Focus: Oats Studios, le renouveau de la SF?

Le metteur en scène sud-africain Neill Blomkamp n’est jamais aussi bon que quand il crée un court métrage. Son tout 1er Tetra Vaal (2004) était très ambitieux, avec l’émergence de robots dans un contexte très réaliste. Il a poursuivi en 2005 avec Alive in Joburg, en 2006 avec Yellow et Tempbot (avec une certaine Lynda Carter, alias Wonder Woman!) en 2007 avec Halo: Landfall, en 2008 avec Crossing the Line (coréalisé avec Peter Jackson)… Il se lance en 2009 dans l’aventure du long métrage, avec District 9 qui est une extension de Tetra Vaal, et qui déçoit… Il enchaîne en 2009 avec Elysium, et en 2015 avec Chappie, en gardant toujours en tête de mettre en place des univers où les robots tiennent une place importante… Il réalise ensuite en 2016 un court qui est une pub pour BMW, The Escape, où il dirige de grands noms comme Clive Owen, Jon Bernthal ou encore Dakota Fanning!

Mais c’est en 2017 qu’il décide de créer Oats Studios, une sorte de laboratoire expérimental qui lui permet de donner vie à une poignée de courts sacrément innovants et immersifs! Rakka, Firebase et Zygote (avec un God: Serengeti placé entre comme une sorte de récréation ludique) sont des pièces maîtresses de son oeuvre, plaçant la barre très haut en terme d’intensité dramatique et de mise en scène. Ce sont tout simplement 3 pépites qui chacune dans leur genre vont marquer les esprits des spectateurs, et que je vous invite à découvrir ci-dessous! (les versions sont en VO non sous-titrées)

Rakka raconte comment l’espèce humaine survit suite à une invasion alien, et le propos est sacrément sombre! Bénéficiant de la participation de Sigourney Weaver dans le rôle principal, ce court s’avère plus captivant que bon nombres de longs métrages du genre! Les capacités des envahisseurs risquent bien de mener l’humanité à son terme, et la résistance est extrêmement difficile… On sent une certaine atmosphère à la Terminator, et Blomkamp maîtrise totalement son propos et le personnalise avec une noirceur impressionnante!


 

Firebase va nous emmener en pleine guerre du Vietnam, alors que des soldats américains vont se retrouver face à une entité démoniaque bien décidée à les décimer! On se rapproche d’une veine à la Predator cette fois-ci, avec une très belle tension et toujours une mise en scène immersive à souhait!

God: Serengeti va nous montrer comment Dieu, aidé de son majordome, joue avec les humains alors qu’ils ne sont encore que des hommes des cavernes. Une vision caustique et dramatique vis-à-vis du pouvoir… C’est l’acteur fétiche de Blomkamp, Sharlto Copley (qui a joué dans Alive in Joburg, Yellow, District 9, Elysium), qui se glisse sous la barbe de Dieu!

Zygote clôt (pour l’instant) ces expérimentations, avec un récit à la Resident Evil qui voit Dakota Fanning tenter de fuir un monstre qui est le fruit d’expérimentations, dans le dédale glauque d’un laboratoire. Le résultat est bien flippant, avec une créature horrible et visuellement très réussie, et là encore, après une vingtaine de minutes, on a vraiment envie d’en découvrir davantage!

Après cette superbe fournée, Blomkamp ne reste pas les bras croisés, et son prochain opus Lima ne devrait pas trop tarder!

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