Le clip de la semaine: Lion City Gathering!

Le Lion City Gathering est le plus grand rassemblement de Parkour organisé en Asie, et il a lieu à Singapour depuis maintenant 3 ans. Cette vidéo permet de voir l’ampleur de la 1ère édition qui a eu lieu en 2015, dans une très belle ambiance et un esprit communautaire qui fait plaisir à voir! 🙂

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Kidnap (Luis Prieto, 2017)

Halle Berry semble bien partie pour devenir une référente en matière de kidnapping! Dans l’excellent The Call signé Brad Anderson en 2013, elle interprétait une opératrice du 911 qui allait tenter de sauver une jeune femme kidnappée, et voilà que dans Kidnap, c’est son propre fils qui se fait enlever! Et cette fois, elle va faire preuve d’encore plus de force de caractère pour sauver le jeune Frankie!

Luis Prieto est un metteur en scène espagnol connu pour avoir emballé le remake du Pusher de Nicolas Winding Refn. Cette fois-ci, il s’agit d’un projet plus original, dans lequel il va faire preuve d’une très belle habileté dans sa narration et dans sa mise en scène. Le générique de début nous place d’emblée dans cette relation privilégiée entre une mère et son fils qui grandit au fil des vidéos, et la scène d’ouverture nous dépeint en un clin d’oeil le portrait d’une mère célibataire qui essaie de joindre les deux bouts en bossant comme serveuse dans un environnement bien stressant… Une histoire qui pourrait paraître basique, mais qui est le quotidien de tellement de femmes seules, et à laquelle Luis Prieto accorde une vision réaliste et immersive. D’entrée de jeu, il parvient donc à nous lier à ces 2 personnages, ce qui est essentiel pour la réussite d’un film!

La suite va donc traiter de l’enlèvement de Frankie, et à partir de là, on va virer dans un thriller de haute volée jusqu’à la dernière minute! La scène où Karla voit son fils traîné dans un véhicule est impressionnante, car elle réagit au quart de tour et tente de stopper l’agresseur. Et quand elle est éjectée de la voiture à laquelle elle s’accroche, elle va immédiatement foncer vers sa voiture et entamer une course-poursuite haletante, qui va durer la quasi-totalité du film! C’est par ce rythme frénétique que Kidnap impressionne, car la tension ne va jamais retomber, et que l’instinct de cette mère va la pousser à agir de manière viscérale afin de sauver son fils! A aucun moment, on ne sent une exagération dans les scènes présentées, et le film s’avère très réaliste dans son propos. Karla n’a rien d’une super-héroïne, mais va puiser en elle une détermination et une volonté impressionnantes, car la vie de son fils en dépend.

Cette course-poursuite va accélérer, ralentir, repartir au gré des situations qui se présentent, mais ce qui fait du bien dans ce film, c’est que l’on a aucune idée du déroulement des événements. On n’est pas dans ce genre de film codifié où l’on sent venir chaque noeud du scénario, mais on est pris aux tripes par cette histoire terrible et captivante! Je ne peux évidemment pas trop en dévoiler, mais Karla va tout faire pour ne pas perdre le lien visuel avec le véhicule du ravisseur, et Kidnap s’avère être une vraie grande réussite! Le scénario signé Knate Gwaltney est excellent de justesse et de suspense, et ça fait bien plaisir de savoir qu’elle est en charge de l’écriture du prochain X-Men: the New Mutants! Et le jeune Sage Correa, âgé d’à peine 9 ans, joue Frankie avec une belle aisance également. Kidnap est un thriller totalement abouti, et fait partie de ces films qui sont délaissés par le cinéma alors qu’ils y auraient largement la place!

Publié dans 2010's, Cinéma | Laisser un commentaire

Baywatch: Alerte à Malibu (Seth Gordon, 2017)

Si le projet d’adaptation cinématographique de la célèbre série 90’s (qui s’est étalée sur 13 saisons, de 1989 à 2001!) avait de quoi faire peur sur le papier, la venue sur le projet de Dwayne Johnson et le parti-pris parodique avaient su rassurer le public. Il faut dire que toutes ces séries vintage passent régulièrement par la case comique en matière de réadaptation, comme ça a été le cas pour Charlie et ses drôles de Dames, Starsky et Hutch, L’Agence tous Risques, 21 Jump Street et 22 Jump Street, ou dernièrement CHIPS. Alors quand la bande-annonce est tombée, on a bien compris qu’on allait avoir droit à un mix entre hommage et parodie qui serait orienté vers l’action, et le potentiel était intéressant!

 

Il faut dire que Dwayne Johnson est sacrément bankable, et sa présence suffit déjà à attirer le public! L’ex-catcheur reconverti en star de ciné a le physique massif et la dose d’auto-dérision suffisants pour nous embarquer dans des histoires tirées par les cheveux, et il le fait très bien depuis de nombreuses années. Il endosse avec aisance le rôle de Mitch Buchannon, sans véritablement l’adapter puisqu’il fait du The Rock, et il le fait forcément bien! Mais au vu de ses prestations passées, on trouvera ses rôles dans No Pain, no Gain ou Agents presque secrets bien plus drôles… Et même dans Southland Tales tiens, je l’avais presque oublié celui-là! Mais il fait le job, et il assure en portant le film sur ses épaules. Par contre, un des choix pas forcément judicieux concerne le personnage de Zac Efron, qui n’est pas des plus palpitants… L’acteur non plus d’ailleurs, qui mis à part un physique impressionnant, n’est pas transcendant…

La première partie du film se déroule dans un esprit vraiment potache et fun, et on est pris dans une sorte d’humour à la American Pie qui fonctionne! Les vannes tapent bien en-dessous de la ceinture, mais elles sont assumées et franchement drôles! Le coup de CJ qui court au ralenti, c’est vraiment bon! Mais il est difficile de tenir sur la longueur dans ce style… Et on va peu à peu se rendre compte que le scénario est bien mince sous ce vernis humoristique… En soi, ce ne serait pas gênant, si le film jouait à fond la carte de la parodie, mais il va s’embarquer dans une pseudo-histoire policière dont on n’avait pas réellement besoin. La bad girl incarnée par Priyanka Chopra (Quantico) est à ce titre totalement lisse… On sent vraiment que les scénaristes (qui s’y sont mis à 6 quand même!!!) ont dû assembler des pièces de puzzle qui avaient été assez éparpillées…

Mais à côté de ça, on a un esprit barré qui fait souvent mouche, une Alexandra Daddario juste sublime (elle a joué dans True Detective saison 1, et avait déjà croisé Dwayne dans San Andreas où elle jouait sa fille!), une Kelly Rohrbach bien fun qui reprend le célèbre rôle de CJ, joué à l’époque par Pamela Anderson, et quelques répliques et séquences qui font mouche. Mais l’ensemble est finalement un mix trop éparpillé qui alterne le bon, l’excellent et le très moyen, du coup, on se sent quand même déçu au final… Le potentiel était là pour avoir une pure comédie bien barge à la Dodgeball – même pas mal!, mais Seth Gordon (Comment tuer son Boss?) rate le coche de pas grand-chose… On rigole, on s’ennuie un peu, The Rock est toujours efficace, mais le résultat final ne convainc pas totalement, et c’est bien dommage…

Publié dans 2010's, Cinéma | Laisser un commentaire

Les news de la semaine: Maximum Carnage!!!

Après l’annonce de Tom Hardy dans le rôle-titre de Venom, voici que l’on apprend que le bad guy du film sera Carnage!!! Si Venom est connu pour être un prédateur de choix, c’est un enfant de choeur comparé à Cletus Kasady alias Carnage, qui est un réel psychopathe! Le personnage est apparu en 1991 dans Amazing Spider-Man 344, et est considéré comme le fils de Venom, puisque le symbiote originel a donné naissance à un nouveau, qui s’est mélangé au système sanguin de Cletus Kasady. Bref, tout ça pour dire que la confrontation entre les 2 symbiotes devrait être impressionnante!!! Il suffit maintenant de choper un acteur capable de tenir tête à Tom Hardy!!!

 

On continue dans le Spider-Verse, qui devrait encore s’étendre après Venom et Silver & Black (le film centré sur Silver Sable et la Chatte noire) : les 2 prochains personnages à être transposés sur grand écran seront Kraven le Chasseur et Mystério! On ne sait pas encore s’ils auront chacun leur film distinct, mais le plan de Sony est de construire son propre univers partagé, qui pourrait un jour déboucher sur une adaptation des Sinister Six, si tout se déroule correctement… Il faudra maintenant voir dans quelle mesure ces spin-off de Spider-Man pourront être autonomes, et si le Tisseur interagira avec eux! Parce que des films sur les bad guys de Spidey sans Spidey, c’est un peu dommage non?

 

Des news de la suite de Jurassic World! On apprend cette semaine son titre définitif, qui sera Jurassic World: fallen Kingdom. Evidemment, ça annonce un vrai carnage… C’est toujours J. A. Bayona (The Impossible, Quelques Minutes après Minuit) aux commandes, et il est prévu pour le 22 juin 2018! Et une affiche en prime bien sûr!

 

Enfin! Après des semaines de rumeur, David Fincher est bel et bien officialisé à la mise en scène de World War Z 2!!! Ce sera la 4ème fois qu’il collabore avec Brad Pitt, après Seven en 1995, Fight Club en 1999 et L’étrange Histoire de Benjamin Button en 2008! Avec un réal de sa trempe, cette suite devrait être apocalyptique!!!

 

Le tournage de Deadpool 2 a enfin commencé!!! C’est Wade lui-même qui l’annonce, en postant cette photo avec une mention on ne peut plus cristalline: « Passé au Manoir-X. Grosse p***** de surprise. Il n’y a personne. » C’est le début d’une nouvelle campagne de promo qui devrait égayer la toile jusqu’au 2 novembre 2018!

 

Les affiches se suivent et se ressemblent pour Spider-Man: Homecoming

 

The Defenders, c’est pour le 18 août! En attendant, on a droit a une nouvelle affiche bien classe, qui rappelle la toute 1ère des Gardiens de la Galaxie 2!

 

 

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

It comes at Night (Trey Edward Shults, 2017)

La bande-annonce laissait augurer d’un film de genre totalement démentiel et novateur, il faudra toutefois tempérer ses ardeurs afin d’apprécier ce second film signé Trey Edward Shults (après Krisha en 2015). Tout comme It follows il y a 2 ans, le résultat final n’est pas exceptionnel, mais reste intéressant. Trey Edward Shults va dérouler un récit intriguant, en s’appuyant sur une mise en scène solide et un casting efficace, pour au final nous livrer un film d’auteur horrifique qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui s’y intègre plutôt bien.

Paul, Sarah et Travis vivent dans une maison isolée, et doivent faire face à un événement tragique. D’entrée de jeu, on est plongé dans une ambiance horrifique, tout en ignorant les raisons de ce qui est en train de se passer. L’atmosphère est immédiatement tendue, et elle perdurera tout au long du film, en passant par des moments d’accalmie avant de remonter soudainement. Shults parvient à une gestion de l’anxiété bien efficace, et il va développer ce récit presque en huis-clos en y instillant des éléments de tension qui vont perdurer. Paul est le père, et est joué par l’excellent Joel Edgerton (Warrior, Midnight Special, Loving). Il vit avec sa femme Sarah (Carmen Ejogo, vue dans American Nightmare 2: Anarchy et Alien: Covenant) et leur fils Travis (Kelvin Harrison Jr., vu dans The Birth of a Nation), mais leur équilibre précaire va être remis en question quand ils vont accueillir une autre famille. La menace planant à l’extérieur va constamment peser sur leurs rapports, et les liens qui se créent vont s’avérer fragiles…

La mise en scène de Shults s’avère immersive, accentuant bien les éléments dramatiques et parvenant à capter toute la tension de cette lutte psychologique permanente. la bande-son signée Brian McOmber est bien efficace également, et on se retrouve face à un film qui certes n’est pas aussi puissant que ce qu’il aurait pu être, mais dans lequel on plonge en voulant savoir comment tout cela va évoluer. On entre au sein de cette famille qui a vu soudainement sa tranquillité remise en question, et on se demande comment ils vont réussir à s’en sortir…

It comes at Night ne va pas faire dans l’horreur spectaculaire, mais va davantage jouer sur l’aspect psychologique des personnages. La situation est telle que le père est prêt à tout pour protéger sa famille, et Trey Edward Shults va jouer sur les notions d’urgence et de mystère entourant les événements qui se déroulent. On va se retrouver dans une sorte de récit survivaliste, où des règles très strictes ont été mises en place pour éviter le danger. Si Shults est davantage dans une version auteur du film d’horreur, il parvient néanmoins à créer des scènes de tension prenantes. It comes at Night va jouer sur la tension permanente avec laquelle luttent les protagonistes, et on est dans un film d’horreur intimiste qui s’avère solide.

Publié dans 2010's, Cinéma | Laisser un commentaire