Les news de la semaine: Marvel only?

Une semaine finalement très axée Marvel sur le front du cinéma, avec 3 news sur des projets en cours.

On commence par Deadpool, l’Arlésienne qui court depuis mai 2009 et qui voit toujours Ryan Reynolds dans le rôle de Wade Wilson. Reynolds veut du « Hard « R » rated », et ses propos sont aussi enthousiasmants qu’il y a 2 ans; par contre, le projet est toujours au point mort, malgré un scénario apparemment dément signé Rhett Reese et Paul Wernick, à l’origine de celui du très sympathique Bienvenue à Zombieland. La productrice Lauren Schuler Donner affirme qu’il s’agira d’un reboot intégral (exit le Deadpool muet d’ X-Men Origins: Wolverine) et qu’il sera très proche du comics. Visage scaréfié, costume complet, masque… Ryan Reynolds devrait nous sortir le grand jeu! Le hic, c’est qu’aucun réalisateur n’est encore rattaché au projet, et les rumeurs qui annonçaient le plutôt doué Adam Berg (réalisateur de pubs suédois) n’ont pas été entérinées…

2 mois avant la sortie d’X-Men- le Commencement, Lauren Schuler Donner (encore elle!) nous apprend que le scénario d’X-Men 4 est écrit! Et une nouvelle suivant l’autre, elle annonce qu’un 5ème opus suivrait! Bien… L’avenir semble tout tracé pour les mutants de Charles le Chauve, puisque la préquelle ouvrirait elle aussi sur pas moins de 2 suites… Bon, on va se calmer et attendre un peu que ça se décante tout de même… Ah oui, LSD (Lauren donc) souhaite que Bryan Singer rempile derrière la caméra pour X-Men 4! Moi ça me va… Mais occupez-vous de Deadpool déjà!!!

Enfin, Tony Stark fera à nouveau parler de lui après le méga-crossover The Avengers (Loki? des Krees?? Des Skrulls???) puisqu’un Iron Man 3 réalisé par Shane Black arrivera en mai 2013. Black n’écrira pas lui-même le script, qui sera confié à Drew Pierce, déjà auteur de l’adaptation de … Runaways, super-équipe adolescente made in Marvel dont les aventures sont sorties par chez nous sous le titre Les Fugitifs! Pierce persévère donc dans le surhomme, n’en déplaise à Nietsche. La direction du script n’est pas encore décidée, mais 2 options semblent primer: une histoire qui suit directement les événements de The Avengers (Secret Invasion? Civil War?? Les Guerres secrètes??? On se calme maintenant!), ou alors le Mandarin sera le grand bad guy, après son introduction dans le premier épisode. A suivre… Et Les Fugitifs c’est vachement bien, mais place aux mastodontes, le film ne devrait pas voir le jour avant… Ouuuh au moins!!!

Sources: DVDRama et IMDb

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Point Limite Zéro (Richard C. Sarafian, 1971)

J’ai enfin pu mettre la main sur ce Vanishing Point, film culte sonnant la fin d’une époque. On quitte la joyeuse période hippie pour entrer de plein fouet dans les 70’s âpres, en suivant un homme solitaire traversant le pays du Colorado jusqu’à la Californie, avec la police aux trousses dans chaque état… Kowalski (joué par l’excellent Barry Newman, qui possède un sérieux air de Clive Owen) ne se sent bien que sur la route, au volant de bolides qu’il pousse à fond, au risque de se faire courser par les forces de l’ordre… Ou bien chercherait-il véritablement cette confrontation, qui provoque le danger et probablement un plaisir plus important dans cette course?
Si ce film propose une course-poursuite d’1h30, il repose sur une toile de fond véritablement travaillée, et en ressort comme le témoignage d’une époque. On est très loin de la vacuité d’un Fast and furious, Richard C. Sarafian racontant une histoire de cow-boy aux prises avec un monde en pleine métamorphose. Kowalski peut être vu comme une allégorie du dernier homme des hautes plaines, celui qui a besoin de l’immensité des paysages américains pour vivre, et qui se plaît dans cette existence de nomade. Point Limite Zéro raconte l’odyssée de cet être qui se sait éphémère et qui veut profiter de son existence, même s’il doit pour cela braver des lois qui lui semblent trop restrictives.
La grande qualité du scénario réside dans la découverte progressive de l’histoire de Kowalski, grâce à l’aide de flashback qui vont nous faire comprendre son besoin de liberté. A travers les rencontres qu’il va faire, entre des hippies, un vieillard vivant seul ou une jeune femme, l’âme de Kowalski va se dévoiler, et le film va offrir des moments d’émotion aussi forts que brefs. Mais ces émotions vont construire le récit et lui donner une dimension bien plus importante qu’un simple film de bagnole.
En parlant de bagnole, la Dodge Challenger qu’il conduit est magnifique (même si ma voiture préférée reste la DeLorean, allez savoir pourquoi!), et la mise en scène de Richard C. Sarafian rend hommage à cette monture que Kowalski veut absolument emmener jusqu’à San Francisco. Le ton adopté par Sarafian est emblématique du cinéma américain des 70’s, avec cette vision désabusée de l’existence et l’image de l’Homme perdu dans son environnement. Kowalski sait qu’il fait partie d’un tout sur lequel il n’a pas d’influence, et son envie de liberté est d’autant plus prenante. Sarafian filme le calme des zones désertiques, la beauté d’une femme nue chevauchant une moto avec le soleil innondant son corps, et le regard triste et espiègle à la fois de Kowalski, qui tente un dernier pied-de-nez au monde moderne.
La structure du récit est particulière, puisque la résonnance de la traversée de Kowalski trouve un écho avec Super Soul, un DJ local qui comprend les motivations profondes du pilote et qui diffuse son histoire en direct à la radio. Cet animateur aveugle se retrouve lié à ce nomade, et va lui emprunter un souffle de liberté. Le personnage, joué par Cleavon Little, va en profiter pour nous balancer des putains de morceaux funk, soul et rock qui accompagnent à merveille la mise en scène de Sarafian. Lequel parvient aussi à créer des scènes vraiment rythmées lors des poursuites, qui ont fait la gloire de ce film.
Point Limite Zéro est un film sur la liberté, représentée par un homme solitaire prêt à tous les risques pour la préserver. La beauté des terres sauvages, la hargne des poursuite, le frisson de la vitesse, tout est là pour offrir au specateur un bout de route captivant!

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L’Entrée du Chef (Molecule feat. Leeroy, 2010)

Le rap français offre régulièrement de bonnes petites surprises, comme ce Molecule au ton très direct et à l’atmosphère bien puissante! Le flow de Leeroy se pose sur un son électronique captivant pour offrir une claque très courte (2.45) mais ô combien dévastatrice! Un clip minimaliste qui colle parfaitement au ton, et une cuisine moléculaire finalement très riche en vitamine C!

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Deadpool débarque en kiosque!!!

Talking Wade est de retour, et qui de mieux pour ce premier article que Wade Wilson en personne? Eh oui, le mercenaire à la grande gueule fait l’actualité en ce mois de mars avec la sortie tant attendue de son magazine! Des années que j’en rêve, et voilà enfin Wade qui décroche une place de choix aux côtés de Spidey et Wolvie!

Ce magazine se présente comme le mensuel Wolverine, il s’agit d’un 48 pages qui sent bon le papier glacé, vendu à 3.90 euros. Par contre, à l’inverse du mutant griffu, ce Deadpool est bimestriel. Mais c’est déjà tellement énorme de le voir ressortir en kiosque qu’on ne va pas faire la fine bouche…

Il s’agit en fait de la seconde tentative pour un magazine consacré à Deadpool, puisque de 1996 à 1997 étaient sortis 9 numéros contenant les 19 premiers épisodes (avec un Marvel Méga où il était accompagné de Daredevil) du run mythique du génial Joe Kelly. Si vous ne connaissez pas le personnage, cette série constitue le meilleur moyen de se le prendre en pleine tronche, l’humour ravageur du scénariste offrant un Wade Wilson au maximum de ses capacités. A la manière de Garth Ennis qui nous donne la version la plus aboutie du Punisher dans la collection Max, Kelly valorise à 300 % la création de Rob Liefeld et Fabian Nicieza pour faire exploser le personnage dans des aventures totalement déjantées et hilarantes! (Pour plus d’infos sur la carrière de Wade, cliquez!)

Bon, on a 48 pages, du papier glacé, mais le contenu, ça donne quoi? Il faut savoir qu’outre-Atlantique, Wade a eu pendant un moment 5 séries mensuelles, Panini ayant donc le choix pour le contenu de ce nouveau bimestriel. Ils ont opté pour la série principale, sobrement intitulée Deadpool (v.4) scénarisée par Daniel Way. On a pu avoir les 12 premiers épisodes à travers différentes revues, et ce numéro initial comprend donc les épisodes 13 et 14 de l’ère Way.

Si les 12 premiers épsiodes s’avéraient drôles et fun, avec un rythme maîtrisé et des ennemis coriaces (Ca fait toujours plaisir de retrouver ce psychopathe de Bullseye!), ce Deadpool 1 fait pâle figure, avec un récit très light où l’humour vire parfois au pastiche trop appuyé. Le côté cartoon est trop présent aussi, menant ce récit vers une aventure presque pour enfants! J’avais déjà eu cette impression que le côté dingue de Wade était mal exploité, c’était dans Wolverine: Origins, scénarisé par… Daniel Way! 

Heureusement, des répliques claquent quand même dans cette histoire de pirates où Deadpool se met dans des situations absurdes, mais l’ensemble reste finalement trop light par rapport au passé de Wade et des auteurs prestigieux qui l’ont accompagné (Joe Kelly, Christopher Priest, Gail Simone…) et même par rapport au Way du début! L’explication pourrait provenir du fait que les 12 premiers épisodes soient liés à des crossovers comme Secret Invasion ou Dark Reign, et que Way doit donc intégrer son personnage dans ces événements majeurs. Maintenant qu’il a les pleins pouvoirs, va-t-il réussir à faire vivre Deadpool par lui-même? Si j’écoutais les critiques outre-Atlantique, je serais pessimiste… Mais j’attendrai la suite avant de juger Daniel Way!

N’empêche que l’enjeu est important, car c’est sur cette série que Wade joue son va-tout, même si des albums 100 % lui sont consacrés en librairie. J’espère que ce magazine ne subira pas le même sort que celui de 1996-1997, le potentiel du personnage étant énorme, et son importance dans l’univers Marvel exponentielle!

Il faut donc garder Deadpool en vie. De toute façon, avec la tête tranchée, les membres découpés et le corps explosé, Wade trouvera toujours le moyen de revenir…

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CHIMICHANGA!

Talking Wade est de retour, et ça va charcler sévère!!! Après avoir participé au joyeux Airmole Blog avec la bande à Shystrak d’août 2006 à novembre 2007, je me suis mis à mon compte avec Salem Center de décembre 2007 à septembre 2008, et j’ai enchainé sur Talking Wade de janvier 2009 à février 2011!

Et aujourd’hui, c’est un tout nouveau Talking Wade qui voit le jour, et qui proposera un menu plus vaste et plus diversifié! On parlera de cinéma, de comics, de musique, et de bien d’autres domaines suivant l’envie du moment! On naviguera entre l’actualité toute fraîche et des périodes old school, on aura de la prose qui arrache, de la métaphysique qui déchire et du fun qui fonke!

Bienvenue sur Talking Wade!!! Chimichanga!!!

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