Collision (Paul Haggis, 2004)

Avec Collision, Paul Haggis suit le sillage du Short Cuts – les Américains de Robert Altman, en proposant lui aussi une vision introspective d’une poignée d’habitants de Los Angeles dont les vies vont s’entremêler durant quelques heures sans que ce fil du destin ne soit perçu. Collision est un film choral au casting impressionnant qui va voir se débattre quelques être humains aux prises avec leur quotidien, dans une vision critique d’une certaine Amérique, et un point de vue contemplatif de tous ces événements.

3 ans avant le soporifique Dans la Vallée d’Elah, Paul Haggis réalisait un film captivant qui développe toute une galerie de personnages tentant de contenir leur quotidien et de maîtriser leurs émotions. Chacune de leurs histoires va avoir un impact sur une autre, et le mouvement perpétuel initié par Haggis va nous faire passer d’un personnage à l’autre, sans forcément comprendre tout de suite comment ils sont interconnectés. Il y a une très belle vision de ces individualités se débattant dans leur quotidien, avec une frénésie atténuée par la mise en scène plus globale et calme d’Haggis. Sa vision est proche de celle d’un entomologiste observant une colonie de fourmis oeuvrant chacune avec son rôle prédéterminé, et ayant au final un impact sur l’ensemble de la population.

Collision traite du racisme de manière très directe et sous toutes ses formes, qu’il soit dirigé vers les Blacks, les Hispaniques ou les Maghrébins. Chacun des personnages a sa propre vision du racisme, qu’il subit ou qu’il véhicule, et ces différentes collisions de points de vue vont avoir des répercussions diverses. Entre un couple de bourgeois, un duo de voleurs de voitures blacks, un serrurier hispanique, une famille d’origine maghrébine qui souhaite faire vivre son commerce, un flic désabusé, un autre novice, chacun va vivre sa propre expérience, et va devoir se sortir d’une situation pas forcément méritée mais qui va révéler ses propres faiblesses et capacités. Doute, méfiance, amour, rédemption, Haggis brasse des thèmes universels dans un maelstrom très réussi, accompagné par des acteurs très talentueux: Sandra Bullock, Don Cheadle, Keith David, Matt Dillon, William Fichtner, Brendan Fraser, Terrence Howard, Ludacris, Thandie Newton, Michael Pena ou encore Ryan Phillippe composent un casting haut de gamme pour ce très beau film à l’ambiance captivante.

Au travers de ces différents récits, Paul Haggis véhicule des émotions à la fois basiques et complexes. La vision d’une femme emprisonnée dans une voiture en proie aux flammes crée une sensation directe et forte, et l’identité de son sauveur va jouer sur un registre beaucoup plus complexe au vu de ce qu’ils ont vécu auparavant. Haggis joue constamment sur ces deux niveaux, offrant un film faussement simpliste mais qui se sert du hasard et du chaos pour construire un récit très dense et puissant émotionnellement. Qu’il s’agisse de scènes stressantes comme un accident, ou intimistes comme celle d’un père discutant avec sa fille, il y a une vraie poésie urbaine qui traverse ce film pour composer une oeuvre à la fois belle et intense.

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Le clip de la semaine: Marvel One-Shot: Agent Carter (Louis D’Esposito, 2013)

Alors que le Marvel one-shot: All hail the King semble remettre le personnage de Trevor Slattery dans les bonnes grâces (vous savez, le loser qui ridiculisait le personnage du Mandarin dans le lamentable Iron Man 3? Oui, je fais partie de ceux qui en veulent à Shane Black d’avoir dynamité le personnage! ;-))avec un Ben Kingsley paraît-il excellent, petit retour en arrière avec le précédent court Marvel qui se concentre sur l’agent Peggy Carter. Toujours jouée par l’impeccable Haylee Atwell, Agent Carter est une pure histoire d’espionnage old school qui manie l’humour et l’action avec brio, nous offrant les prémices de ce que pourrait être la future série consacrée à l’agent… Wait and see!

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Evasion (Mikael Hafstrom, 2013)

Evasion pouvait se targuer de revenir aux sources des actioners bien bourrins d’antan en réunissant les 2 gros bras les plus célèbres des années 80 et 90. Entamée par Expendables: Unité spéciale et Expendables 2: Unité spéciale, cette réunion promettait de faire des étincelles, surtout au vu du pitch très axé Haute Sécurité! L’idée est attractive et le projet excitant, mais est-ce que ça peut marcher dans les années 2010?

On l’a vu, Expendables 2: Unité spéciale a tenu la promesse de revenir à un certain âge d’or du film d’action, et depuis on tente par tous les moyens de réitérer la recette. Cet Evasion annonce clairement son objectif, faire un film de prison régressif et jouissif porté par un duo emblématique qui s’amuse à reprendre les bons vieux codes. Et le film commence plutôt très bien, avec une évasion au dénouement étrange opéré par un Sylvester Stallone très à l’aise dans le milieu carcéral. Après tout, n’a-t-il pas joué au ballon prisonnier avec Pelé dans A nous la Victoire ou affronté Donald Sutherland dans Haute Sécurité? Son personnage de Ray Breslin va nous offrir des moments bien ludiques, puisque cet expert en évasion maîtrise toutes les composantes de son art et n’hésite pas à nous expliquer comment il procède!

Quand il se retrouve dans une prison ultra haute sécurité où le secret est le maître mot, il va se lancer dans le défi le plus ambitieux de sa carrière, en affrontant également un directeur très coriace joué par l’excellent Jim Caviezel. Heureusement, il va faire la connaissance d’Emile Rottmayer, un détenu prêt à lui offrir son aide pour s’évader avec lui. Le duo Stallone-Schwarzenegger fait plaisir à voir, et ils vont se sortir de situations difficiles. Mais si sur le papier tout ça semblait vraiment très alléchant, on peut être légèrement déçu par le résultat final. Soyons clairs: Evasion est un film sympathique, mais il ne parvient pas à se hisser au rang de buddy movie impérissable. Le Suédois Mikael Hafstrom est loin de réitérer l’exploit d’un Expendables 2: Unité spéciale, malgré un casting haut de gamme entraîné par la paire Sly-Schwarzie.

On croise donc Jim Caviezel qui est parfait dans la peau du directeur de prison retors, Sam Neill qui campe l’un des personnages les plus humains de cette prison, Vincent d’Onofrio qui joue un proche de Breslin, ou encore le toujours excellent Vinnie Jones qui une fois n’est pas coutume, est un adepte de la violence! Ce casting plutôt coloré donne du crédit à ce film un peu trop sage, qui aurait gagné à être plus brutal. Au final, dans une prison censée regrouper la lie de l’espèce humaine, il y a des rencontres assez sympathiques! Evasion est un film d’action assez inoffensif, mais qui se regarde bien pour peu que l’on soit tolérant avec les quelques grosses ficelles du scénario et que l’on ne s’attend pas à Expendables 3! Mikael Hafstrom livre un actioner qui ne crée pas la surprise, mais qui remplit tranquillement son office et permet de donner à Stallone et Schwarzenegger des rôles qui leur vont comme un gant.

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Les news de la semaine: Le Jour d’après

La promo d’X-Men: Days of future Past (21 mai) prend de l’ampleur, avec pas moins de 25 couvertures pour le magazine Empire! Bon, j’en ai sélectionné 7 qui nous intéressent car elle présentent 5 nouveaux personnages, une nouvelle version d’un ancien, et un nouveau design pour un certain robot géant!

Vous vous souvenez du Crapaud version 2000 dans le 1er X-Men, interpété par Ray Park?

Et bien voici la version 2014 interprétée par Evan Jonigkeit, qui le jouera donc plus jeune et qui propose un design plutôt intéressant!

D’ailleurs on le voit d’un peu plus près sur cette photo:

On a une Blink qui paraît plutôt lisse pour l’instant, jouée par une Fan Bingbing assez respectueuse du matériau d’origine.

Et un cliché supplémentaire pour le personnage:

Sous les traits de Booboo Stewart, on découvre le guerrier apache Warpath dans une version très futuriste et nettement moins massive! Si les mecs avaient vu la saison 2 de Banshee, ils n’auraient sans doute pas hésité à donner le rôle à Geno Segers!!!

 

Solar sera lui aussi de la partie, interprété par le Mexicain Adan Canto qui respectera ainsi les origines de Roberto Da Costa.

Sinon, notre Omar Sy national va se faire un plaisir de camper le guerrier du futur Bishop!

Une version futuriste des Sentinelles, qui a vraiment de la gueule!

On termine avec le plus décrié de tous, le pauvre Vif-Argent qui se fait incendier de partout tant son design est aux antipodes du comics! C’est Evan Peters qui essuie tous les plâtres alors que je pense qu’il faudrait laisser une chance à cette version certes différente, mais qui n’est pas non plus des plus choquantes… Après tout, il est en avance sur le règne du disco!

Avec une galerie comptant pas moins de 20 personnages, cette suite d’X-Men: le Commencement va grouiller de mutants!

4 nouvelles affiches pour Captain America: le Soldat de l’Hiver (26 mars) qui s’annonce tout simplement excellent!

Le spin-off de Breaking bad consacré à Saul Goodman, Better call Saul, verra le retour de l’excellent Jonathan Banks sous les traits de Mike Ehrmantraut, le fameux homme de main inflexible! C’est tout pour cette semaine, en espérant que les problème de connexion internet soient bientôt résolus!!!

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Les news de la semaine: Red down

Ca va être très court cette semaine, avec simplement une nouvelle bande-annonce pour l’ultra-attendu The Raid 2: Berandal de Gareth Evans. Encore une fois, cette suite s’annonce démentielle, et maintenant que les premiers spectateurs ont pu le découvrir à Sundance, on s’attend vraiment à du lourd! En effet, les critiques sont unanimes et désignent ce Berandal comme supérieur au premier opus! Bien plus hardcore, bien plus barré que The Raid 1er du nom, il semblerait bien que la pépite de l’année en matière d’actioner nous parviennent ce 16 avril!

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