Le clip de la semaine: Mozinor – Titanic Park

Mozinor, c’est le roi du détournement depuis 2004, avec des perles comme ce classique revisitant le Titanic de James Cameron! Des dizaines de vidéos sont à découvrir sur www.mozinor.com!

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Les news de la semaine: suite et fin?

On commence par une news série, puisque Breaking bad est officiellement reconduite pour une 5ème et dernière saison. Vince Gilligan tient donc parole puisque c’est une décision qu’il avait pris depuis la 2ème ou 3ème saison. Breaking bad ne devrait donc pas subir le syndrome de la saison de trop qui plombe de nombreuses séries très gourmandes, et Walter White devrait conserver toute la crédibilité acquise ces dernières années et qui font de cette série une pure tuerie! Charlie Collier, le président de la chaîne AMC, a annoncé que la production des 16 épisodes (3 de plus que d’habitude) démarrerait début 2012. En attendant, la diffusion de la 4ème saison en est au 6ème épisode ce dimanche soir, et pour l’instant, c’est tout simplement énorme!

 

Une petite affiche toute simple pour [REC] Apocalypse histoire de rappeler que Paco Plaza n’oublie pas son segment qui terminera la série, alors que Jaume Balaguero planche sur [Rec Génesis]!

 

La promo de G.I. Joe 2: Retaliation passe par The Rock! Voici donc une 2ème photo de Roadblock, qui pose en plein désert!

 

Des nouvelles de Ghost Rider: l’Esprit de Vengeance, qui semble bien parti pour revenir aux sources du comics en appliquant un traitement bien plus violent et iconique. Mark Neveldine et Brian Taylor ont apparemment bien opté pour une refonte du personnage qui devrait faire définitivement oublier le film de Mark Steven Johnson. Voici donc une affiche qui claque, et surtout une bande-annonce prometteuse! Bon, le projet est toujours risqué, mais ça a de la gueule!

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Captain America: first Avenger (Joe Johnston, 2011)

C’est en mars 1941 que le scénariste Joe Simon et le dessinateur Jack Kirby (qui a créé la plupart des héros Marvel les plus connus avec Stan Lee) créent le personnage de Captain America, qui apparaît dans une revue judicieusement nommée Captain America Comics 1. C’est l’époque de la Timely Comics, avant qu’elle ne devienne Marvel. Steve Rogers devient le symbole de la Liberté en affrontant Hitler et les forces de l’Axe alors que le monde est plongé dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale.

Captain America a déjà eu droit à plusieurs adaptations, télévisuelles et cinématographiques. C’est ainsi que le serial Captain America de 1944 voit Grant Gardner (et non Steve Rogers!) combattre le mal dans 15 épisodes. En 1966, il a droit à une série animée de 13 épisodes également intitulée sobrement Captain America. En 1979, c’est Reb Brown qui endosse le costume étoilé dans 2 téléfilms, qui devaient initialement préfigurer une série annulée. Le second épisode est d’ailleurs sorti au cinéma en France! Et enfin, le film de 1990 réalisé par Albert Pyun avec Matt Salinger dans le rôle-titre ne parviendra toujours pas à rendre au héros sa dimension… Héroïque!

C’est alors que le projet prend forme avec la vague d’adaptations initiée par Marvel, qui a créé son pôle de production cinématographique et est en train de lancer des franchises et de récupérer des licences. Après avoir lancé L’incroyable Hulk, Iron Man 1 et 2, et Thor, c’est au tour du tout premier Vengeur de faire son apparition, et c’est Joe Johnston qui hérite de Steve Rogers! Sortant d’une expérience difficile avec le très faible  Wolfman sur lequel il est arrivé en catastrophe, Johnston a besoin de se remettre en selle avec un projet dans lequel il se sent à l’aise. Et l’on peut dire qu’il connaît le film d’époque, lui qui a réalisé Rocketeer et participé aux effets spéciaux des Aventuriers de l’Arche perdue!

C’est ainsi que le traitement qu’il applique colle judicieusement au scénario de la paire Christopher Markus/ Stephen McFeely, qui travaille ensemble depuis 2004, sur les trois Narnia notamment. On se retrouve plongé en plein coeur de l’Histoire, et l’intelligence de Captain America: first Avenger est d’être un film de guerre avant d’être un film de super-héros. En intégrant totalement Steve Rogers dans cette période sombre, sa « construction » en est d’autant plus crédible. La transformation du frêle jeune homme en super-soldat se fait avec cette menace latente des Nazis envahissant l’Europe, et Captain America apparaît avant tout comme une tentative de réponse à la propagation de ce mal. En ce sens, l’ego de Rogers est nettement moins démesuré que celui d’un Tony Stark ou d’un Thor, et l’élaboration du personnage repose sur des valeurs moins personnelles et beaucoup plus patriotiques.

Cet aspect glissant du personnage est traité avec finesse et évite de tomber dans un sentiment exacerbé de fierté nationale. Rogers est un produit de l’armée américaine, et endosse au départ le rôle ingrat de mascotte pour les troupes! L’aspect de propagande est très bien rendu avec cette présentation du Captain très old school défendant un patriotisme très américain, qui, combiné aux images des infos de l’époque, remettent au goût du jour les valeurs d’antan. La justesse de ce traitement, et le second degré qui en découle naturellement aujourd’hui, permettent d’accepter la création de ce personnage appelé à devenir l’emblème du pays.

La suite se poursuit avec la même intelligence, présentant évidemment des personnages issus du comics. C’est avec plaisir que l’on retrouve Bucky Barnes, joué par un Sebastian Stan plus volontaire que le Bucky original. Toby Jones joue le Dr Arnim Zola, qui est ici beaucoup plus réaliste que dans la BD. Et quel plaisir de voir Dum Dum Dugan sur grand écran, incarné par Neal McDonough qui est la copie conforme du personnage! Mais celui que l’on attendait avec impatience, c’est Hugo Weaving en Crâne rouge, et mis à part un doublage français avec un accent allemand à la limite de la parodie, il est très réussi visuellement. Le personnage possède la force de caractère nécessaire au rôle, et le maquillage permet de rendre le personnage crédible.

L’un des nombreux aspects intéressants du film réside dans son côté rétro-futuriste, avec l’élaboration de véhicules et d’armes  originales et très design. On est complètement plongé dans cette époque grâce à une reconstitution minutieuse, tant dans les décors que dans les costumes, et cet aspect technologique de pointe s’y insère parfaitement. La poursuite en motos permet de voir certaines de ces innovations, et rappelle en plus furieusement la poursuite en motojets du Retour du Jedi! Quand on sait que Johnston a travaillé sur les effets visuels des 3 premiers Star Wars, l’hommage est d’autant plus sympathique!

Captain America: first Avenger est donc un film de guerre dans lequel va se révéler un personnage héroïque, qui fait passer les intérêts du Bien avant les siens. Cette vision très noble est traitée avec respect et ne devient pas de la naïveté, mais fait ressortir toute la force d’âme d’un petit gars de Brooklyn bien décidé à faire la différence. La galerie de personnages gravitant autour de lui va lui permettre de s’exprimer totalement, et de se démarquer peu à peu. Qu’il s’agisse de Peggy Carter (jouée par une Hayley Atwell très motivée),  du Colonel Chester Phillips (Tommy Lee Jones dans un rôle qui lui va comme un gant!), du Dr Abraham Erskine (joué par le noble Stanley Tucci), ou encore d’Howard Stark, le père de Tony (Dominic Cooper se fait plaisir en préfigurant Robert Downey Jr.!), ils forment un noyau dur qui permettra l’émergence de Captain America, héros de la Seconde Guerre totalement dévoué à ses soldats. D’ici à ce qu’il prennent le commandement, il n’y a qu’un pas… Et 70 ans! D’ailleurs, restez bien après le générique, comme d’habitude quoi!

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Le clip de la semaine: Steven Seagal aime le Mountain Dew!

Dans les années 80, les stars de l’action comme Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone étaient souvent courtisées par des agences publicitaires pour vanter les mérites de produits souvent très éloignés de ce qu’ils représentent. Les pires spots sont ceux tournés au Japon et qui vantent des nouilles ou des soupes, et dans lesquels on se dit que n’importe qui aurait pu tourner dedans! Mais l’agence américaine BBDO préfère utiliser les talents de ces personnages d’action afin de les détourner dans une de leur pub… Et c’est Steven Seagal qui s’y colle efficacement, prêt à tout pour boire son soda préféré!

 

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Un Justicier dans la Ville (Michael Winner, 1974)

C’est en 1974 que Michael Winner va imposer les bases du vigilante movie avec cette adaptation d’un roman de Brian Garfield mettant en scène un homme décidant de prendre les armes après l’agression de sa femme et de sa fille. Rôle emblématique dans la carrière de Charles Bronson, qui incarnera Paul Kersey dans pas moins de 5 films!

Un Justicier dans la Ville s’inscrit parfaitement dans la veine paranoïaque des années 70 avec sa flambée de violence, n’hésitant pas à aller à contre-courant d’une politique libérale pour pointer du doigt les lacunes du système judiciaire et l’augmentation de la délinquance. Le portrait dressé par Winner (et Garfield) est celui d’une société gangrenée par la drogue et la criminalité, allant jusqu’à atteindre des individus censés être à l’abri de ce genre de problèmes. Mais Paul Kersey va découvrir à ses dépens que la misère des bas-fonds peut avoir des répercussions sur sa propre existence, et celle de ses proches…


L’architecte soucieux de trouver des logements décents pour chaque catégorie de la population va se retrouver marqué à vie, et va voir ses penchants utopistes changer radicalement. Confronté à la mort de sa femme et au viol de sa fille, il va entamer une vendetta et se transformer peu à peu en l’opposé de ce qu’il était et représentait jusque-là. Il va découvrir que si la police ne peut découvrir les coupables, il peut très bien essayer de faire justice lui-même. La descente de Paul Kersey est entamée…

L’intelligence du film est de suivre la progression de Kersey avec beaucoup de réalisme, celui-ci ne décidant pas du jour au lendemain de mener une action radicale, mais étant amené presque malgré lui à devenir un justicier. Le premier meurtre le laisse dans un état lamentable, tant il est choqué par l’acte qu’il vient de commettre. Mais le premier sang a été versé, et Paul Kersey a franchi la limite, le retour en arrière est impossible. Il va passer petit à petit du bureaucrate consciencieux au vengeur solitaire, aidé par une mise en scène très sobre de Michael Winner qui ne tient pas à juger ses actes. On suit la métamorphose d’un homme meurtri, qui va trouver dans cette mission de justicier une raison de continuer à vivre. Il est intéressant de faire le parallèle avec le personnage du Punisher créé la même année par Gerry Conway, Ross Andru et John Romita, Sr., qui est inspiré directement de Paul Kersey!

Charles Bronson incarne cet anti-héros avec sobriété et force; Kersey n’est pas un surhomme, et apparaît plutôt comme un individu lambda. C’est ce caractère anonyme qui va lui permettre de ne pas attirer l’attention, les criminels ne se méfiant pas de ce petit homme à l’allure anodine. Parallèlement aux bandits, la police va tenter de percer l’identité de ce justicier qui leur échappe sans cesse. A ce titre, il faut noter la savoureuse composition de Vincent Gardenia dans le rôle du détective Frank Ochoa, qui cache sous sa rudesse une vision nettement moins tranchée que celle des autres flics. Il est un personnage presque entre deux eaux, et gagne justement en intensité par cet aspect ambivalent.

On notera la présence de l’excellent Jeff Goldblum dans son tout premier rôle! Il joue un des agresseurs de la femme et de la fille de Kersey, et parvient à faire ressortir tout le dégoût que l’on peut avoir pour un tel personnage! Denzel Washington commence lui aussi sa carrière dans ce film, avec un rôle figuratif!

Sévèrement critiqué à sa sortie pour son côté réactionnaire (tout comme L’Inspecteur Harry en 1971), Un Justicier dans la Ville a acquis au fil du temps une réputation non usurpée, le film n’étant pas un pamphlet gratuit mais une vision désabusée du déclin de la société, et de la lutte d’un homme pour tenter d’endiguer cette décadence. Le film prône l’autodéfense, ce qui est très compréhensible au vu de l’épreuve traversée par Paul Kersey, qui va appliquer la loi du Talion dans une époque marquée par la violence. Un Justicier dans la Ville va donc marquer durablement son époque, et va lancer un genre à lui tout seul. Le vigilante movie est né, et il aura toujours une dette envers Kersey/ Bronson…

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