’imbrication des 2 shows s’annonce très riche!

 

The Town that dreaded Sundown est la suite du film du même nom datant de 1976, un slasher totalement inconnu qui suivait un shérif traquant un serial killer à la fin des années 40. Cette séquelle signé Alfonso Gomez-Rejon (qui a réalisé une poignée d’épisodes de Glee et American Horror Story) prend place 65 ans après les faits, dans la même petite ville si tranquille, et le trailer bien réjouissant laisse espérer une série B soignée capable de donner quelques frissons!

Extraterrestrial semble bien vouloir devenir le film ultime sur les rencontres du 3ème type! Le trailer du long métrage signé Tim Minihan est résolument sombre et pessimiste, et l’expérience vécue par cette bande de jeunes n’a rien d’une partie de plaisir! Un film d’extraterrestres en mode survie qui pourrait bien être une des belles claques de cette fin d’année!

 

Qui ne se souvient pas de cette tronche légendaire qui intimidait James Bond lui-même? Richard Kiel, alias Requin dans L’Espion qui m’aimait et Moonraker, est décédé ce mercredi à l’âge de 74 ans. Il aura baladé sa grande silhouette (2,18 m!) à travers de nombreux films et séries, de La quatrième Dimension à Inspecteur Gadget (!), en passant par Docteur Jerry et Mister Love, Lassie, Les Mystères de l’Ouest, ou Pale Rider – le Cavalier solitaire. Davantage engagé pour sa stature que pour son jeu d’acteur, Richard Kiel fait partie de ces figures emblématiques qui traversent le cinéma de genre en acceptant leur rôle de faire-valoir, et qui au final auront marqué les esprits de nombreux cinéphiles!

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