News : Hellraiser Revival

Clive Barker's Hellraiser: Revival - Answering the Deep, Dark Questions - Xbox Wire

On pensait la saga définitivement enterrée après une ultime tentative foireuse du côté du cinéma avec un Hellraiser en mode reboot en 2022, mais l’arrivée surprise d’une bande-annonce vient nous prouver que la licence n’avait pas encore trépassé, même si elle s’aventure cette fois dans le domaine du jeu vidéo! Je ne suis pas du tout fan du premier film signé Clive Barker, Hellraiser le Pacte, que je trouve terriblement ennuyeux et surfait. Par contre, Hellraiser II : les Ecorchés (de Tony Randel) est sans conteste l’un des films horrifiques les plus sombres et fascinants, avec sa sublime personnification des Enfers et son bestiaire démoniaque, mené bien évidemment par l’incontournable Pinhead.

Resident Evil 9 peut attendre, découvrez Clive Barker's Hellraiser : Revival, la nouvelle pépite de Saber Interactive | OpenMinded

En jouant très intelligemment sur la nudité et le gore, la bande-annonce d’Hellraiser Revival s’avère très surprenante en semblant réellement baigner dans une atmosphère digne du meilleur de la saga cinématographique. Les développeurs de Saber Interactive et de Boss Team Games vont peut-être bien redorer le blason de la saga avec leur opus s’annonçant sacrément démoniaque et glauque!!!

Clive Barker's Hellraiser: Revival - bande-annonce officielle d'annonce du groupe rouge

 

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

News : le futur du MCU

Upcoming Marvel Phase 6 movies & TV shows: The Fantastic Four, Avengers: Doomsday & more | Space

Sommes-nous réellement sortis du marasme des Phases IV et V? L’avenir pourrait s’avérer radieux pour le MCU, si l’on en croit les propos récents de Kevin Feige, le président de Marvel Studios. Le retour de Bob Iger à la tête de The Walt Disney Company n’est certainement pas étranger à ce réajustement salvateur dans les plans de Marvel, puisque il avait acté la désescalade dans la surproduction des films et séries, pour se concentrer vers davantage de qualité. Avec Les 4 Fantastiques : Premiers Pas, on entame une nouvelle étape qui pourrait bien être une phase de transition captivante, avant d’arriver à quelque chose de bien plus grand. Le film de Matt Shakman est la première pierre de la Phase VI, qui devrait renouer avec cette volonté de construire une vision à long terme, comme c’était le cas des Phases I, II et III.

Marvel's Kevin Feige on Fantastic 4, Texting James Gunn About Superman

Au cours d’une conférence de presse donnée le week-end dernier, Feige corrobore ce retour à un sens du spectacle plus travaillé, en donnant des indications précises allant dans ce sens. Et on comprend rapidement qu’il ne s’agit pas uniquement de faire plaisir aux fans et de leur laisser croire qu’ils auront ce qu’ils veulent, avant de finalement leur mettre à l’envers, comme ça a trop souvent été le cas dans les Phases récentes (au hasard, Evan Peters dans WandaVision, ou Warlock dans Les Gardiens de la Galaxie 3, exemples parfaits du manque de respect des personnages et des spectateurs?). Feige a utilisé le terme de « reset », que l’on peut traduire par réinitialisation, et il a précisé: « Reboot est un mot qui fait peur. C’est un mot qui peut signifier plein de choses pour beaucoup de gens. Nous pensons plutôt à réinitialiser, à avoir une seule ligne temporelle« . Et en évoquant Avengers : Secret Wars, qui permettra: « non seulement de boucler les histoires racontées depuis Endgame, mais de façon toute aussi importante – et vous pouvez regarder les comics Secret Wars pour voir où ça vous mène – d’installer ce qui doit venir dans le futur. Endgame était une histoire de conclusion ; Secret Wars est une histoire de démarrages. » D’ailleurs, je vous invite vivement moi aussi à lire Secret Wars avant la sortie du film, ça vous permettra de vous familiariser avec les concepts qui vont arriver, et puis c’est l’un des meilleurs comics de toute l’histoire Marvel! Jonathan Hickman quoi 😉

11 comics de Jonathan Hickman à lire avant House of X et Powers of X ! - Page 3 sur 4 - Top Comics

Avec le rachat de la Fox, on a pu voir des personnages débarquer dans le MCU, et le parfait exemple est Deadpool & Wolverine, qui rendait un très bel hommage à ces héros oubliés ^^ Entre les anciens persos du MCU, les nouveaux, ceux de la Fox, le Multivers des Spider-Man, ça fait un sacré bordel à gérer, et Avengers : Secret Wars sera à la fois une fin et un début, en opérant ce reset qui clôturera définitivement tout ce qui avait été acté depuis le tout premier Iron Man, pour offrir un nouvel élan tout en restant dans la continuité existant depuis 2008. En somme, Feige ne procédera pas à un reboot comme l’a fait James Gunn avec son Superman qui est véritablement un nouvel univers. Chez Marvel, on restera dans le même univers, mais l’implosion du Multivers permettra de faire table rase et de choisir ce que l’on va conserver pour la suite.

Le réalisateur de Deadpool et Wolverine a failli réaliser le Gambit de Channing Tatum -

Il précise encore que le Untitled Marvel X-Men Film sera primordial dans ce reset, et il officialise encore au passage Jake Schreier à la réalisation. Les X-Men de la Fox apparaîtront certainement encore dans le MCU, mais le but est bien d’offrir une nouvelle version à l’équipe mutante, en allant chercher de nouveaux acteurs pour incarner de nouvelles versions des héros. Ou comment opérer un reboot en restant dans la continuité 😉 Nous allons donc bien avoir un nouveau Wolverine, un nouveau Cyclope, etc… Ce choix permettra évidemment de faire venir de nouveaux spectateurs qui n’auront pas à s’infliger les 36 films et les nombreuses séries précédents, et d’avoir un nouveau point d’entrée, à la manière d’un numéro 1 apposé sur un comics, alors que le personnage a pourtant 60 ans ^^

Dossier Marvel : Ultimate X Men - Oblikon.net

Et lorsqu’il évoque les personnages emblématiques tels Captain America, Iron Man ou Thor, il lâche : « Je pense que c’est une question difficile quand on a eu des acteurs qui ont été si bons dans leur rôle. ‘Mais comment va-t-on remplacer Sean Connery pour James Bond’, pas vrai ? » En toute logique, il va utiliser le même traitement que pour les nouveaux X-Men, et chercher de nouvelles versions des Avengers, qui proviendraient certainement du Multivers durant Secret Wars, et qui seraient officialisés après l’effondrement du Multivers. Des Ultimates en lieu et place des Avengers, en somme? 😉

Ultimates tome 2 Marvel Pocket - Excalibur Comics

« Nous sommes au travail sur les trois phases de la prochaine saga. Mais il faut savoir que la première de ces phases sera directement touchée par ce que nous sommes en train de faire en ce moment avec nos films et suites. » Il nous parle d’un plan sur 7 ans pour le moment, avec une vision jusqu’à 2032 pour le moment. On peut donc commencer à se détendre et espérer une vision intelligente pour les prochaines phases, et de toute façon, on sera fixé dès demain sur la tournure que vont prendre les événements, avec Les 4 Fantastiques : Premiers pas 😉 Et pour plus de précisions sur les oeuvres à venir, il y a toujours le dossier des adaptations Marvel juste ici!

When & Where Is The Fantastic Four: First Steps Set in MCU Timeline

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

News : Dancing in the street

Streetfighter (VF) – Films sur Google Play

Tout le monde se rappelle du sympathique nanar de 1994, Street Fighter : l’Ultime Combat, signé Steven E. de Souza! Il faut quand même garder en mémoire que de Souza a été l’un des scénaristes les plus en vue des 80’s et 90’s, puisqu’il a notamment écrit 48 Heures, Commando, Running Man, Piège de Cristal, 48 Heures de Plus, 58 Minutes pour vivre, Judge Dredd et bien d’autres!  Cette 1ère adaptation du célèbre jeu Capcom alignait déjà un casting relativement hétéroclite et curieux, puisqu’on y croisait notamment JCVD en Guile, Kylie Minogue en Cammy, et Raul Julia en Bison, dans ce qui était d’ailleurs son tout dernier rôle au cinéma.

Street Fighter (1994) : Steven E. de Souza, Damian Chapa, Jean-Claude Van  Damme, Kylie Minogue, Ming-Na Wen, Raul Julia, Roshan Seth, Steven E. de  Souza, Edward R. Pressman, Kenzo Tsujimoto: Amazon.nl: DVD

Un peu plus de 30 ans après, on va avoir droit à un reboot dont est chargé Kitao Sakurai, et qui au fil des semaines aligne un casting attisant fortement la curiosité. On aura Jason Momoa en Blanka, David Dastmalchian en M. Bison, 50 Cent en Balrog, Noah Centineo en Ken, l’excellent Andrew Koji en Ryu (il faut mater la saison 3 de Gangs of London rien que pour lui!), Callina Liang (excellente dans Presence) en Chun-Li, Andrew Schulz incarnera Dan Hibiki, Orville Peck jouera Vega, Vidyut Jammwal jouera Dhalsim … Déjà là, on est pas mal du tout, mais ce n’est pas tout, puisque 3 rôles ont été décrochés par des catcheurs, et pas des moindres!

Filme de Street Fighter confirma Jason Momoa como o Blanka - Drops de Jogos

Hirooki Goto, l’actuel champion poids lourds IWGP à la New Japan Pro Wrestling, a été choisi pour jouer E. Honda, tandis qu’un certain Joe Anoa’i, plus connu sous le nom de Roman Reigns, jouera Akuma. Et enfin, Cody Garrett Runnels, alias Cody Rhodes, a été chois pour jouer Guile! Je ne suis pas fan du perso de Rhodes à la WWE, mais je trouve qu’il est parfait pour reprendre le rôle dévolu à l’époque à Van Damme! On remarquera qu’on a un casting composé majoritairement de quarantenaires, où est passé le jeunisme hollywoodien? ^^

Update On Cody Rhodes Taking Jean Claude Van Damme's Past Role As 'Guile'  In New Street Fighter Movie

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire

Moon (Kurdwin Ayub, 2024)

Moon - Film 2024 - AlloCiné

Moon est un film très singulier, qui va prendre pour personnage principal une femme autrichienne se rendant en Jordanie pour donner des cours particuliers. Ce contraste entre l’Occident et l’Orient n’est pas dû au hasard, mais correspond à la double nationalité de la réalisatrice Kurdwin Ayub, née en Irak en 1990 et venue en Autriche en 1991 lorsque ses parents ont fui le pays. Sa double culture va être au centre de son film, qui est son 3ème long métrage après Paradise! Paradise! et Sonne, respectivement en 2016 et 2022. Sarah est une jeune femme pratiquant le kickboxing, qui a l’opportunité de se rendre au Moyen-Orient afin d’enseigner des cours d’arts martiaux à 3 adolescentes issues de la bourgeoisie jordanienne. Elle est embauchée par leur frère Abdul, et se rend chaque jour dans son immense demeure perdue dans l’arrière-pays.

Sarah va faire la connaissance de Fatima, Nour et Shaima, qui ont chacune un caractère très différent et qui n’ont pas non plus la même motivation à suivre les cours de sport. Entre des remarques étranges et des attitudes déplacées, Sarah va sentir un certain malaise planer en ce lieu, mais sans qu’elle puisse mettre le doigt sur ce qui ne va pas. La chorégraphe Florentina Holzinger, réputée pour ses mises en scène étonnantes flirtant avec le scandale, prête ses traits à Sarah en donnant vraiment corps à ce personnage introverti, qui se soucie peu de sa part de féminité et qui s’intéresse davantage à l’aspect brut de l’être humain. Sa composition très instinctive va appuyer le réalisme de ce film, avec un personnage qui va remettre peu à peu en question les différences culturelles qu’elle entraperçoit. Le propos est loin d’être didactique, mais s’inscrit au contraire dans une veine feutrée et réaliste qui va interroger Sarah sur ce qui se passe.

Mond | fsk Kino

Les 3 soeurs semblent relativement isolées du monde extérieur, avec aucun accès à internet ou aux réseaux sociaux, et les balades pour faire du shopping sont encadrées par des gardes du corps. On sent qu’elles ont peu de marges de manoeuvre, et les actrices Celina Sarhan, Andria Tayeh et Nagham Abu Baker apportent une réelle authenticité à ces jeunes filles semblant virevolter dans une cage dorée. Il s’agit pour toutes les 3 de leur tout premier rôle dans un long métrage (Andria Tayeh a une expérience supplémentaire avec la série AlRawabi School for Girls), et elles s’avèrent impressionnantes dans leur gestion de ces rôles difficiles. Aux côtés de Florentina Holzinger, elles forment un remarquable quatuor d’actrices dans un film traitant d’une manière originale le sujet de la liberté d’expression féminine, voire de la liberté tout court.

Trailer Mond- Kurdwin Ayub - Austria- 2024

Loin des discours pamphlétaires et contre-productifs, Moon va traiter son sujet avec un sens de l’équilibre impressionnant entre une tension qui se construit avec une grande maîtrise et une caractérisation des personnages cherchant à creuser l’intime de manière fugace. On pense à l’excellent Maryland d’Alice Winocour, avec un soupçon du tout aussi excellent Guerrière de David Wnendt, l’actrice germano-ukrainienne Alina Levshin pouvant être considéré comme un pendant de la Sarah de Florentina Holzinger. L’atmosphère va devenir de plus en plus étouffante, grâce à un traitement scénaristique là encore d’une très grande justesse de la part de la réalisatrice qui est également à l’origine du script. Moon est un savant mélange de film d’auteur et de thriller, qui mis en scène par d’autres se serait révélé plus explosif, mais dont le traitement par Kurdwin Ayub crée un glissement inexorable appuyé par une certaine frustration, et qui même dans sa résolution ne cède pas à la facilité. On est très rapidement pris dans ce récit étrange qui va avancer par strates, pour nous emmener dans un parcours de vie inexorable dans lequel le destin de ces 4 femmes va être durablement lié.

Kurdwin Ayub gère la tension traversant l’ensemble de son film, et on sent qu’elle a savamment dirigé ses actrices dans ce film au rythme étonnant et à la maîtrise impressionnante.

Mond: Kämpfende Frauen in Amman | ZEIT ONLINE

Publié dans 2020's, Cinéma | Laisser un commentaire

Superman (James Gunn, 2025)

Superman - Film 2025 - AlloCiné

En 2013, Man of Steel était le premier chapitre de l’univers étendu du DCEU, qui se terminait en 2023 avec Aquaman et le Royaume Perdu. Fort de 15 films, il aura été relativement rentable puisqu’il a rapporté 5,28 milliards de dollars au box-office mondial. Mais les critiques successives au niveau qualitatif (The Flash est par exemple une véritable abomination) et le crash de Justice League, qui lui est une perte financière, font que les producteurs ne savent plus trop comment gérer cet univers, parti sur une base très sérieuse avec Man of Steel, et qui au fil du temps a incorporé un humour pas forcément très fin… Le DCEU a toujours souffert de la comparaison avec le MCU (Marvel Cinematic Universe), qui lui non plus n’a pas toujours été au beau fixe.

Official Trailer

En 2025, c’est à nouveau le personnage de Superman qui démarre ce nouvel univers appelé DCU, pour DC Universe. James Gunn et Peter Safran sont les nouveaux architectes de DC  Studios, ayant été nommés en novembre 2022, avant que l’ère DCEU ne se termine sur les écrans. Le nom de James Gunn pouvait laisser espérer une reprise qui dépoussiérerait l’ensemble de cet univers, avec son approche moderne dans laquelle il parvient à mêler action, émotion et humour. Mais ça, c’était à l’époque de son chef-d’oeuvre, Les Gardiens de la Galaxie, et depuis, il n’a eu de cesse de tenter de refaire le même film… Les Gardiens de la Galaxie 2 restait sympathique, mais tellement en-dessous du premier opus que l’on était tout de même déçu. Les Gardiens de la Galaxie 3 propose une histoire sublime avec les origines de Rocket, quand tout le reste du métrage est à jeter, notamment avec le traitement abominable fait à Warlock… Et son The Suicide Squad qui s’intégrait dans le DCEU reprenait lui aussi la recette des Gardiens pour être un mélange totalement inepte et un ratage intégral…

Superman est évidemment politique d'après son réalisateur, James Gunn -  Numerama

Au final, avec uniquement le premier Gardiens de la Galaxie comme réussite totale, le nom de James Gunn peut légitimement faire peur pour cette reprise. Et à la vue du résultat, on regrette donc bien que ce soit lui qui soit à la tête de ce reboot, puisque ce Superman 2025 est une réelle purge… Si David Corenswet porte bien le costume et s’avère crédible dans le rôle, c’est surtout au niveau de l’écriture (qui incombe totalement à James Gunn) qu’il est totalement inepte. La crise existentielle du personnage dans Man of Steel était totalement crédible, alors qu’ici elle apparaît comme totalement ridicule. James Gunn semble avoir des compte à régler avec la versatilité des réseaux sociaux, et voir le monde entier changer d’avis sur Superman en un claquement de tweets est juste débile… Non pas que dans la vraie vie, on a régulièrement des mises à mort sociales de ce type (James Gunn en premier), mais franchement, la manière dont c’est fait dans le film, notamment avec l’origine des messages et des hashtags, c’est d’une bêtise affligeante.

Critique Superman : James Gunn habille son héros des couleurs de l'espoir

Le type a sauvé le monde à de nombreuses reprises, mais parce qu’un message enregistré de ses parents dit qu’il est destiné à régner sur la planète, toutes ses bonnes actions sont immédiatement oubliées et les gens retournent littéralement leur veste en l’espace d’une minute, sans la moindre réflexion et la moindre notion de recul. Bienvenue dans l’ère TikTok effectivement… Un tel degré de bêtise est malheureusement crédible dans le monde réel, mais voir un film Superman s’articuler autour de sa popularité sur les réseaux sociaux, c’est assez bancal pour tenter de faire ressortir le côté épique du personnage. Et ça tombe bien, car James Gunn n’a absolument aucune velléité de créer des scènes iconiques et d’offrir une grandeur au personnage. On est donc à des années-lumières de la vision quasi-christique du personnage dans Man of Steel, et on assiste dès le premier film au naufrage malaisant d’un personnage malmené physiquement et moralement durant tout le métrage…

Superman a enfin une vraie bande-annonce et DC ne plaisante pas

Faire tomber un héros et l’emplir de doute, c’est un procédé très intéressant et qui fonctionne lorsque le personnage reprend de la force et de la confiance. Mais quand il est une enveloppe vide durant tout le film, ça manque quand même cruellement d’enjeux et de consistance. La palme revient à ce dialogue à la fin entre lui et Lex Luthor, ou il se sent obligé d’expliquer pourquoi il se sent humain. Un tel niveau de ridicule et de malaise a rarement été atteint, et on aurait préféré qu’il lui mette juste un pain dans la face. D’ailleurs, ce n’est même pas Superman qui met un terme aux agissements de Luthor… Bon, on a une Rachel Brosnahan qui est vraiment bien dans le rôle de Lois Lane, mais pareil, l’exploitation de son personnage n’est pas non plus optimale, même si elle est probablement la seule à générer un peu d’émotions sincères. Ca fait toujours plaisir de revoir Frank Grillo, même dans un rôle mineur, mais c’est quoi ce Green Lantern claqué au sol version Nathan Fillion? On est là typiquement sur un cas d’école d’un personnage à la James Gunn, qui mélange humour et ridicule, et qui est davantage ridicule que drôle. Isabela Merced en Hawkgirl est totalement anecdotique, et Edi Gathegi améliore heureusement au fil du film la personnalité de Mr. Terrific. On lui doit d’ailleur l’unique séquence d’action réussie du film, même si là encore, elle n’est qu’une répétition de ce que James Gunn a déjà fait auparavant, avec cette vision tournoyante du champ de bataille.

Superman : James Gunn réinvente la Justice League dans son reboot de  Superman | ACTUALITÉ | MDCU COMICS

Superman qui sauve un écureuil? Check. Superman qui sauve un bébé extraterrestre tout meuuuuugnon en parvenant à le tenir tout en étant emporté dans une rivière quantique tout en se battant contre des ennemis? Check. Superman qui boit tranquillement son café en tapant la discute avec Lois alors qu’une menace intergalactique se profile à l’extérieur? Check. Et des séquences comme ça, il y en a pléthore, chacune venant à son tour enfoncer un clou supplémentaire dans le cercueil de ce qui était censé être le renouveau d’un univers… Ce qui devait être la pierre angulaire du DCU en devient la pierre d’achoppement, et d’entrée de jeu, va refroidir les ardeurs de certains spectateurs pour ce nouvel univers étendu.

Le Superman de James Gunn a demandé conseil à Henry Cavill | Premiere.fr

Superman donne furieusement envide de se replonger dans Man of Steel, et voir à quel point le personnage manque de charisme, le film manque d’ampleur épique, à quel point il est totalement vidé de toute substance viscérale, pour juste être la représentation d’un monde gouverné par les réseaux sociaux, ça démontre le manque d’ambition global du projet et les choix désastreux qui ont mené à ce ratage intégral. Ah oui, j’oubliais le président boravien totalement caricatural et ridicule lui aussi, quand Nicholas Hoult s’avère très crédible en Lex Luthor, mais il doit malheureusment lui aussi tenter de contrer les scories d’une écriture ravagée pour tenter de faire subsister son personnage… Bref, ce n’est pas avec ce film que Marvel Studios est menacé, loin de là…

Superman : Punk à Chien - Cinématraque

Publié dans 2020's, Cinéma | Laisser un commentaire