Le clip de la semaine: College feat. Electric Youth – She never came back

Après avoir découvert la BO de Drive qui est une pure tuerie (tout comme le film), je me suis intéressé d’un peu plus près à ce College, qui est en fait une partie d’un collectif prénommé Valerie et qui comprend des artistes comme Minitel rose, Anoraak, The Outrunners et bien d’autres. Et comme beaucoup de monde, je me suis complètement fait avoir, croyant dur comme fer que ces sonorités provenaient bel et bien de nos bonnes vieilles 80’s US… Eh bien il n’en est rien, les Nantais ayant émergé vers 2008 après avoir peaufiné un son résolument old school en dignes héritiers de Tangerine Dream et Giorgio Moroder! Un son electro d’excellente facture, rythmé et contemplatif, idéal pour prendre la route… Même leurs clips font illusion! Enjoy 😉

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Breaking bad saison 4 (Vince Gilligan, 2011)

Le nombre de séries naissant au fil des saisons est très élevé… vous avez celles qui ne dépassent pas le stade du pilote, celle qui sont péniblement renouvelées pour une seconde et ultime saison, celles qui trouvent rapidement leur public et fédèrent des millions de gens devant leur poste le même soir chaque semaine… Vous avez les succès surprises qui s’essoufflent au bout de quelques saisons faute de parvenir à se renouveler, celles qui se perdent en spin-off tout en oubliant leur essence… Et vous avez les séries qui traverseront le temps malgré les années, dont le nom évoquera toujours quelque chose une fois que le show sera terminé, comme l’étrangeté envoûtante de Twin Peaks, la paranoïa géniale d’Aux Frontières du Réel ou la tension hallucinante de 24 Heures Chrono. Elles ne sont pas très nombreuses à pouvoir s’enorgueillir d’une telle aura… Et Breaking bad fait sans conteste partie de ces séries exceptionnelles qui défieront le temps. La saison 4 s’est achevée ce dimanche 9 octobre sur la chaîne américaine AMC, et s’avère d’une puissance rarement égalée, sur petit comme sur grand écran. Breaking bad est l’une des plus belles créations télévisuelles qui soit, tout simplement…

La saison 3 s’achevait sur une note dramatique extrêmement intense, les tensions étant énormes entre Walter White + Jesse Pinkman et leur employeur Gus Fring. Le statu quo n’était plus de mise, et la suite se devait d’exposer les conséquences inévitables qui découleraient de cet évènement. Et c’est là que l’on voit toute l’intelligence du créateur et scénariste Vince Gilligan, qui va nous offrir des directions sinueuses et radicales, dans lesquelles les protagonistes vont devoir trouver des moyens de s’en sortir dans un environnement qui s’assombrit de plus en plus!

Le traitement des personnages de Walter et Jesse permet d’approfondir leur psychologie, et les scénaristes parviennent encore à se renouveler et à surprendre. Walter et Jesse vivent des expériences qui les marquent, et réagissent avec tout le background qu’ils ont accumulé au fil des saisons. Walter veut continuer à tout faire pour sa famille, et Jesse veut pouvoir vivre sa vie en paix… Les choix qu’ils font, les décisions qu’ils prennent au fil des épisodes seront forcément lourds de conséquences, et ils naviguent entre leurs aspirations et les contraintes imposées par leur propre choix de vie et par leur employeur. Bryan Cranston gagne encore en présence dans cette saison et s’avère tout simplement génial, tout comme Aaron Paul qui s’impose comme un acteur indispensable!

Gus Fring est tout simplement hallucinant, joué par un Giancarlo Esposito exceptionnel et qui en fait l’un des plus importants bad guys ayant crevé l’écran. Son jeu tout en finesse et en retenue lui confère paradoxalement une force et une présence  inouïes, de celles que l’on voit rarement… Avec son physique de petite taille et sa corpulence mince, il ne paye pas de mine, et il s’avère pourtant terriblement redoutable.

Il y a bien sûr Hank, le beau-frère de Walter bossant pour les stups, et qui essaie de remonter la piste des amphétamines bleues. Dean Norris joue son personnage avec un humour et une ténacité très convaincants, capable de pointer le détail important tout en racontant une blague. Sa relation avec sa femme Marie a connu des jours meilleurs, mais il continue malgré tout à enquêter. Skyler (Anna Gunn), la femme de Walter, devient véritablement intéressante après ses atermoiements qui plombaient la saison 3, et développe un sens des responsabilités bien à elle! Saul Goodman est toujours aussi génial, campé par un Bob Odenkirk qui EST Saul, et qui en fait l’avocat véreux par excellence! Jonathan Banks joue Mike, l’homme de main efficace et très réfléchi, qui gagne lui aussi en profondeur dans cette saison.

Cette 4ème saison est véritablement une tuerie artistique, avec des intrigues d’une rare intelligence et une mise en scène d’une intensité incroyable, permettant de développer des personnages pris dans une tourmente qui les oblige forcément à se complexifier. La richesse de cette série est incomparable, et cette saison 4 tient toutes les promesses faites depuis le premier épisode. Oui, on tient bel et bien là une série mythique!

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Les news de la semaine: sur tous les fronts

Encore 2 ptites photos de The Avengers cette semaine, en attendant la bande-annonce qui devrait arriver la semaine prochaine!

 

Et encore une ptite affiche pour la comédie romantique Expendables 2, où 2 noms manquent cruellement: Mickey Rourke et Steve Austin! Mais avec un casting pareil, ça devrait être rempli d’amour!

 

Pour le fun, voici un classement établi par le site spécialisé dans les comics CBR (Comic Book Resources), qui nous dévoile les 100 personnages préférés des lecteurs chez DC et Marvel! 2 classements à part donc, et chez Marvel, une excellente surprise à la 15ème place, avec un Deadpool qui est véritablement devenu un personnage incontournable de la Maison des Idées!!! J’en suis encore tout ému…

 

Alice Cooper + Universal Studios, ça donne Welcome 2 my Nightmare, une attraction horrifique qui a l’air bien sympathique au vu des quelques photos chopées sur le net! He’s back, the man behind the mask!

 

Et on termine par la superbe affiche préfigurant le Bloody Week-end chapitre 3, toujours organisé par Loïc Bugnon et sa bande. La convention se déroulera les 6, 7 et 8 juillet à Audincourt!

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Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)

Enfin! Enfin un film qui me réconcilie avec le réalisateur danois, qui depuis le premier Pusher n’avait plus réussi à m’emballer! Et pour le coup il réussit un tour de force, grappillant au passage un Prix de la mise en scène à Cannes largement mérité, se plaçant directement en tête du Palmarès Interblogs de Vance,   et nous gratifiant surtout d’un film qui fait sacrément plaisir à voir tant il change des productions formatées habituelles! Drive est une excellente surprise, précédée toutefois de critiques élogieuses (mais n’étais-ce pas le cas pour tous les films de Nicolas Winding Refn?), dans lequel Ryan Gosling donne toute la mesure de son talent et se révèle un acteur absolument génial!

Avec Drive, Nicolas Winding Refn lorgne vers le cinéma populaire, mais pas le cinéma actuel, plutôt celui des 70’s hérité des Etats-Unis. Son Drive rappelle fortement ces bandes sur fond d’asphalte comme Larry le Dingue, Mary la Garce ou l’excellent Point Limite Zéro. La ressemblance avec ce dernier est d’ailleurs significative, le personnage de Kowalski interprété par l’excellent Barry Newman ayant de nombreuses similitudes avec l’homme sans nom joué par Gosling. Ils partagent cette même attitude contemplative, comme s’ils s’extrayaient d’un monde dans lequel ils ont pleinement conscience de n’être présent que temporairement; ils partagent cette même assurance lorsqu’ils se retrouvent derrière un volant, et ils se sentent présent lorsqu’ils font ce pour quoi ils sont véritablement faits: conduire.

Mais le personnage de Gosling va se démarquer de celui de Newman, et va développer des caractéristiques très intéressantes qui en font à la fois un personnage refnien dans sa conception, mais surtout un être à l’ambivalence étonnante, ce qui va donner lieu à des séquences hallucinantes! Celle de l’ascenseur est un pur morceau de cinéma d’une rareté et d’une puissance exceptionnelles!

La relation entre le pilote et la jeune femme qu’il rencontre est traitée avec une émotion insoupçonnée, et Refn nous balance des scènes intimistes de toute beauté qui frappent autant, sinon plus, que les scènes d’action! La richesse de ses plans, l’utilisation magique de ses ralentis, tout concourt pour donner à ces séquences une poésie et une puissance de toute beauté! Et la direction d’acteur est excellente, donnant l’occasion à Gosling et sa partenaire Carey Mulligan de composer des personnages réellement touchants!

Refn parvient à composer un film passant d’un jeu de regard empli d’amour naissant à une poursuite folle en bagnole, le tout avec un sens visuel énorme, et Drive lui permet enfin de s’exprimer hors du carcan pseudo-expérimental dans lequel il est resté ces dernières années. Ici, pas de théâtralité outrancière à la Bronson, on est dans le vif, dans l’émotion pure, dans la violence viscérale. Car Drive fait aussi la part belle aux fulgurances assassines, et Refn tourne ces séquences de la même manière qu’il filme les regards que se lancent le pilote et la jeune femme. Sa mise en scène ultra-précise condense les émotions et les fait exploser en une gerbe de sourire ou de sang, et son film est habité par une forme d’urgence temporelle, celle-là même qui pousse l’Homme à se mouvoir afin de tenter en vain de se soustraire à l’inéluctabilité de sa mort.

Et comme si ce n’était pas déjà suffisant pour en faire un film largement au-dessus de la moyenne, Refn engage le génial Bryan Cranston dans un rôle secondaire! Le père de Malcolm, et plus récemment le mythique Walter White de Breaking bad, joue un garagiste éclopé chez lequel travaille le pilote. Son rôle est certes moins captivant que celui de la série incontournable de Vince Gilligan, mais quel plaisir de le revoir! Ajoutez encore Ron Perlman et Albert Brooks, et vous aurez une idée des gueules qui peuplent ce film…

Avec Drive, Nicolas Winding Refn réalise un pur polar 70’s de haute volée, dans lequel Ryan Gosling enfile parfaitement le costume de l’homme-scorpion, lui conférant une densité iconique à mort, et faisant de son personnage un héros qui marquera durablement le cinéma. Tout comme son aîné Kowalski…

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Le clip de la semaine: Tenacious D – Tribute

Le groupe composé de Jack Black et Kyle Gass nous offre un clip déjanté qui prouve tout le talent des deux hommes, avec affrontement démoniaque à la clé! Pour plus de détails, procurez-vous vite Tenacious D in the Pick of Destiny, film mythique narrant l’épopée de ce groupe de metal unique et génial, en quête du Médiator du Destin!

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