TOP 10 cinéma 2025

John Cena en route vers un 17e titre Mondial ? - Catch-Newz

L’heure est aux raclettes, aux bûches et aux alcools forts, et après avoir épuisé Santa pour son tour du monde en moins de 24 heures chrono, on se prépare doucement à glisser vers 2026 le temps d’une soirée entre amis qui risque une fois encore de mettre à rude épreuve notre foie. Alors que l’on tatonne dans cet entre-deux, on se rappelle subitement que c’est la période idéale pour livrer l’incontournable TOP 10 cinéma de l’année écoulée! On ne dérogera donc pas à la règle instaurée il y a maintenant 14 ans!

 

10. THE GORGE

Scott Derrickson a réuni Miles Teller et Anya Taylor-Joy dans un film fantastique des plus intriguants, qui fait la part belle à la relation entre les 2 personnages principaux. Le rythme est vraiment intéressant et le focus sur ce duo de très bons acteurs rend l’ensemble relativement atypique, et le mieux c’est bien évidemment de ne pas trop en raconter sur ce genre de film! (critique)

The Gorge”, sur Apple TV + : rencontre électrique autour d'un ravin mortel

 

9. A NORMAL FAMILY

Après une intro fracassante, A Normal Family déploie tout ce que le cinéma coréen a de mieux à proposer en terme de tension et de rivalités, dans ce jeu de destruction familiale inter-générationnel qui fait sacrément froid dans le dos! Hur jin-ho maîtrise parfaitement sa vision d’un univers guindé qui s’étiole peu à peu face aux pulsions primaires de certains… (critique)

A normal Family" : la mort d'un SDF au cœur de la chronique familiale et sociale glaçante du Sud-coréen Jin-Ho Hur

 

8. GOOD BOY

Pour un premier long métrage, Ben Leonberg frappe durablement les esprits avec cette histoire de maison hantée vue à travers les yeux d’Indy… Le chien du propriétaire de la maison! Ce procédé atypique va donner lieu à un film relativement dépouillé d’artifices mais captivant par sa forme, qui n’est pas sans rappeler un autre film de ce Top 10 ^^ Indy est vraiment le personnage principal du film, et va être confronté à une présence maléfique rôdant autour de son maître, et va tout mettre en oeuvre pour le protéger. Le résultat est bien flippant tout en étant graphiquement très réussi. (critique)

Good Boy”, le film d'horreur sensation qui ne manque pas de chien, à voir au cinéma uniquement ce week-end

 

7. UN MEDECIN POUR LA PAIX

Un Médecin pour la Paix fait partie de cette vague d’oeuvres racontant le quotidien déchirant de familles palestiniennes, à l’instar de Put your Soul on your Hand and Walk ou La Voix de Hind Rajab. En suivant le docteur Izzeldin Abuelaish, on va plonger dans les horreurs de la guerre et les drames déchirants qu’il va endurer, alors qu’il tente toujours de croire à une solution pacifique entre les 2 pays… Izzeldin Abuelaish incarne une force mentale incroyable, et le film de Tal Barda secoue le spectateur par la proximité avec les horreurs du conflit. (critique)

I Shall Not Hate | Films | CBC Gem

 

6. L’AGENT SECRET

Un film-fleuve signé Kleber Mendonça Filho qui raconte l’instabilité du Brésil des années 70 avec toute une galerie de personnages hauts en couleur, ça donne cet Agent Secret très coloré, très rythmé et sacrément bien joué qui nous balade au gré d’une histoire rocambolesque de laquelle on a aucunement envie de s’échapper. Le mélange des genres cinématographiques est d’une maîtrise impressionnante, et le Prix de la Mise en scène à Cannes n’est clairement pas usurpé, tout comme le Prix d’Interprétation Masculine pour Wagner Moura! (critique)

O Agente Secreto: Recinte, 1977 | OBSCURAE at Cannes

 

5. DESTINATION FINALE : BLOODLINES

Le plaisir pris à la vision du dernier volet de la saga est inespéré, car je ne m’attendais pas du tout à une telle qualité! Zach Lipovsky et Adam B. Stein jouent à fond avec la mythologie et le second degré, déroulant une histoire relativement simple mais qui prend de l’ampleur grâce à ses connexions avec le passé, et surtout grâce à la créativité visuelle dont la paire fait preuve dans les mises à mort! La séquence d’intro est à ce titre dantesque et constitue sans aucun doute la meilleure intro de la saga! (pas de critique ^^)

Final Destination: Bloodlines' Review (2025) | The Movie Buff

 

4. LA CONVOCATION

Renate Reinsve se devait d’apparaître dans au moins un film de ce Top 10 ^^ Le film glaçant d’Halfdan Ullmann Tondel fait la part belle à l’actrice qui crève l’écran, dans ce rôle ambigu et ce récit complexe lié à un événement s’étant déroulé dans cet établissement scolaire. On lorgne du côté du film de procès avec cet interrogatoire sacrément tendu et mené avec une volonté de ne pas froisser les intervenants, mais la bienséance ne pourra pas être maintenue éternellement… La précision chirurgicale des dialogues, la justesse des acteurs et la mise en scène étouffante font de La Convocation un film obsédant et marquant. (critique)

La Convocation (Halfdan Ullmann Tøndel, 2024) | TALKING WADE

 

3. PRESENCE

Steven Soderbergh nous livre une ghost story moderne d’une fluidité impressionnante, et qui se pare d’atours psychologiques très réussis. La grâce de cette caméra se baladant dans cette maison hantée combinée avec de très bons acteurs, fait de ce film de fantôme minimaliste (à l’instar d’un Good Boy ^^) une excellente surprise qui reste longtemps dans les esprits! (critique)

Presence (Steven Soderbergh, 2024) | TALKING WADE

 

2. LIFE OF CHUCK

Je suis totalement tombé sous le charme de cette énième adaptation de Stephen King par Mike Flanagan, et ce récit étonnant sur la vie de l’anonyme Chuck est d’une beauté rare, mélangeant plans magnifiques ou inquiétants, atmosphères délétères ou heureuses, et surtout faisant ressortir toute la gamme des émotions que l’on peut vivre dans une vie. Life of Chuck est une sorte de quintessence de l’existence humaine, et il le fait avec une conscience et une beauté plus que remarquables. (critique)

Prime Video: The Life of Chuck

 

1. BLACK BOX DIARIES

Shiori Ito nous raconte sa propre histoire à travers ce film qui renvoie directement au Citizenfour de Laura Poitras dans son esprit et sa mise en scène, mais la journaliste japonaise se livre émotionnellement avec beaucoup de pudeur dans ce combat contre l’homme politique qui l’a agressé sexuellement. Black Box Diaries ne fait pas dans le militantisme, mais représente un exemple magistral du combat des femmes face à leurs oppresseurs, et au-delà de ce terrible récit vécu en temps réel à travers le prisme de sa caméra, ce film possède une sincérité désarmante, et est doublé d’un vrai regard cinématographique, créant une intensité unique. (critique)

Black Box Diaries Bande-annonce VO STFR

 

 

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Pax Massilia saison 2 (2025)

Pax Massilia Saison 2 - AlloCiné

2 ans après la première saison, Olivier Marchal ramène son équipe anti-drogue le temps de 6 nouveaux épisodes qui viennent renforcer ce qui avait préalablement été mis en place. J’avais apprécié la saison 1 malgré une baisse de régime sur la fin, mais cette seconde saison s’avère d’une intensité et d’une profondeur encore plus maîtrisées, et elle évite totalement la moindre stagnation narrative. On se retrouve face à une série brutale et sans concessions, qui va aller encore plus loin dans la lutte entre flics et dealers, avec tout ce que cela implique de contournements du règlement, de violence soudaine et de corruption. C’est Marseille bébé…

Pax Massilia : où et quand voir la saison 2 ? Toutes les infos

Alors que Lyès se retrouve emprisonné, le reste de son équipe tente de continuer à faire tomber Ali Saïdi, le boss du trafic de drogue à Marseille. On retrouve Alice (Jeanne Goursaud), qui est un peu mise en retrait cette saison, alors qu’elle était fraîchement arrivée dans la cité phocéenne lors de la saison 1. Son personnage est uniquement axé sur sa romance avec Lyès, mais le fait que celui-ci soit en prison réduit forcément les interactions. Jeanne Goursaud parvient pourtant toujours à nous offrir une certaine intensité malgré la relative mise à l’écart de son personnage. Idir Azougli s’avère toujours aussi naturel dans le rôle de Tatoo, qui a grandi dans le quartier avec ceux qui sont rentrés dans le trafic. Son parler très street et son air juvénile en font une recrue passe-partout efficace, et l’acteur prend plaisir à jouer ce personnage.

Pax Massilia (Saison 2) - fr | Gaumont, depuis que le cinéma existe

Le personnage d’Arno gagne clairement en profondeur dans cette saison, et ça fait plaisir de voir l’intensité qu’Olivier Barthelemy lui donne. Avec ses problèmes personnels qui le perturbent énormément, on a un personnage sur le fil du rasoir dont on sent que la violence rentrée peut s’échapper à chaque instant, et il est clairement l’une des forces de cette saison. Lani Sogoyou reprend son rôle d’Audrey, qui va devoir faire face aux répercussions de certains événements de la saison 1, et qui va se retrouver dans une situation très instable. Samir Boitard est vraiment bon dans le rôle d’Ali Saïdi, et je trouve qu’il s’est encore mieux approprié le personnage dans cette saison. Même constat pour Lyès, sur qui j’avais quelques retenues il y a 2 ans, mais que Tewfik Jallab contribue à vraiment faire grandir cette année, avec une plus grande intensité, surtout au vu des événements qu’il va vivre…

Pax Massilia » sur Netflix : 120 décors, casting local… comment Olivier  Marchal a investi Marseille - Le Parisien

Un personnage qui va vraiment avoir un impact sur tout ce petit monde, c’est Mehdi Djaoui, joué par Bilal Ben Osmane. Mehdi est le petit frère d’un trafiquant concurrent d’Ali Saïdi, qui tente de s’imposer lui aussi à Marseille. Mehdi est une tête brûlée qui veut se faire une place au soleil, et dans son esprit détraqué il se voit comme une sorte de Scarface local, et franchement, il s’avère sacrément flippant… Bilal Ben Osmane en fait un personnage qui n’a peur de rien et qui est prêt à tuer tous ceux qui s’opposent à lui, et son imprévisibilité en fait un véritable danger. Il est l’archétype de la racaille adepte de la kalachnikov, et il a une véritable lueur de folie dans le regard. Bilal Ben Osmane impressionne alors que sa carrière n’en est qu’à ses débuts.

Pax Massilia saison 3 : que sait-on après le démarrage en force de la  saison 2 sur Netflix ?

Olivier Marchal signe à nouveau la mise en scène, se partageant les épisodes avec Nicolas Gicheteau. Cette fois-ci, aucun épisode n’est en-dessous des autres, et la construction implacable de cette enquête est tendue d’un bout à l’autre. L’écriture est assurée par Edgar Marie (qui a oeuvré sur toutes les saisons de Braquo et la saison 1 de Pax Massilia), Olivier Dujols et Olivier Marchal. A trois, ils vont nous concocter un récit brillant et captivant qui ne va jamais nous lâcher, ponctué de dialogues ultra-efficaces et bien mordants. Les joutes verbales entre flics de différents services ou entre flics et trafiquants sont très intenses, et baignent dans un réalisme qui fait froid dans le dos. A travers tous ces personnages, on assiste à la rapide déliquescence de la ville, gangrenée par les gangs qui n’ont pas le moindre code d’honneur et n’hésitent pas à tuer des civils. La série retranscrit la triste réalité que vivent de nombreuses métropoles avec le trafic de drogue, et quand on voit les impacts émotionnels qu’endurent les flics qui tentent de mettre un terme à cela, on se rend vraiment compte de la difficulté de leur métier…

Pax Massilia, saison 2 : que vaut la suite attendue ? L'avis des critiques

Les compositions d’Erwann Kermorvant habillent avec beaucoup d’efficacité cette saison, qui est également agrémenté d’excellents morceaux de rap emblématiques. Rien n’a été laissé au hasard pour intensifier le récit, et la fluidité avec laquelle Olivier Marchal et Nicolas Gicheteau filme la cité phocéenne est de toute beauté, avec ce soleil plombant qui vient éclairer la folie de ce trafic… La contradiction entre la beauté de la ville et les horreurs qui s’y déroulent est bien mise en avant, et les 2 réals ne lésinent pas sur la violence… Que ce soit dans les poursuites à voitures, dans les descentes de squats ou dans les affrontements armés, on ressent tout le stress, la peur et la détermination qui sont inhérents au métier de flic, et Pax Massilia est sans conteste une très grande série, qui est déjà appelée à avoir sa saison 3!

Pax Massilia (Saison 2) - en | Gaumont, born with cinema

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News : DD Born Again 2

4 nouvelles photos pour la seconde saison de Daredevil : Born Again ont été dévoilées, avec notamment le retour d’un personnage que l’on avait plus revu depuis l’époque Netflix… Jessica Jones! Et sinon, on retrouve Matt Murdock,  Karen Page, Wilson Fisk et sa douce Vanessa, ainsi qu’un nouveau personnage incarné par Matthew Lillard, qui avait à l’époque été révélé dans le Scream de Wes Craven.

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L’Agent Secret (Kleber Mendonça Filho, 2025)

L'agent secret (2025) - IMDb

J’ai découvert le cinéma de Kleber Mendonça Filho avec sa dernière oeuvre en date, et j’ai été happé dès la séquence d’ouverture par le style très personnel du metteur en scène brésilien. Cette séquence où se mêle habilement l’absurde et le suspense va d’emblée marquer la tonalité atypique qui perdurera durant les 2h38 de ce long métrage, qui va faire la part belle à des gueules de cinéma, à une écriture au cordeau et à un sens esthétique indéniable. L’Agent Secret marque ma première rencontre avec ce cinéaste que l’on sent épris des incontournables Ricains des 70’s que sont Coppola, Scorsese, Cimino et le reste de la bande. Son style brillant s’est nourri du travail de ses prédécesseurs situés plus haut sur le continent, mais il l’a totalement assimilé pour nous offrir du très grand cinéma à la fois référentiel et très personnel.

L'Agent secret : un film de genre poétique et politique [critique] | Premiere.fr

Cette scène d’ouverture avec ses airs de western qui ne dit pas son nom est un pur régal, et on sent que Mendonça prend un très grand plaisir à tourner et que ce plaisir se communique à ses équipes. Son travail en tant que directeur d’acteurs est excellent, et du personnage principal au moindre perso tertiaire, chaque acteur s’intègre parfaitement dans la mécanique complexe de cette intrigue foisonnante qui nous perd agréablement dans ses méandres et ses ruptures de rythme. On comprend dès l’introduction que Mendonça apprécie de laisser vivre ses séquences, et les 2h38 s’avèrent bien plus nécessaires que dans d’autres oeuvres qui ne savent plus quoi raconter sur un laps de temps aussi grand. Même si cela ne l’exempt pas de longueurs par moments, cet étirement participe au caractère hypnotique de l’ensemble, qui va maintenir une cohérence très étonnante alors que le film offre une réelle diversité dans ses choix narratifs.

O Agente Secreto' ganhou dois prêmios no Festival de Cannes e foi selecionado para mais de 20 festivais

L’Agent Secret se présente comme un thriller sur fond d’espionnage, mais il est à la fois cela tout en ne l’étant pas. Telle une oeuvre que ne renierait pas un certain Schrödinger, ce film entre difficilement dans une case précise, et la fluctuation permanente de ses contours permet de lui attribuer une rareté certaine dans le 7ème art. Mendonça filme et raconte comme il en a envie, sans se soucier des codes narratifs conventionnels, et cette liberté de ton est un don précieux qui fait de L’Agent Secret une oeuvre réellement atypique et captivante. Au-delà des mouvements de caméra subtils, d’un montage d’une très grande précision et d’une utilisation parfaite de la musique, ce film repose également sur une troupe d’excellents acteurs.

Vídeo do artigo Pré-venda de ‘O Agente Secreto’ já tem dia e hora para começar no Brasil; saiba mais

Wagner Moura est connu pour avoir incarné Pablo Escobar dans la série Narcos, et il s’avère très dense dans le rôle de cet homme en fuite hanté par son passé, et désireux de changer de vie. On a un étrange duo de tueurs à gages (dont l’un est incarné par Gabriel Leone, qui jouait le champion automobile dans la série Senna), une minuscule vieille dame au caractère bien trempé, un chef de la police pourri jusqu’à la moëlle, un ancien soldat de la Seconde Guerre Mondiale (Udo Kier), 2 frères tueurs chargés de récupérer une jambe qui a malencontreusement refait surface… De Maria Fernanda Cândido à Thomas Aquino, chaque personnage a trouvé son interprète afin de donner lieu à des séquences les plus justes possibles, et quand on a un metteur en scène capable de distiller une tension palpable dans des scènes de dialogues avec autant d’aisance, on se dit qu’on tient forcément là un très grand cinéaste.

O AGENTE SECRETO (L'AGENT SECRET) - Festival de Cannes

L’Agent Secret est inclassable mais fascinant, en étant une oeuvre pouvant paraître brute mais s’avérant infiniment plus ciselée que bon nombre de métrages, et c’est un vrai plaisir de se laisser embarquer dans cette fresque étrange qui raconte à sa manière les années 70 au Brésil. Le Prix de la mise en scène pour Mendonça et le Prix d’interprétation pour Wagner Moura au dernier Festival de Cannes sont amplement mérités, et tout cela donne très envie de découvrir Bacurau, Aquarius, Les Bruits de Recife et les autres oeuvres du réalisateur.

Os bastidores de O Agente Secreto - Revista Continente

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Clip : Promptgenix

promptgenix | iHeart

Au gré de mes errances musicales sur Spotify, je suis tombé hier soir sur un album qui m’a mis une sacrée claque, le Digital Delta : Volume Two signé Promptgenix. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas plongé dans un univers aussi captivant, avec ce blues old school qui n’est pas sans rappeler le travail de Ryan Coogler sur Sinners. J’ai littéralement été happé par l’excellent rythme, les timbres de voix impressionnants, et je me suis dit que j’allais rapidement faire comme d’habitude quand cela arrive, c’est-à-dire me taper l’intégralité de l’oeuvre de l’artiste. C’est donc comme ça que je me suis aperçu que Promptgenix nous avait déjà livré 13 singles ou EP, ainsi que 7 albums. Tout ça en 2025! ^^

promptgenix

Il fallait bien qu’on y arrive à un moment ou à un autre, et cet artiste ne cache aucunement la fabrication de ses titres par IA, puisque Prompt Genie est littéralement le nom d’un assistant d’intelligence artificielle, il n’y a donc aucunement tromperie sur la marchandise. Mais qu’est-ce qu’on fait quand on tombe sur des morceaux qui vous captivent et que vous avez vraiment envie de réécouter en boucle, mais qu’ils sont fabriqués par IA? Doit-on directement rejeter le tout sans se poser de questions, ou est-il possible de se dire que cette nouvelle technologie peut permettre de créer des musiques ou des images qui vont nous toucher profondément? Je fais partie de ceux qui se méfient en partie de l’IA, mais lorsqu’elle vous fait ressentir des émotions qui sont bien réelles, notamment avec cet excellent album, je ne me vois pas rejeter tout cela en bloc.

promptgenix | iHeart

Je vous met ici 2 vidéos très courtes du même auteur, elles aussi générées par IA, histoire d’avoir une matière visuelle et pas seulement musicale. Et là encore, on sent une volonté de créer un univers très personnel et possédant pas mal d’attrait, je vous laisse en juger. La question qui se pose est bien évidemment celle de la légitimité de l’IA dans les processus de création, mais honnêtement, arguer uniquement sur le caractère de véracité du tournage d’un clip, d’un film, ou de la création musicale ne suffit pas. Lorsuq’on se tape des immondices comme Tron : Ares, Superman ou le récent trailer de Supergirl, qui sont tous tournés de manière « naturelle » (même si fonds verts effets spéciaux etc…), et que l’on se plonge dans des univers comme ceux de Promptgenix (ou aussi pas mal de vidéos sur les Backrooms et autres univers liminaux qui sont certainement créées par IA), personnellement je me sens clairement davantage happé par ces derniers que par les éternels remakes suites reboots de plus en plus dégueulasses que nous sert ad nauseam Hollywood…

Je ne vais pas disserter 3h là-dessus, on est dans une phase de découverte et pour le moment, je me contente de tomber parfois par hasard et d’autres fois de piocher des éléments issus de cette intelligence artificielle, histoire de me construire un avis petit à petit.

 

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