Carrie saison 1 (2026)

Série "Carrie" de Mike Flanagan : découvrez la bande-annonce et la date de  diffusion - Stephen King France

Si vous êtes un enfant des 80’s, vous avez probablement lu le Carrie de Stephen King, paru en 1974. Vous avez probablement aussi vu l’adaptation que Brian De Palma en avait faite 2 ans plus tard, Carrie au Bal du Diable. Vous avez probablement occulté le Carrie 2: la Haine de 1999 et le Carrie: la Vengeance de 2013, et vous ne savez sans doute même pas qu’il y avait eu un téléfilm en 2002, ni une comédie musicale en 1988!

CARRIE AU BAL DU DIABLE | Critique du film de Brian De Palma

Et voilà que 52 ans après la publication du roman, on a droit à une nouvelle adaptation, qui prend cette fois-ci la forme d’une série dirigée par Mike Flanagan, qui en l’espace de 10 ans, est devenu LE spécialiste des adaptations du célèbre écrivain horrifique. Il a réalisé Jessie en 2017, Doctor Sleep en 2019, le magnifique Life of Chuck en 2024, et maintenant cette série Carrie. Il ne s’arrêtera pas ici puisqu’il a pour projets de faire une nouvelle adaptation de la saga littéraire La Tour Sombre (dont le 1er volet est juste superbe), et il veut également réadapter la nouvelle Brume.

PORTRAIT. Mike Flanagan : « Stephen King est un humaniste »

Cette version prend place dans le monde contemporain, et cette nouvelle adaptation s’éloignant de l’esprit 70’s s’avère très pertinente, intégrant tous les schémas modernes à ce récit emblématique (qui était le 1er roman du King à être publié!). On se retrouve dans la petite ville de Chamberlain dans le Maine, et on va découvrir une ado ayant passé toute sa vie sans être sortie de l’enceinte de sa maison. Elevée par un père et une mère adeptes des théories du complot, ils ont eu un comportement à la fois surprotecteur et tyrannique en l’empêchant de découvrir le monde. Mais la mort du père, Ralph, va obliger la mère Margaret à chercher un emploi, et la jeune Carrie à se rendre pour la première fois de sa vie dans une école.

Explication de la fin de Carrie, que devient l'héroïne après le bal de  promo ? - Dexerto.fr

Summer H. Howell est vraiment impressionnante dans sa manière de jouer Carrie White, car elle s’approprie le rôle de manière très personnelle et ne cherche à aucun moment à se comparer à la performance de Sissy Spacek dans le film de 1976. De manière globale, Flanagan non plus ne cherche pas la comparaison et s’éloigne de la vision de De Palma pour proposer sa propre version basée sur le roman, mais qu’il s’amuse également à modifier sur certains aspects. L’actrice canadienne de 22 ans n’en est pas à sa première expérience horrifique, puisque lorsqu’elle avait 8 ans à peine, son 1er rôle était dans La Malédiction de Chucky en 2013! Elle rejouera le rôle d’Alice dans Le Retour de Chucky en 2017, elle apparaît la même année dans la série Channel Zero, et incarne aujourd’hui la mythique Carrie!

CARRIE (2026) : r/stephenking

Elle joue à la perfection cette adolescente qui a été coupée du monde toute son existence, et qui pourtant a une réelle envie de découvrir la vie en dehors des murs de sa maison. Sous sa timidité se cache une vraie envie de sociabiliser avec les lycéens de sa classe, et Summer H. Howell apporte beaucoup de sensibilité au personnage, qui est totalement immature par certains aspects, et qui semble pourtant posséder une force interne bien plus grande que ses camarades. On se rappelle forcément la scène de la douche du film de De Palma, et là encore, Mike Flanagan ne cherche pas à aller vers une imagerie éthérée mais souhaite au contraire rester dans un réalisme brut, celui qui permet de montrer la cruauté humaine dans ce qu’elle a de plus viscérale. Cette séquence n’est donc pas un tour de force visuel, mais va s’avérer marquante par la proximité que l’on a avec Carrie, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive…

Carrie' 2026 series with Summer H. Howell will be 'so different'

Le choix du format sériel sur 8 épisodes s’avère très judicieux, puisqu’il va permettre de développer les personnages secondaires et de traiter un sujet grave en profondeur. Car au final, cette série nous parle du harcèlement scolaire, et elle le fait avec une analyse profonde que vient ensuite sublimer le côté fantastique et horrifique provenant du roman. Mais on va assister à une escalade de violence et à des tentatives de désamorçage, et ce qui s’avère frappant, c’est le nombre de fois où tout aurait pu s’arrêter. Mais à chaque fois, une phrase, un acte ou une décision vont être le vecteur qui va continuer à envenimer la situation. En ce sens, les événements se déroulant au lycée Ewen sont très réalistes et on est totalement pris dans ce qui risque d’échapper à tout contrôle… La modernisation de l’intrigue était nécessaire, avec la prise en compte des réseaux sociaux et des téléphones portables, qui permettent de totalement ancrer dans le réel ce récit qui bifurquera vers le fantastique.

Carrie Trailer: Horror Master Mike Flanagan Brings Stephen King's First  Story To Prime

Cette trame réaliste fonctionne grâce aux très bons acteurs incarnant les autres rôles, à commencer par l’Américaine Samantha Sloyan, qui est juste parfaite dans le rôle de la mère de Carrie. Elle a notamment joué dans Pas un Bruit, The Haunting of Hill House, Helstrom, La Chute de la Maison Usher, Life of Chuck… Elle a donc comme sa jeune partenaire une certaine connaissance du domaine horrifique ^^ La manière dont elle s’approprie le rôle de Margaret est étonnante, car elle est capable de jouer la femme tyrannique pour ensuite être la mère capable de tout afin de protéger sa fille. Elle a un amour sincère pour sa fille, mais elle a également un égocentrisme qui va être la source de tensions entre les deux. Une autre actrice canadienne, Alison Thornton, va jouer le rôle emblématique de Chris Hargensen, l’ennemie jurée de Carrie. Là encore, le format sériel va permettre de développer son personnage avec tous les problèmes familiaux auxquels l’ado doit faire face, et qui vont également faire ressortir l’aspect maléfique de son personnage. Chris est clairement celle qui va tout faire basculer, et celle qui aurait pu tout calmer à de très nombreuses reprises. Mais elle va peu à peu se laisser dominer par ses pulsions malsaines, et va à chaque fois perdre des miettes d’humanité. Alison Thornton impressionne par la maîtrise de ce personnage complexe, qui se devait d’être à la hauteur d’une Carrie pour que les enjeux soient aussi forts!

On a rencontré Mike Flanagan, créateur d'une nouvelle interprétation de « Carrie» à l'ère des réseaux sociaux | Slate.fr

L’Américaine Siena Agudong joue le rôle de Sue Snell, la lycéenne qui est la plus proche de Carrie. Le Canadien Joel Oulette incarne Tommy Ross, l’Anglais Arthur Conti est bien pervers dans le rôle de Billy Nolan, et on a plaisir à retrouver des acteurs renommés comme Amber Midthunder (Legion), Matthew Lillard (Scream), Heather Graham, Katee Sackhoff, et même un cameo de… Mark Hamill!

First look images unveiled for Mike Flanagan's 'Carrie' TV Series  adaptation ahead of Autumn premiere - HeyUGuys

Si Carrie est une série centrée sur le harcèlement scolaire, une autre grille de lecture serait celle d’une Jean Grey qui n’aurait jamais rencontré le Professeur X! La similitude avec la mutante est évidente, les deux personnages partageant ce pouvoir de télékinésie. Carrie va peu à peu le développer, avec un aspect très différent du roman qui s’avère relativement intéressant d’ailleurs. Carrie fait pas mal penser à la Jean Grey de Sadie Sink dans Spider-Man: Brand New Day, bien que la vengeance de Carrie va exploser d’un seul coup, là où celle de Jean se fait sur le long terme. Le personnage de Carrie cherche à chaque fois une issue pacifiste, et la séquence de discussion dans les toilettes avec Chris démontre toute l’humanité du personnage incarné par Summer H. Howell. Elle tend constamment la main aux autres, mais les circonstances et les choix de certains vont continuer à envenimer la situation. Chris est la raison centrale de tout ce qui va se dérouler dans la ville de Chamberlain, et à ce titre elle est bien plus maléfique que Carrie, qu’elle va pousser dans ses derniers retranchements.

How Mike Flanagan's Carrie TV Series Sets Up A New Stephen King Universe

Un autre parallèle très intéressant à faire, est celui avec les tueries de masse que connaissent malheureusement de nombreux établissements scolaires aux Etats-Unis. La séquence finale au bal de promo met en avant la vengeance d’une gamine qui a passé l’année à être harcelée par d’autres élèves, et on pense forcément à ces gamins qui débarquent dans les écoles avec des armes pour perpétrer des massacres. Ce qui est dérangeant dans cette séquence du bal, c’est qu’on comprend d’une certaine manière la réaction de Carrie, qui utilise ses pouvoirs contre ceux qui l’ont maltraité. Mais dans ce déchaînement de violence, elle va s’en prendre de manière indistincte aux gens qui lui ont fait du mal mais aussi à ceux qui ont tenté de l’aider. Elle n’a pas besoin de fusil ou de pistolet pour exercer sa vengeance, car elle a le pouvoir nécessaire en elle-même pour se faire justice. La différence est que Carrie a subi une énième humiliation le soir de ce bal, et qu’elle va littéralement péter les plombs en l’espace de quelques secondes.

Carrie Trailer Reveals Mike Flanagan Is Keeping Stephen King's Original  Ending

Mike Flanagan a pris des libertés étonnantes et importantes avec l’oeuvre de Stephen King, mais ces choix s’avèrent eux aussi judicieux et permettent de surprendre les spectateurs qui auraient lu ou vu les oeuvres précédentes. Cette série Carrie est une très belle découverte, et une nouvelle adaptation envoûtante de Stephen King!

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Resident Evil (Zach Cregger, 2026)

Resident Evil - Film (2026) - SensCritique

On se rappelle tous de la saga Resident Evil menée par Milla Jovovich entre 2002 et 2016, qui est composée de pas moins de 6 films! Paul W.S. Anderson a réalisé le 1er et les 3 derniers, et mis à part un épisode (franchement je ne sais plus lequel ^^), il s’agissait de séries B plutôt sympathiques, qui ne respectaient pas vraiment la mythologie des jeux Capcom, mais le pire était clairement à venir! Parce qu’on se rappelle beaucoup moins de l’innommable Resident Evil: Bienvenue à Raccoon City de Johannes Roberts sorti en 2021, et qui était une purge abominable qui ne respectait rien, surtout pas le personnage de Leon S. Kennedy! On a malheureusement aussi eu une obscure série télé en 8 épisodes en 2022, si je me rappelle bien j’ai réussi à me forcer à tenir jusqu’au bout du 1er épisode avant de lâcher l’affaire. Dommage, il y avait Lance Reddick dedans…

Resident Evil : y'aura-t-il une suite au film de 2026 ? Le réalisateur a  "déjà des idées"

Mais de 2008 à 2023, il y a également eu une série de films d’animation composée de 5 oeuvres : Resident Evil: Degeneration, Resident Evil: Infinite Darkness, Resident Evil: Damnation, Resident Evil: Vendetta et Resident Evil: Death Island. Sur l’ensemble de ces films, prises de vue réelles ou animation, la meilleure adaptation est sans conteste Resident Evil: Vendetta, qui nous livre des séquences d’action de toute beauté!

Resident Evil 2026 » : Le film cartonne au box-office US et signe le  meilleur démarrage de la saga

Et voici que débarque aujourd’hui un nouveau reboot, avec Resident Evil tout court! Zach Cregger s’est fait connaître avec son 3ème film, Barbare, qui a surpris tout le monde par son scénario bien tordu et son rythme atypique! Son Evanouis 3 ans plus tard a été une horrible déception, avec un côté tellement ridicule, notamment avec le personnage de la tante Gladys qui était juste atroce… Il y avait donc une chance sur deux que son nouveau film soit réussi ^^ Cregger est un grand fan de la saga vidéoludique et connaît parfaitement l’univers des jeux Capcom (dont le premier), et il a choisi un angle qui ne plaira certainement pas à tout le monde pour son film. On aura aucun personnage emblématique de la saga, donc pas de Leon S. Kennedy, de Claire Redfield ou de Jill Valentine, mais un simple livreur de colis médicaux, Bryan, qui se retrouve embarqué dans une nuit complètement dingue!

Resident Evil (2026) - Film et séances - Cinémas Pathé

Zach Cregger a choisi Austin Abrams, qu’il avait déjà dirigé dans Evanouis (dans le rôle du cambrioleur et toxico James), et on ne va pas le lâcher durant 90 minutes dans ce récit se déroulant quasiment en temps réel. L’ouverture en plan-séquence permet de s’immerger rapidement dans une ambiance étrange, avec ce coursier qui entre dans un hôpital pour livrer son colis et qui sillonne les couloirs en découvrant des gens blessés avec un mélange de trash et d’humour absurde. Et c’est bien là la marque de fabrique que Zach Cregger va insuffler à son film, qui n’est pas à proprement parler un film d’horreur, mais qui est plus précisément une comédie horrifique! Un choix très audacieux qui en laissera certainement beaucoup sur le carreau, mais on retrouve clairement la patte très réussie du réal de Barbare, dans lequel il nous offrait déjà une vision tendue et saupoudrée d’absurde.

Resident Evil Trailer Shows The Movie's New Story And Hero

Austin Abrams va traverser le film avec son air de personnage très lambda qui va tenter de survivre à une situation qui a totalement dégénéré. Il incarne typiquement un gamer qui se retrouverait dans un jeu vidéo horrifique, avec toutes les réactions émotionnelles et physiques naturelles qui en découlent. En tant que spectateur, on a envie de lui dire « non mais ne fais pas ça c’est totalement à côté de la plaque », et ça crée quelque chose de très spécial pour ce film. La séquence dans la grange est très caractéristique de ces mauvais choix qui peuvent être pris dans un jeu ou un film, et qu’un personnage comme Leon S. Kennedy n’aurait jamais pris! Zach Cregger avait vraiment envie de voir comment un type normal réagirait dans une telle situation, plutôt que de s’intéresser à ce que ferait un militaire ultra-entraîné.

Dans « Resident Evil », Zach Cregger filme une nuit de galère en territoire  zombie

On va donc avoir des séquences absurdes qui vont se succéder, mais Zach Cregger parvient également à maintenir la tension initiale jusqu’au bout. Il est clair que le film aurait été plus stressant s’il avait été traité de manière plus sérieuse, mais je trouve que ce choix osé apporte une belle originalité et fait de ce Resident Evil un objet étrange et captivant. On va croiser des personnages qui vont eux aussi avoir des comportements très réalistes et absurdes, notamment les premiers qu’il va croiser à Raccoon City. Cregger parvient à maintenir un rythme très efficace en jouant sur des détails créant un humour qui vient bien se marier avec la tension ambiante. Et il est également capable de créer des séquences d’horreur pure qui sont dignes de certains jeux de la saga, avec notamment la traversée d’une pièce d’hôpital spécifique, ou la séquence de l’ascenseur qui sont toutes deux bien stressantes.

Resident Evil : une suite est-elle déjà prévue ?Superpouvoir.com

Cregger soigne sa mise en scène et propose une évolution du récit qui fonctionne vraiment bien, et la partie sur la route enneigée est excellente, avec ce côté qui tire en longueur mais qui est vraiment très bien géré. Lorsque Bryan entre dans la maison isolée au début du film, on a constamment en arrière-plan cette voiture qui est restée sur le bord de la route, et c’est une très belle idée de jouer avec cette profondeur de champ. Sa manière de visualiser Raccoon City est également très belle, et on a ce sentiment d’étouffement lors de la traversée de la ville, dont le point d’orgue va être une belle référence au Phénomènes de M. Night Shyamalan. On a également une référence directe au The Thing de John Carpenter, et on sent que Cregger a bien digéré toutes ses inspirations!

Resident Evil : quand le nouveau film sera-t-il disponible en str ...

Le film bénéficie d’effets visuels très réussis, avec des créatures cauchemardesques qu’il filme avec une efficacité redoutable. La séquence dans le camping-car est à ce titre un parfait exemple de la façon dont Cregger gère la temporalité et la tension! Ce Resident Evil ne sera donc pas du goût de tout le monde, et probablement de nombreux gamers fans de la saga. Mais il a le mérite de proposer une relecture très originale tout en respectant les bases fondamentales de ce qui crée la peur dans ces jeux, mais en y ajoutant un humour inattendu! Le film est globalement bien reçu et fonctionne très bien au box-office, puisque pour un budget de 75 millions de dollars, il a déjà récolté 247 millions à travers le monde! On verra si cela ouvrira les portes à une suite, qui pourrait être très différente de ce premier opus!

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PAC, le joyau brut de l’AEW

AEW Star PAC, Benjamin Satterley, Dies at 40

Sous le nom du Bastard PAC se cachait anciennement Adrian Neville, de son nom civil Benjamin Satterley. Le catcheur britannique natif de Newcastle est né le 22 août 1986, et est brutalement décédé ce 27 septembre 2026, à l’âge de 40 ans.

Il a entamé sa carrière dans le catch professionnel le 27 mars 2004, alors qu’il avait seulement 17 ans. Il fait ses armes sur le circuit indépendant en Angleterre et au Japon durant 8 ans, et fait son entrée à la WWE en 2012, intégrant la division NXT l’année suivante. Ses qualités athlétiques et son explosivité en font une recrue de choix, et il obtient rapidement la reconnaissance de ses pairs et de ses employeurs, en devenant le champion inaugural par équipe avec son partenaire Oliver Grey. En février 2014, il remporte le titre de champion de NXT dans ce qui est le premier ladder match de la 3ème division de la WWE. Après avoir obtenu son push dans le roster principal, il sera un champion cruiserweight des plus renommés.

AEW Star PAC Dead at 40

Il quitte ensuite la WWE en faisant un retour éclair à la Dragon Gate, et rejoint la nouvelle fédération AEW qui ouvre ses portes en janvier 2019, où il devient notamment le premier champion All-Atlantic (renommé depuis International Champion), et obtient également 2 fois le Trios Championship. PAC avait rejoint les Death Riders de Jon Moxley, et campait un personnage de bad guy bien teigneux comme il savait parfaitement le faire. Au-delà de cette attitude, il était sans conteste l’un des lutteurs les plus fiables du circuit, et il s’avérait très précieux dans sa capacité à mettre ses adversaires en valeur. « L’homme que la gravité a oublié » avait un potentiel exceptionnel, du fait d’un physique résolument massif qui ne l’empêchait pas d’effectuer des mouvements aériens de toute beauté. Sa parfaite maîtrise de son corps et de l’espace en faisait un atout très précieux, et il avait encore réalisé une très belle performance la veille de sa mort, lors de son match contre Andrade el Idolo…

AEW Star Benjamin 'Pac' Satterley Wrestled Last Match Less Than 24 Hours  Before His Death - Men's Journal

Andrade qui ne tarrissait pas d’éloges sur PAC après leur affrontement, puisqu’il a publié sur Twitter le message suivant, qui prend une tournure tellement plus profonde : « Cet homme PAC doit être un champion du monde dans le futur, mais il doit quitter les Death Riders, tout comme j’ai quitté la Don Callis Family ! 2-1 » Un message déchirant au vu des circonstances qui ont suivi, et qui démontre l’immense respect que Benjamin Satterley avait de la part de la profession…

J’avais envie de lui rendre hommage en mettant en avant un de ses matches les plus emblématiques, le fameux Iron Man Match contre Kenny Omega qui avait eu lieu en 2020. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ça vous permettra de vous faire une idée du style incroyable de ce grand homme qui laisse un immense vide dans l’industrie…

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Nightfall (Hugo König, 2026)

Il y a déjà 6 ans, je vous parlais d’une excellente découverte que j’avais faite dans le domaine du cinéma horrifique, en me prenant en pleine face le Night Shot d’un certain Hugo König. Fils spirituel du Projet Blair Witch et autre Paranormal Activity, Night Shot était une proposition d’une grande générosité doublée d’un défi technique de malade! Je ne vous en dit pas plus si vous ne l’avez pas vu et si vous souhaitez garder les surprises intactes, sinon vous pouvez jeter un oeil à ma critique de l’époque (ou à celle plus récente en format vidéo tiens, juste ici ^^ https://www.youtube.com/watch?v=2tNgGpNdA1c ).

Quoi qu’il en soit, Night Shot aura marqué les fans de cinéma de genre, grâce à Shadowz qui avait sorti le film de l’anonymat en 2020, alors qu’il avait été produit 2 ans auparavant. C’était une très belle opportunité pour Hugo König de voir son film mis en avant sur une plateforme dédiée à l’horreur! Mais 6 ans plus tard, il ne s’est pas reposé sur ses lauriers bien mérités, et nous livre Nightfall, son nouveau long métrage, dans lequel ce jeune réal passionné démontre qu’il a un besoin viscéral de sortir les idées de sa tête et de tourner! J’ai eu l’occasion inespérée de découvrir ce film en exclusivité, et je m’y suis plongé en gardant à l’esprit l’excellent trip qu’Hugo König m’avait offert avec Night Shot! Mais paradoxalement, cela suscitait également une certaine crainte, car je me doutais bien qu’il n’allait pas refaire le même film, et une partie de moi avait peur d’être déçue par cette nouvelle proposition…

Nightfall démarre doucement en suivant Nadia, une jeune femme qu’on sent porter un lourd fardeau émotionnel, et qui revient passer quelques jours dans la maison familiale, celle où elle a vécu les belles années de son enfance. L’actrice Mélissa Brun va incarner Nadia avec une très belle complexité, en lui conférant une sorte de fragilité suite aux événements survenus à l’époque, mais en démontrant également une force intérieure héritée même de ce qu’elle a pu traverser. Et en même temps, elle va réussir à laisser transparaître une certaine inquiétude et un certain trouble, sans que l’on sache si cela provient directement d’elle-même ou des événements qui vont commencer à se manifester… En étant présente à chaque instant du long métrage, Mélissa Brun s’est appropriée le scénario et s’y est glissée avec une forme de grâce louvoyante et presque inquiétante, ce qui apporte beaucoup à la texture organique que revêt le film.

Côté scénario, Hugo König a partagé l’écriture avec l’actrice Clarence Cassard. Ce choix de scénario à 4 mains permet de mêler les sensibilités masculine et féminine avec un grand respect, et le personnage de Nadia bénéficie pleinement de cette approche plurielle. Le rythme imposé par le scénario s’éloigne totalement de celui de Night Shot, et tant mieux car Hugo König prouve qu’il est capable de se renouveler et de se lancer dans de nouveaux défis. Le choix de fixer les éléments de manière calme et feutrée permet d’admirer la précision de sa mise en scène, et là où on a d’innombrables films basés sur le fameux trope du retour dans la maison d’enfance, celui-ci donne clairement envie de rester car on sent que le traitement cinématographique va nous proposer une certaine solidité. En général, je zappe très rapidement lorsque je vois qu’il n’y a aucune grammaire de respectée et que le réal s’amuse juste à planter sa caméra ici et pas là sans aucune réflexion derrière. Ici, chaque plan semble avoir été mûri, pour que des sensations puissent germer peu à peu de ces murs silencieux, de ce carrelage trop froid et de ces sentiers alentours. Nightfall est un film qui respire, et qui prend le temps de faire ressentir son pouls au spectateur…

Hugo König est un fan absolu de found footage, et la manière dont il va immiscer cette technique de prise de vue dans un schéma d’abord plus classique va être aussi limpide qu’efficace. C’est en trouvant une vieille caméra dans la maison que Nadia va se mettre à l’utiliser, et l’on va peu à peu osciller entre un grain très clair et celui plus tortueux et torturé de cette vieille caméra, avec les glitches visuels et sonores qui vont avec et que l’on adore! Ce mélange de choix narratifs m’a fait penser à un autre très bon film, espagnol cette fois, qui jouait également avec ces sensibilités multiples, Les Maudites. Là aussi, on avait un rythme qui prenait son temps et qui s’intéressait aux histoires de ces femmes hantées par quelque chose de mystérieux et d’impalpable… Et je trouve qu’Hugo König n’a rien à envier à Pedro Martín-Calero dans sa façon d’explorer l’intime et l’angoisse féminines.

Nighfall a été tourné pour un budget de 2500 euros, ce qui est tout simplement dérisoire! Et comme souvent lorsque des gens passionnés tournent dans de telles conditions, cette absence de budget se retrouve transcendée par la multiplication d’idées bénéfiques. Je pense notamment aux choix d’éclairages qui se révèlent très pertinents et qui évitent le piège du cheap, je pense au travail sur le mixage sonore qui est lui aussi mené avec une très belle intelligence, et l’ensemble du film en ressort marqué positivement par ce low budget. Le film ne prétend pas être le méga-trip horrifique qui va vous faire stresser d’un bout à l’autre. Par contre, il va savoir exactement comment vous faire glisser sans que vous vous en rendiez compte vers un état d’inquiétude légèrement plus fort… Puis il va ensuite rajouter un élément supplémentaire qui va créer un nouveau soupçon d’inconfort… Tout en finesse et tout en délicatesse, Nightfall va s’attacher à vous attirer dans son antre, sans que vous y preniez garde… Et cet exercice est bien plus périlleux et difficile que de balancer des jumps scares à tout va!

Il faut également souligner les présences de 2 autres femmes, Letizzia Nicastro et Clarence Cassard, la première jouant une personne proche de Nadia, la seconde ne se contentant donc pas d’être co-scénariste et optant pour un rôle délicat dans ce récit difficile. Ces deux femmes et Nadia vont se retrouver au centre de séquences où la terreur sourde va rapidement monter, et ce film résolument féminin s’avère d’une très belle richesse psychologique, tout en étant capable d’aller dans l’horreur pure de la manière la plus frontale possible. Hugo König va constamment jouer avec les angoisses de Nadia tout en la mettant face à la réalité de ce qui est en train d’arriver dans la maison même où elle réside!

Je ne vais évidemment pas vous raconter les tenants et les aboutissants du récit, mais je vous invite vraiment à plonger dans cette oeuvre réalisée avec une (deux! ^^) très belle sensibilité. Et c’est justement cette sensibilité qui va être la source de création de vrais moments de stress, que je ne dévoilerai pas mais qui fonctionnent du coup parfaitement bien! Qu’il s’agisse de l’exploration de la maison elle-même, des sentiers environnants ou de la nature autour de la maison, Hugo König maîtrise parfaitement sa partition et nous livre une oeuvre à l’ambition réussie! Sa façon de gérer les silences, de tendre l’oreille pour percer les secrets des bruits nocturnes, cette manière de gérer la tension alors que l’on sent que quelque chose risque de surgir… Hugo König fait preuve d’une grande sensibilité dans son rapport à la nature environnante, et il sait pertinemment comment travailler sur les éléments sonores pour doser le suspense de manière ultra-efficace. Et ses propositions spectrales visuelles s’avèrent elles aussi envoûtantes! J’espérais voir un film au moins réussi, j’en ressors impacté émotionnellement par le voyage de Nadia, qui a du puiser dans ses forces les plus pures pour tenter de survivre à cette tombée de la nuit. Et jusqu’au dernier plan, Hugo König nous prouve que le cinéma de genre français peut définitivement compter sur lui!!!

Et Mélissa Brun est également un talent à suivre de près, elle qui en est seulement à son 2ème long métrage, mais qui impose pourtant déjà une présence magnétique et complexe! Nightfall bénéficie d’un très bel alignement planétaire, entre un réal chevronné et déterminé, 2 scénaristes qui prennent le temps de créer un récit fort, et une actrice principale qui endosse ce rôle difficile avec toute son aisance physique et psychologique pour lui apporter le maximum!


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Wing: Dopamine

Je ne m’étais pas pris une telle claque sonore depuis la fameuse vidéo du Japonais Daichi! Je ne connaissais pas du tout le beatboxer sud-coréen WING, qui nous livrait une prestation juste incroyable il y a 1 an avec Dopamine! Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir!

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