Les news de la semaine : John Wick 4ever

La saga bourrine se poursuit tranquillement, et atteindra bientôt son 4ème opus! Si les suites n’arrivaient pas à la cheville du séminal John Wick, on a toujours le droit d’espérer une hausse de niveau, et ce John Wick : Chapter 4 fait une belle tentative en engageant un artiste martial renommé, Donnie Yen!!! L’acteur chinois est célèbre pour son interprétation du rôle de Ip Man dans… Ip Man et ses suites, et y fait preuve de très belles aptitudes physiques! Il interprétera un ami de John, et comme les ennemis de mes amis sont mes ennemis, il devrait en profiter pour l’aider à base de quelques tatanes bien envoyées. John Wick : Chapter 4 n’est prévu que pour le 25 mai 2022, donc il va falloir faire preuve d’un peu de patience encore…

 

La série d’animation What If…? débarquera bien au mois d’août, même si on n’a pas encore la date précise. Ce concept visant à revisiter le MCU avec chaque épisode présentant un pan de son histoire légèrement différent de ce qui s’est déroulé lors des 23 films Marvel a de quoi attiser la curiosité, avec par exemple ce qui se serait passé si Peggy Carter avait eu le sérum du Super-Soldat!

 

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

Le Somnambuliste saison 1 (2021)

Bienvenue à Westheim, charmant village alsacien situé sur la Route des Vins, qui a tout pour être une paisible petite bourgade sans histoire. Mais d’étranges événements vont s’y dérouler, et ce paysage de carte postale va devenir un territoire bien plus dangereux qu’on ne pourrait le croire… Quel est le rapport avec Simon, ce trentenaire retourné vivre chez sa mère, et qui semble incapable de reprendre son envol? Coincé entre un job sans avenir et une chambre d’adolescent, Simon est en proie à des crises de somnambulisme qui vont lui causer de plus en plus de problèmes…

Le patelin de Westheim existe-t-il vraiment? Je vous laisse faire vos propres recherches 😉 Le parti-pris du réalisateur Jérémy Strohm est de brouiller de plus en plus les pistes au fil de l’avancée de ce récit étrange et envoûtant, qui va peu à peu voir l’imaginaire déborder sur la réalité de la vie de Simon. Cette délicate construction est traitée avec une sensibilité étonnante et une réelle maîtrise de la part du cinéaste strasbourgeois, qui nous agrippe avec ce scénario aux relents surréalistes, et qui ne nous lâchera plus jusqu’à une conclusion qui aime à conserver quelques mystères… Avec Le Somnambuliste, Jérémy Strohm nous livre une oeuvre très inspirée et finalement très addictive, alors que le format s’avère relativement court! Il s’agit en effet d’une web-série composée de 6 épisodes d’une durée comprise entre 12 à 14 minutes chacun, pour un total d’environ 1h15!

Et en si peu de temps, Jérémy Strohm parvient à donner une dimension palpable aux lieux traversés et aux personnages croisés, grâce à un scénario écrit à 4 mains d’une très belle finesse. Strohm l’a rédigé avec Thomas Desenne, et les 2 hommes sont parvenus à donner vie à des personnages forts, qui ne vont pas tous briller avec le même éclat mais qui possèdent pour la plupart une vraie densité. On pense par exemple à l’amie Jaimie, qui va s’avérer bouleversante lors d’un monologue très intime… On sent que la patte du réel s’est immiscée dans cette fiction, fiction qui va se faire court-circuiter par les débordements imaginaires de Simon… Je vous ai parlé des problèmes de Simon au fait??

Simon est somnambule, et c’est assez fâcheux, car il se réveille en pleine nuit dans des endroits assez improbables… Comme par exemple dans le trou fraîchement creusé d’une tombe!!! Autant dire que ses réveils sont violents, et au fil de ses nuits agitées, il va devoir composer avec des environnements et des situations de plus en plus… Comment dire… Compliquées… On sent que sa raison est mise à rude erreur et que ses nerfs risquent bien de finir par lâcher… L’acteur belge Gilles Vandeweerd est franchement excellent dans ce rôle difficile, et il va faire évoluer Simon de simple adulescent un peu loufoque à un personnage véritablement torturé, et la gestion de tout le panel émotionnel qui va avec est impressionnante! On a pu l’apercevoir dans La Confession de Nicolas Boukhrief, ou dernièrement dans The Hunted, et il mérite clairement des premiers rôles! A ses côtés, Nathalie Charade joue sa mère avec beaucoup de conviction et de tendresse, Marion Morel campe efficacement une jeune recrue de la police locale bien déterminée à éclaircir les mystères planant sur le village, Holly-Rose Clegg joue donc la pétillante Jaimie, et que dire d’Albert Goldberg dans le rôle de l’inspecteur Meyer? Je vous laisse découvrir vous-même la référence ^^

La comparaison risque de vous mettre sur une fausse piste, mais je trouve qu’il s’en dégage pourtant des airs de Twin Peaks. Voilà c’est dit, mais ne vous attendez pas à Laura Palmer ou à l’agent Dale Cooper, on est ici dans une atmosphère et des enjeux très différents, mais il y a quelque chose dans le traitement et la structure qui font penser que Jérémy Strohm pourrait bien être fan du chef-d’oeuvre de David Lynch. C’est dans la subtilité d’écriture, avec ce maniement entre le réel et l’imaginaire, ainsi que dans certains choix de cadrages, que l’on décèle cette part profonde d’un auteur qui a bien envie de creuser sous la surface de la petite commune qu’il met en scène… Cette comparaison est purement personnelle, et ne doit pas vous inciter à attendre une série dans le même esprit que celle de Lynch, mais je l’ai faite afin de souligner l’originalité du propos de Strohm et la manière qu’il a de s’approprier les éléments de sa propre fiction. La façon qu’il a d’aborder la réalité du terroir et de la mêler avec des éléments absurdes et semi-oniriques va s’avérer déroutante et captivante!

Parce que mine de rien, ça commence de manière tellement absurde qu’on se dit que ça va être une vraie comédie, et les effluves dramatiques venant se poser tranquillement sur l’ensemble vont faire osciller l’intrigue, qui va gagner en profondeur et s’avérer d’autant plus surprenante. Le réalisateur gère sa partition avec tact et sensibilité, et l’ensemble va s’avérer bien plus solide que la mini-série tranquille à laquelle on pouvait s’attendre. Parce qu’avec une succession de meurtres dans le vignoble, une police dépassée et un Simon qui semble basculer dans la folie, le mélange des genres s’avère diablement savoureux et addictif!!! Et quand on parle de production locale, on s’attend à une comédie gentillette sans trop d’efforts de mise en scène, et ce parti-pris va s’avérer être une belle erreur! Le montage est d’une précision implacable, la mise en scène très immersive, et on tient là une série exemplaire qui est juste frustrante car trop courte!!!

On va donc espérer qu’une seconde saison voit le jour, et on va en profiter pour remercier Arte et Centurions Films pour cette création atypique! Et pour les régionaux, le tournage des intérieurs a eu lieu en majeure partie au Rebberg à Mulhouse, dans les villas Jura et Argonne, ainsi qu’à l’hôpital du Hasenrain; et les extérieurs  ont été tourné à Eschentzwiller, Richwiller, Steinbrunn-le-Haut, Obermorschwiller, Gueberschwihr, Westhalten, Merxheim, et même à DMC à Mulhouse ^^ Ca fait tellement plaisir de voir ces lieux sublimés par une caméra, et ça rappelle à quel point c’est quand même super beau le Haut-Rhin 😉

Publié dans Série | Laisser un commentaire

Le clip de la semaine : Aesop Rock – Long Legged Larry

Aesop Rock est un artiste engagé, et cette fois, il nous a concocté un morceau sur… La grenouille taureau ^^ Avec un clip WTF, ça passe plutôt bien finalement! ^^

 

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Nobody (Ilya Naishuller, 2021)

Je n’attendais pas grand-chose de ce Nobody, étant en froid avec Bob Odenkirk depuis que j’avais vu les premiers épisodes de Better call Saul… Il était tellement génial en second rôle dans Breaking Bad, ce fut une sacrée déception de voir que son personnage ne tenait pas la distance en tant que rôle principal… Du coup, le voir en tête d’affiche d’un film donnait l’impression de se lancer dans un DTV sans âme… Mais si on peut effectivement pencher pour une série B en mode seconde zone, ce Nobody possède toutefois quelques cartouches bien percutantes qui en font un DTV plutôt qualitatif! Et qui se paie même une sortie cinéma au final!

Ilya Naishuller est un metteur en scène russe qui s’est fait une petite réputation avec son Hardcore Henry, gros shoot d’adrénaline à la première personne sorti en 2015. Il est principalement metteur en scène de clip, avec son groupe fétiche Leningrad pour qui il a composé 4 vidéos, et il revient aujourd’hui avec un nouveau film d’action qui aime bien se comparer à John Wick. Il faut dire que le scénario est signé Derek Kolstad, qui a rédigé John Wick, John Wick 2 et John Wick Parabellum (avec 3 autres scénaristes pour ce dernier). Et pour boucler la boucle, Chad Stahelski et David Leitch, les metteurs en scène de la saga (Leitch uniquement en co-réal avec Stahelski sur le 1er) sont producteurs sur ce Nobody. On a donc bien cerné la note d’intention, et on n’est pas ici pour offrir une variation sur Roméo et Juliette.

Vendre le film en le comparant à l’excellent premier opus mené par Keanu Reeves peut s’avérer dangereux, car il va être extrêmement difficile d’atteindre le niveau incroyable de ce chef-d’oeuvre du film d’action. Les suites quant à elles sont nettement plus communes déjà, mais le premier opus fait partie du haut du panier dans le genre. On imagine donc difficilement Bob Odenkirk en mode John Wick, mais il va opter pour un registre plus référentiel et absurde, qui va du coup lui permettre de s’avérer crédible dans ce rôle punchy! Il joue Hutch Mansell, un père de famille sans histoire à la vie plus que monotone, qui va être confronté une nuit à l’intrusion de 2 cambrioleurs. Il ne va pas agir en héros, mais cette situation va le confronter à d’anciens démons, et réveiller des pulsions bien violentes que l’on n’aurait jamais prêté à cet homme sans relief… Ce « nobody » que même son fils ne respecte pas et dont la femme s’est peu à peu éloigné va retrouver goût à son existence avec les suites de cette affaire de cambriolage, et le récit va sévèrement partir en vrille…

Derek Kolstad rédige un script qui va mettre l’accent sur l’aspect fatigué et aigri de cet homme, qui retrouve un but dans une escalade de violence d’autant plus radicale qu’on ne s’attendait pas à le voir exploser de la sorte! La séquence du bus est franchement géniale, avec un côté très réaliste dans le sens où il se prend de sacrés coups dans la tronche également! Il y a une brutalité presque bestiale dans son comportement, et on se rend bien compte qu’il libère toutes les frustrations accumulées depuis des années! On se retrouve donc dans un mélange de série B assez hardcore par moments, et d’humour frisant l’absurde lors de séquences à la limite de la caricature! Mais l’ensemble se maintient plutôt bien, et la générosité en terme de violence fait que ce film rend d’une certaine manière hommage à son aîné John Wick, même s’il n’en atteint pas le niveau.

L’aspect débridé et semi-parodique est clairement représenté par le bad guy russe Yulian, interprété avec beaucoup de motivation par Aleksey Serebryakov. Yulian est un individu capable de chanter (faux) et de trucider un homme la minute d’après, dans la plus pure tradition des méchants de série B! Connie Nielsen joue la femme de Hutch, on a un Michael Ironside méconnaissable, RZA qui vient faire une p’tite apparition… Et on a surtout ce bon vieux Christopher Lloyd en père de Hutch, lui qui sera à jamais Doc Brown!!! Lloyd intègre les séquences les moins crédibles, mais elles fonctionnent sur le capital sympathie pour l’acteur de Retour vers le Futur!

Ilya Naishuller appose une mise en scène inspirée sur son film, qui n’a pas la prétention de venir tutoyer John Wick, mais qui déçoit moins que John Wick 2 et 3 du coup. Il s’avère au final plus surprenant, avec cette capacité à doser le suspense et à créer des effets d’attente avant le déclenchement des hostilités, effet qui participe grandement au côté pastiche réussi! Et Bob Odenkirk possède une classe certaine dans la peau de ce nobody qui a bien plus d’énergie que l’on pourrait croire!!!

Publié dans 2020's, Cinéma | Laisser un commentaire

Les news de la semaine : La première chasse de Kraven

Cela fait bien longtemps que l’on n’avait plus eu de nouvelles de ce projet, et cette semaine, Sony dévoile enfin qui incarnera le rôle-titre dans l’adaptation comics Kraven the Hunter! Prévu pour 2023, le long métrage centré sur l’un des plus illustres ennemis de Spider-Man sera mis en scène par J.C. Chandor, à qui l’on doit notamment le très bon All is lost avec Robert Redford. Et c’est un acteur qui s’est bien solidifié ces dernières années (au physique comme pour son acting) qui endossera la panoplie de Sergei Kravinoff, l’auto-proclamé plus grand chasseur au monde. Ce ne sera pas sa première participation à un film super-héroïque, puisqu’il a incarné Kick-Ass, puis Pietro Maximoff (alias Vif-Argent) dans Avengers : l’Ere d’Ultron. Il s’agit donc de l’excellent Aaron Taylor-Johnson, qui a peut-être perdu la guerre des Quicksilver contre Evan Peters, mais qui va faire un retour en force dans l’univers Marvel, cette fois-ci du côté de Sony! L’acteur vu récemment dans Tenet a sévèrement pris de la masse et de la densité dans son jeu également, il devrait être parfait dans le rôle du bad guy russe! Qui ne devrait toujours pas chasser l’araignée, ce qui en soit est quand même assez ridicule… Mais on espère que les scénaristes vont nous pondre une histoire qui mettra le personnage en valeur!

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire