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Après les événements de Spider-Man: No Way Home, Peter Parker se retrouve isolé et doit composer avec le fait que lui seul ait conservé le souvenir de son identité secrète. On le retrouve donc à faire régner l’ordre à New York en bonne entente avec les autorités, mais quand une mystérieuse menace fait surface, il va devoir enquêter de plus en plus profondément, surtout que cela pourrait avoir une grave incidence sur les gens qu’il aime.
Un pitch en forme de nouveau départ pour ce 4ème opus mené par Tom Holland, dirigé par Destin Daniel Cretton qui est un familier du MCU, puisqu’il a mis en scène Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux et qu’il a co-créé la série Wonder Man. Ce Spider-Man est un film hybride, qui fait constamment la bascule entre plusieurs niveaux, que ce soit pour l’histoire ou dans la qualité de sa mise en scène. On a droit à une poignée de séquences visuellement impressionnantes, notamment la première grosse scène d’action qui est probablement l’une des plus immersives que l’on ait pu voir dans une adaptation arachnéenne, avec ce sentiment de vertige et une vraie aisance dans la manière de virevolter entre les buildings. Mais d’un autre côté, on a des séquences plus basiques dans leur élaboration, notamment celle avec Hulk. Des allers-retours qui ne permettent donc pas de maintenir le meilleur niveau que l’on pouvait avoir au départ.
![Spider-Man : Brand New Day, la meilleure toile de Tom Holland [critique] | Premiere.fr](https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2026-07/CER1080_TRL_comp_SPI_v0022.1084%20-%20copie.jpg)
Au niveau scénaristique, le récit oscille également entre des moments grossièrement écrits et d’autres franchement plus captivants, et ce yo-yo permanent s’avère assez déstabilisant. On a l’impression, une fois n’est pas coutume chez Marvel, qu’ils ont voulu faire entrer un maximum de personnages et d’intrigues dans une histoire qui ne pouvait pas décemment tous les contenir, et on a parfois l’impression d’approcher du point de rupture du ballon de baudruche ^^ Mais heureusement, il y a un élément déterminant dans le film qui va permettre de solidifier les enjeux, ce qui donnera lieu à une seconde partie qui se perd moins dans certaines sous-intrigues. La présence de Hulk dans le film n’était pas franchement nécessaire, surtout que j’avoue que l’interprétation de Mark Ruffalo en Bruce Banner me fatigue depuis longtemps… J’ai vraiment une préférence pour Eric Bana qui était tellement meilleur dans le Hulk d’Ang Lee! ^^

On retrouve avec plaisir Jon Bernthal dans la peau de Frank Castle, qui est certes moins intense que dans l’excellent The Punisher: One Last Kill, et même si on peut se demander quel sens donner à sa participation à un film tout public, il parvient à être très crédible et à développer une relation intéressante avec Peter Parker. L’acteur parvient à laisser éclater sa rage tout en offrant un côté buddy movie sympa et réussi de sa part. MJ est clairement un atout central au niveau émotionnel dans ce film, avec une Zendaya qui gère parfaitement sa partition, et la présence de l’actrice Sadie Sink s’avère sympathique. Et Tom Holland dans tout ça? Eh bien je trouve qu’il joue bien comme à chaque fois, mais je pense que Peter Parker pourrait être tellement plus captivant… Après c’est également la faute à un scénario qui le délaisse par moments pour s’ancrer sur d’autres éléments… Et que l’un de ces éléments est bien plus intéressants que Spider-Man! Ca participe à cet aspect hybride qui donne un rythme étrange à ce film, et qui fait que certaines parties sont tout simplement captivantes quand d’autres sont plus classiques.

C’est difficile d’exprimer plus clairement ce que je ressens à la sortie de ce film sans dévoiler des éléments de l’intrigue, mais vous me remercierez quand vous l’aurez vu ^^ On a donc une menace très intrigante, avec un personnage possédant des aptitudes rappelant un excellent film fantastique des années 80 😉 Il y a une dimension très dangereuse et dérangeante à ce pouvoir, dont on a du mal à mesurer le potentiel. Spider-Man va devoir lutter à l’aveugle contre cet ennemi difficilement identifiable, et je trouve que l’aspect parano qui en ressort est plutôt bien amené. Je trouve que ça aurait eu encore plus d’impact sans certaines séquences humoristiques forcées qui n’étaient franchement pas nécessaires… Heureusement qu’il y en a d’autres qui fonctionnent mieux!

Mais si le film ne sait pas trop sur quel pied danser pendant un moment, un élément primordial va nous faire adhérer fortement avec la tournure que prennent les événements. Spider-Man: Brand New Day est clairement trop long et les scénaristes auraient bien pu tailler dans le gras, mais ce qui est fait avec l’une des intrigues apporte à la fois une belle dimension émotionnelle tout en traitant d’un pouvoir impressionnant. La tonalité sérieuse qui prime à ce moment-là aurait gagné à être diffusée plus largement dans l’ensemble du film. C’est là que se concentre la force de ce 4ème opus, et c’est déjà pas si mal au final! ^^












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